Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d'entreprises que les femmes. Aller à l'université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l'emploi lorsque les offres sont rares. Neuf personnes sur dix dans le monde -- femmes comprises -- nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l'agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale.

La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%). L'Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des "bons élèves", que la France accroche tant bien que mal, avec plus d'une personne sur d'eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%).

L'analyse réalisée met aussi en exergue les différences de pouvoir "considérables" dans le monde. Ainsi, moins d'un quart (24%) des sièges parlementaires dans le monde sont occupés par des femmes et on ne dénombre que 10 femmes cheffes de gouvernement sur 193. Et ce "alors que les hommes et les femmes votent dans les mêmes proportions". Les femmes restent aussi moins bien payées et occupent moins de fonctions de dirigeantes d'entreprise.

Les inégalités entre les sexes sont encore trop évidentes dans les domaines "qui mettent en jeu des relations de pouvoir et qui ont une incidence importante sur l'égalité entre les hommes et les femmes", même si des progrès ont déjà été réalisés, notamment en matière de parité de la scolarisation primaire. "Aujourd'hui, la lutte pour l'égalité des sexes passe par l'élimination des préjugés", déclare Pedro Conceição, chef du bureau du rapport sur le développement humain du PNUD, cité dans le communiqué.

"Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d'éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus: les préjugés profondément enracinés -- tant chez les hommes que chez les femmes -- contre une véritable égalité", appuie son collègue Achim Steiner.

"#MeToo, #NiUnaMenos, #TimesUp. #UnVioladorEnTuCamino. Les manifestations pour les droits des femmes auxquelles nous assistons aujourd'hui à travers le monde, animées par de jeunes féministes, indiquent que de nouvelles alternatives pour un monde différent sont nécessaires", ajoute Raquel Lagunas, directrice ad interim de l'équipe chargée de la problématique hommes-femmes du PNUD.

Le Programme des Nations Unies pour le développement, qui a créé l'an dernier 74 nouveaux partenariats pour lutter contre les discriminations fondées sur le sexe, appelle les gouvernements à opter pour une nouvelle politique. Il suggère par exemple d'appliquer des taxations "encourageant un partage équitable des responsabilités de soin des enfants, ou en encourageant les femmes et les filles à entrer dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes tels que les forces armées et les technologies de l'information".

L'agence de l'ONU appelle gouvernements et institutions "à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires". Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport: 28% des gens dans le monde pensent qu'il est normal qu'un homme batte sa femme.

(Belga-Afp)

Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d'entreprises que les femmes. Aller à l'université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l'emploi lorsque les offres sont rares. Neuf personnes sur dix dans le monde -- femmes comprises -- nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l'agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%). L'Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des "bons élèves", que la France accroche tant bien que mal, avec plus d'une personne sur d'eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%).L'analyse réalisée met aussi en exergue les différences de pouvoir "considérables" dans le monde. Ainsi, moins d'un quart (24%) des sièges parlementaires dans le monde sont occupés par des femmes et on ne dénombre que 10 femmes cheffes de gouvernement sur 193. Et ce "alors que les hommes et les femmes votent dans les mêmes proportions". Les femmes restent aussi moins bien payées et occupent moins de fonctions de dirigeantes d'entreprise. Les inégalités entre les sexes sont encore trop évidentes dans les domaines "qui mettent en jeu des relations de pouvoir et qui ont une incidence importante sur l'égalité entre les hommes et les femmes", même si des progrès ont déjà été réalisés, notamment en matière de parité de la scolarisation primaire. "Aujourd'hui, la lutte pour l'égalité des sexes passe par l'élimination des préjugés", déclare Pedro Conceição, chef du bureau du rapport sur le développement humain du PNUD, cité dans le communiqué. "Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d'éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus: les préjugés profondément enracinés -- tant chez les hommes que chez les femmes -- contre une véritable égalité", appuie son collègue Achim Steiner. "#MeToo, #NiUnaMenos, #TimesUp. #UnVioladorEnTuCamino. Les manifestations pour les droits des femmes auxquelles nous assistons aujourd'hui à travers le monde, animées par de jeunes féministes, indiquent que de nouvelles alternatives pour un monde différent sont nécessaires", ajoute Raquel Lagunas, directrice ad interim de l'équipe chargée de la problématique hommes-femmes du PNUD. Le Programme des Nations Unies pour le développement, qui a créé l'an dernier 74 nouveaux partenariats pour lutter contre les discriminations fondées sur le sexe, appelle les gouvernements à opter pour une nouvelle politique. Il suggère par exemple d'appliquer des taxations "encourageant un partage équitable des responsabilités de soin des enfants, ou en encourageant les femmes et les filles à entrer dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes tels que les forces armées et les technologies de l'information".L'agence de l'ONU appelle gouvernements et institutions "à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires". Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport: 28% des gens dans le monde pensent qu'il est normal qu'un homme batte sa femme.(Belga-Afp)