Elle a décidé de se... casser. Naomi Osaka, numéro 2 mondiale, se retire de Roland-Garros et pour "un certain temps des courts". En cause: son refus de participer aux conférences de presse d'après-match, rendez-vous obligatoires des tournois des circu...

Elle a décidé de se... casser. Naomi Osaka, numéro 2 mondiale, se retire de Roland-Garros et pour "un certain temps des courts". En cause: son refus de participer aux conférences de presse d'après-match, rendez-vous obligatoires des tournois des circuits féminins et masculins. Mais la jeune athlète (23 ans) n'est pas une joueuse comme les autres. La Japonaise est la mieux payée de la planète, la nouvelle star que le tennis féminin se cherchait depuis des années, celle qui s'est engagée en faveur des minorités et qui détonne dans un sport aseptisé. S'affranchissant des usages envers ses sponsors, elle demande du "respect pour la santé mentale des athlètes". La vérité, c'est que la joueuse "souffre de dépression depuis l'US Open 2018" et qu'elle a "énormément de mal à gérer ça". Loupé: le débat a dévié vers les devoirs des sportifs pros, notamment à l'égard des médias. Car boycotter les conférences de presse, c'est toucher au modèle économique du tennis, qui dépend à la fois des diffusions des ayants droit et des sponsors. Le milieu, frileux à ébruiter ces troubles silencieux, a sanctionné Naomi Osaka d'une amende... symbolique: un peu plus de 12 000 euros.