Dans un rapport remis mardi aux Etats membres, Rafael Grossi a confirmé avoir été informé par l'Iran du fait qu'à compter du 23 février, "le pays cesserait de mettre en oeuvre des mesures volontaires de transparence", selon une déclaration de l'agence transmise à l'AFP.

Le chef de l'agence onusienne confirme ainsi un bref message posté lundi sur Twitter par Kazem Gharibabadi, représentant de l'Iran au siège de l'AIEA à Vienne.

Tenu par les conservateurs, le Parlement iranien a adopté en décembre une loi imposant en substance au gouvernement modéré-réformateur d'arrêter en février "la mise en oeuvre du protocole additionnel" au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) si les sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018 n'étaient pas supprimées d'ici là.

Cela signifierait, entre autres, que Téhéran cesserait d'autoriser aux inspecteurs de l'AIEA un accès limité à des installations non nucléaires, notamment militaires, sous certaines conditions, en cas de soupçons d'activités nucléaires illégales.

Poursuivre la vérification

Face à cette situation, le responsable de l'AIEA "propose de voyager en Iran afin de trouver une solution mutuellement acceptable et de permettre à l'AEIA de poursuivre son travail essentiel de vérification".

Il ajoute "poursuivre les consultations" avec Téhéran, sans plus de détails sur cette éventuelle visite.

Depuis sa prise de fonctions fin 2019, Rafael Grossi s'est rendu une seule fois en Iran, en août 2020, et ce déplacement avait été fructueux: les inspecteurs avaient pu avoir accès dans la foulée à deux sites, où des activités nucléaires non déclarées auraient pu avoir lieu au début des années 2000.

Depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord de 2015 et le rétablissement de sanctions, l'Iran s'est affranchi progressivement de nombre de limites qu'il avait acceptées en échange justement d'un allègement des rétorsions internationales à son encontre.

Le nouveau président américain Joe Biden s'est dit prêt à sauver ce Plan d'action global commun (PAGC), censé empêcher l'Iran de se doser de l'arme atomique, mais seulement une fois que Téhéran aura renoué avec les restrictions prévues par le texte.

Or la République islamique exige de son côté que Washington lève au préalable toutes ces mesures punitives.

Dans un rapport remis mardi aux Etats membres, Rafael Grossi a confirmé avoir été informé par l'Iran du fait qu'à compter du 23 février, "le pays cesserait de mettre en oeuvre des mesures volontaires de transparence", selon une déclaration de l'agence transmise à l'AFP.Le chef de l'agence onusienne confirme ainsi un bref message posté lundi sur Twitter par Kazem Gharibabadi, représentant de l'Iran au siège de l'AIEA à Vienne.Tenu par les conservateurs, le Parlement iranien a adopté en décembre une loi imposant en substance au gouvernement modéré-réformateur d'arrêter en février "la mise en oeuvre du protocole additionnel" au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) si les sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018 n'étaient pas supprimées d'ici là.Cela signifierait, entre autres, que Téhéran cesserait d'autoriser aux inspecteurs de l'AIEA un accès limité à des installations non nucléaires, notamment militaires, sous certaines conditions, en cas de soupçons d'activités nucléaires illégales.Poursuivre la vérificationFace à cette situation, le responsable de l'AIEA "propose de voyager en Iran afin de trouver une solution mutuellement acceptable et de permettre à l'AEIA de poursuivre son travail essentiel de vérification".Il ajoute "poursuivre les consultations" avec Téhéran, sans plus de détails sur cette éventuelle visite.Depuis sa prise de fonctions fin 2019, Rafael Grossi s'est rendu une seule fois en Iran, en août 2020, et ce déplacement avait été fructueux: les inspecteurs avaient pu avoir accès dans la foulée à deux sites, où des activités nucléaires non déclarées auraient pu avoir lieu au début des années 2000. Depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord de 2015 et le rétablissement de sanctions, l'Iran s'est affranchi progressivement de nombre de limites qu'il avait acceptées en échange justement d'un allègement des rétorsions internationales à son encontre.Le nouveau président américain Joe Biden s'est dit prêt à sauver ce Plan d'action global commun (PAGC), censé empêcher l'Iran de se doser de l'arme atomique, mais seulement une fois que Téhéran aura renoué avec les restrictions prévues par le texte.Or la République islamique exige de son côté que Washington lève au préalable toutes ces mesures punitives.