Cette annonce intervient après que la Pologne, début décembre, a prolongé de trois mois l'interdiction d'accès à la région frontalière avec le Bélarus, imposée en septembre après le début de la crise migratoire causée par l'arrivée de milliers de migrants.

Dans un communiqué, MSF explique avoir envoyé il y a trois mois une équipe d'intervention d'urgence pour aider les migrants et les réfugiés qui traversent la frontière entre le Bélarus et la Pologne.

Mais l'organisation a décidé de retirer son équipe "après avoir été empêchée à plusieurs reprises par les autorités polonaises d'accéder à la région frontalière boisée, où des groupes de personnes survivent dans des températures inférieures à zéro et ont désespérément besoin d'une assistance médicale et humanitaire".

"Depuis octobre, MSF a demandé à plusieurs reprises l'accès à la zone réglementée et aux postes de gardes-frontières en Pologne, mais sans succès", a expliqué Frauke Ossig, coordinatrice d'urgence de MSF pour la Pologne et la Lituanie.

"Nous savons qu'il y a encore des personnes qui traversent la frontière et se cachent dans la forêt, ayant besoin de soutien, mais alors que nous sommes engagés à leur venir en aide où qu'elles se trouvent, nous n'avons pas été en mesure de les atteindre en Pologne", a-t-elle ajouté.

Les pays occidentaux accusent le Bélarus d'avoir orchestré l'afflux aux frontières de l'UE de milliers de migrants depuis l'été 2021 afin de se venger de sanctions imposées après les élections contestées en 2020. Minsk a rejeté ces accusations et reproché à Varsovie de refouler violemment les migrants ayant réussi à passer la frontière.

"Au cours des six derniers mois, les gardes-frontières polonais ont à de nombreuses reprises renvoyé de force des migrants et des réfugiés vers le Bélarus, au mépris de leur intention de demander une protection internationale et en violation de leurs droits", dénonce MSF.

Des migrants ont tenté de se frayer un chemin dans la région en se cachant dans les forêts, sans nourriture, eau, abri ni vêtements chauds. Au moins 21 personnes ont perdu la vie dans cette zone en 2021, selon l'ONG.

En réponse aux tensions avec le Bélarus, la Pologne a construit une clôture de barbelés et massé des milliers de soldats le long de ces 400 kilomètres de frontière. L'accès à la zone frontalière reste interdit à toute personne non résidente, y compris aux ONG.

Cette semaine le gouvernement a annoncé avoir choisi les trois premières entreprises qui vont construire la barrière qui remplacera la clôture provisoire.

Cette annonce intervient après que la Pologne, début décembre, a prolongé de trois mois l'interdiction d'accès à la région frontalière avec le Bélarus, imposée en septembre après le début de la crise migratoire causée par l'arrivée de milliers de migrants.Dans un communiqué, MSF explique avoir envoyé il y a trois mois une équipe d'intervention d'urgence pour aider les migrants et les réfugiés qui traversent la frontière entre le Bélarus et la Pologne.Mais l'organisation a décidé de retirer son équipe "après avoir été empêchée à plusieurs reprises par les autorités polonaises d'accéder à la région frontalière boisée, où des groupes de personnes survivent dans des températures inférieures à zéro et ont désespérément besoin d'une assistance médicale et humanitaire"."Depuis octobre, MSF a demandé à plusieurs reprises l'accès à la zone réglementée et aux postes de gardes-frontières en Pologne, mais sans succès", a expliqué Frauke Ossig, coordinatrice d'urgence de MSF pour la Pologne et la Lituanie."Nous savons qu'il y a encore des personnes qui traversent la frontière et se cachent dans la forêt, ayant besoin de soutien, mais alors que nous sommes engagés à leur venir en aide où qu'elles se trouvent, nous n'avons pas été en mesure de les atteindre en Pologne", a-t-elle ajouté.Les pays occidentaux accusent le Bélarus d'avoir orchestré l'afflux aux frontières de l'UE de milliers de migrants depuis l'été 2021 afin de se venger de sanctions imposées après les élections contestées en 2020. Minsk a rejeté ces accusations et reproché à Varsovie de refouler violemment les migrants ayant réussi à passer la frontière."Au cours des six derniers mois, les gardes-frontières polonais ont à de nombreuses reprises renvoyé de force des migrants et des réfugiés vers le Bélarus, au mépris de leur intention de demander une protection internationale et en violation de leurs droits", dénonce MSF.Des migrants ont tenté de se frayer un chemin dans la région en se cachant dans les forêts, sans nourriture, eau, abri ni vêtements chauds. Au moins 21 personnes ont perdu la vie dans cette zone en 2021, selon l'ONG.En réponse aux tensions avec le Bélarus, la Pologne a construit une clôture de barbelés et massé des milliers de soldats le long de ces 400 kilomètres de frontière. L'accès à la zone frontalière reste interdit à toute personne non résidente, y compris aux ONG.Cette semaine le gouvernement a annoncé avoir choisi les trois premières entreprises qui vont construire la barrière qui remplacera la clôture provisoire.