Procès confirmé

Les "écoutes": Nicolas Sarkozy est depuis juillet 2014 mis en examen (inculpé) pour corruption et trafic d'influence dans ce dossier. Il est soupçonné d'avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d'obtenir d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire.

Après la validation des écoutes téléphoniques par la Cour de cassation en mars 2016, les trois protagonistes sont renvoyés en correctionnelle en mars 2018 pour "corruption active et trafic d'influence", comme l'avait requis le Parquet national financier.

Depuis octobre 2018, plusieurs recours ont été rejetés par la justice. La Cour de cassation vient de valider définitivement le renvoi des trois hommes en correctionnelle.

Procès probable

Les comptes de campagne: Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février 2016 pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Il n'est pas mis en cause pour le système de fausses factures au coeur de la fraude. Le juge d'instruction a ordonné le 3 février 2017 le renvoi en correctionnelle de quatorze protagonistes dont M. Sarkozy.

Le 25 octobre 2018, la cour d'appel a confirmé la décision du magistrat. Saisi d'un recours, le Conseil constitutionnel l'a rejeté le 17 mai 2019, rendant la tenue d'un procès quasi-inéluctable. La Cour de cassation doit réexaminer le dossier le 17 septembre.

Mise en examen

Accusations de financement libyen de la campagne de 2007: des juges enquêtent depuis avril 2013 sur ces accusations formulées par l'intermédiaire Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires libyens. M. Sarkozy est mis en examen le 21 mars 2018 pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens". Son ex-bras droit à l'Élysée Claude Guéant et l'ancien trésorier de la campagne, Eric Woerth, ont également été mis en examen. La cour d'appel de Paris, saisie par Nicolas Sarkozy, examinera le 17 octobre sa requête pour demander l'annulation de sa mise en examen.

En cours

Une perquisition menée fin 2017 chez un antiquaire parisien a mis au jour un usage régulier par Nicolas Sarkozy de liquide en grosses coupures, conduisant à l'ouverture d'une enquête par le parquet national financier (PNF).

- Mis hors de cause -

Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un non-lieu dans plusieurs autres dossiers: ses voyages en jet privé facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit ; l'enquête sur ses pénalités réglées par son ancien parti l'UMP pour le dépassement de son plafond de dépenses de campagne en 2012 ou encore l'affaire des dons octroyés à l'UMP par la richissime héritière du groupe L'Oréal Liliane Bettencourt (décédée en 2017).