Ces neuf parlementaires démocrates, des modérés, ont adressé vendredi une lettre à Nancy Pelosi, menaçant de faire dérailler la stratégie minutieusement élaborée par la toute-puissante présidente de la Chambre des représentants. Confrontée au défi d'apaiser concurremment la tendance modérée et la tendance progressiste de son parti qui dispose d'une courte majorité au Congrès, Mme Pelosi a prévu de faire voter fin août par son hémicycle le projet de budget qui ouvre la voie au colossal programme de réformes sociales facturé 3.500 milliards de dollars. Un vote qui se déroulerait avant l'adoption par cette même chambre du plan de rénovation des infrastructures, d'un montant lui de 1.200 milliards de dollars.

Ce plan d'infrastructures, qui a obtenu le soutien d'élus républicains, a été approuvé cette semaine par le Sénat, une étape clé marquant une victoire pour Joe Biden. La manoeuvre de Mme Pelosi vise à rassurer les démocrates progressistes, qui redoutent une baisse de soutien pour le volet social législatif dans l'hypothèse où le vote des infrastructures interviendrait en premier.

Mais, dans leur lettre, les neuf démocrates de la Chambre prennent ce calendrier à rebours et avertissent clairement qu'ils refuseront de donner leur aval au budget avant que le plan d'infrastructures, garant d'emplois et de perspectives de croissance économique, ne soit adopté.

"Le gagne-pain des travailleurs américains étant en jeu, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre des mois de retards inutiles", ont-ils justifié dans leur courrier. Neuf voix étant largement suffisantes pour faire perdre sa majorité à Mme Pelosi, la pugnace "Madam Speaker" se retrouve donc menacée d'une impasse causée par des membres de son propre camp.

Ces neuf parlementaires démocrates, des modérés, ont adressé vendredi une lettre à Nancy Pelosi, menaçant de faire dérailler la stratégie minutieusement élaborée par la toute-puissante présidente de la Chambre des représentants. Confrontée au défi d'apaiser concurremment la tendance modérée et la tendance progressiste de son parti qui dispose d'une courte majorité au Congrès, Mme Pelosi a prévu de faire voter fin août par son hémicycle le projet de budget qui ouvre la voie au colossal programme de réformes sociales facturé 3.500 milliards de dollars. Un vote qui se déroulerait avant l'adoption par cette même chambre du plan de rénovation des infrastructures, d'un montant lui de 1.200 milliards de dollars. Ce plan d'infrastructures, qui a obtenu le soutien d'élus républicains, a été approuvé cette semaine par le Sénat, une étape clé marquant une victoire pour Joe Biden. La manoeuvre de Mme Pelosi vise à rassurer les démocrates progressistes, qui redoutent une baisse de soutien pour le volet social législatif dans l'hypothèse où le vote des infrastructures interviendrait en premier. Mais, dans leur lettre, les neuf démocrates de la Chambre prennent ce calendrier à rebours et avertissent clairement qu'ils refuseront de donner leur aval au budget avant que le plan d'infrastructures, garant d'emplois et de perspectives de croissance économique, ne soit adopté."Le gagne-pain des travailleurs américains étant en jeu, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre des mois de retards inutiles", ont-ils justifié dans leur courrier. Neuf voix étant largement suffisantes pour faire perdre sa majorité à Mme Pelosi, la pugnace "Madam Speaker" se retrouve donc menacée d'une impasse causée par des membres de son propre camp.