Alors que la pression des familles est de plus en plus forte, la police a approuvé l'envoi de secouristes sur l'île où les risques d'une nouvelle éruption importante dans les 24 prochaines heures sont évalués à 50-60%, selon des vulcanologues.

"Nous finalisons un plan afin de récupérer demain matin les corps sur White Island", a déclaré jeudi dans un communiqué le commissaire adjoint John Tims, après en avoir informé les familles.

Grâce aux survols de drones et d'hélicoptère, immédiatement après l'éruption qui s'est produite lundi, les autorités pensent savoir où se trouvent certaines victimes.

Le nombre de personnes qui seraient décédées au cours de cette éruption s'élève à 16. Huit personnes - et non neuf comme d'abord annoncé -, selon un nouveau décompte jeudi de la police, sont toujours portées disparues et considérées comme mortes sur White Island.

Parmi elles, un guide néo-zélandais Hayden Marshall-Inman, dont le frère Mark Inman a exprimé la frustration des familles face à l'inertie des opérations de secours.

Pointant du doigt la "bureaucratie" et les dirigeants, responsables, selon lui, de ce retard, il a proposé de se rendre lui-même sur l'île.

- Course contre la montre -

Visiblement anxieuse, la Première ministre Jacinda Ardern a fait preuve d'empathie envers les familles, insistant sur le fait que "tout le monde attend désespérément le retour des victimes".

"Nous voulons tous nous assurer que dès que possible (...) l'opération de récupération commencera", a-t-elle ajouté.

Après s'être montrée prudente pendant des jours, soulignant les risques encourus par les secouristes, la police considère que c'est désormais une véritable course contre la montre qui va commencer.

Le commissaire adjoint Mike Clement a indiqué que la police était partagée entre le désir de récupérer rapidement les corps et la crainte de faire courir un risque aux secouristes. Soit "vous foncez jusqu'à l'île, vous les ramassez et vous prenez ce risque" soit vous "attendez que (le risque) retombe à zéro," a-t-il expliqué.

Selon M. Clement, retarder l'opération de plusieurs semaines pourrait signifier ne pas être en mesure de rendre aux familles "quoi que ce soit" permettant l'identification des victimes.

Des gaz toxiques s'échappent toujours du cratère et l'île est couverte d'une épaisse couche de cendres volcaniques.

- Etat critique -

La plupart des 22 survivants toujours hospitalisés, pour la plupart des touristes, se trouvent toujours dans un état critique, souffrant de graves brûlures.

"Tous ces patients, dont l'état est encore considéré comme critique, (...) nécessitent beaucoup de soins intensifs", a déclaré Ashley Bloomfield, directrice générale du ministère de la Santé.

En vue d'être greffés, quelque 1,2 million de cm2 de peau ont été envoyés par l'Australie et les Etats-Unis. Des victimes sont par ailleurs en cours de rapatriement afin d'alléger les services des hôpitaux.

La police a indiqué que deux personnes sont décédées à l'hôpital dans la nuit de mercredi à jeudi, ce qui porte à huit le nombre de personnes officiellement décédées.

Knox Grammar, enseignante à Sydney, a indiqué qu'il s'agit de deux frères, Matthew et Berend Hollander. Les parents de ces deux garçons sont toujours portés disparus.

Au total, 47 touristes et guides, venus d'Australie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine, d'Allemagne, de Malaisie et de Nouvelle-Zélande, se trouvaient sur l'île au moment de l'éruption.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé qu'un Australien figure parmi les personnes décédées. Canberra a envoyé de trois avions militaires transportant des équipes médicales spécialisées pour rapatrier certains survivants, parmi eux, au moins 12 seront hospitalisés dans des services de grands brûlés.

Le décès d'un Malaisien a été confirmé alors que les autorités britanniques et américaines ont indiqué qu'ils comptent des ressortissants parmi les blessés.

Alors que la pression des familles est de plus en plus forte, la police a approuvé l'envoi de secouristes sur l'île où les risques d'une nouvelle éruption importante dans les 24 prochaines heures sont évalués à 50-60%, selon des vulcanologues."Nous finalisons un plan afin de récupérer demain matin les corps sur White Island", a déclaré jeudi dans un communiqué le commissaire adjoint John Tims, après en avoir informé les familles.Grâce aux survols de drones et d'hélicoptère, immédiatement après l'éruption qui s'est produite lundi, les autorités pensent savoir où se trouvent certaines victimes. Le nombre de personnes qui seraient décédées au cours de cette éruption s'élève à 16. Huit personnes - et non neuf comme d'abord annoncé -, selon un nouveau décompte jeudi de la police, sont toujours portées disparues et considérées comme mortes sur White Island.Parmi elles, un guide néo-zélandais Hayden Marshall-Inman, dont le frère Mark Inman a exprimé la frustration des familles face à l'inertie des opérations de secours. Pointant du doigt la "bureaucratie" et les dirigeants, responsables, selon lui, de ce retard, il a proposé de se rendre lui-même sur l'île.Visiblement anxieuse, la Première ministre Jacinda Ardern a fait preuve d'empathie envers les familles, insistant sur le fait que "tout le monde attend désespérément le retour des victimes"."Nous voulons tous nous assurer que dès que possible (...) l'opération de récupération commencera", a-t-elle ajouté.Après s'être montrée prudente pendant des jours, soulignant les risques encourus par les secouristes, la police considère que c'est désormais une véritable course contre la montre qui va commencer.Le commissaire adjoint Mike Clement a indiqué que la police était partagée entre le désir de récupérer rapidement les corps et la crainte de faire courir un risque aux secouristes. Soit "vous foncez jusqu'à l'île, vous les ramassez et vous prenez ce risque" soit vous "attendez que (le risque) retombe à zéro," a-t-il expliqué.Selon M. Clement, retarder l'opération de plusieurs semaines pourrait signifier ne pas être en mesure de rendre aux familles "quoi que ce soit" permettant l'identification des victimes.Des gaz toxiques s'échappent toujours du cratère et l'île est couverte d'une épaisse couche de cendres volcaniques.La plupart des 22 survivants toujours hospitalisés, pour la plupart des touristes, se trouvent toujours dans un état critique, souffrant de graves brûlures."Tous ces patients, dont l'état est encore considéré comme critique, (...) nécessitent beaucoup de soins intensifs", a déclaré Ashley Bloomfield, directrice générale du ministère de la Santé. En vue d'être greffés, quelque 1,2 million de cm2 de peau ont été envoyés par l'Australie et les Etats-Unis. Des victimes sont par ailleurs en cours de rapatriement afin d'alléger les services des hôpitaux.La police a indiqué que deux personnes sont décédées à l'hôpital dans la nuit de mercredi à jeudi, ce qui porte à huit le nombre de personnes officiellement décédées.Knox Grammar, enseignante à Sydney, a indiqué qu'il s'agit de deux frères, Matthew et Berend Hollander. Les parents de ces deux garçons sont toujours portés disparus. Au total, 47 touristes et guides, venus d'Australie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine, d'Allemagne, de Malaisie et de Nouvelle-Zélande, se trouvaient sur l'île au moment de l'éruption.Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé qu'un Australien figure parmi les personnes décédées. Canberra a envoyé de trois avions militaires transportant des équipes médicales spécialisées pour rapatrier certains survivants, parmi eux, au moins 12 seront hospitalisés dans des services de grands brûlés.Le décès d'un Malaisien a été confirmé alors que les autorités britanniques et américaines ont indiqué qu'ils comptent des ressortissants parmi les blessés.