"On fait face à une très grosse urgence", affirme Fanny Mraz, chef de mission de l'ONG en Irak. "Il y a déjà un afflux de blessés par des restes de mortiers ou de roquettes à Mossoul", poursuit-elle, interrogée par l'AFP.

Ces engins non détonnés, qui constellent la ville transformée depuis plus de quatre mois en champ de bataille, explosent quand des civils se "déplacent" ou quand "ils essaient de se réfugier dans un édifice abandonné mais contaminé", raconte Mme Mraz.

Le danger vient aussi des bombes artisanales (IED en anglais), dont les artificiers jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont perfectionné l'usage en Syrie et en Irak. "Les IED se matérialisent sous toutes les formes possibles. Ça explose en ouvrant la porte, en touchant la cafetière, en ouvrant le frigo, en soulevant un nounours", se désole-t-elle.

Signe de la complexité de la tâche, une équipe de démineurs met "un à trois jours" pour "nettoyer" une maison, où parfois "même le système électrique est piégé", explique Alberto Casero, chef des opérations de déminage de l'ONG en Irak, pour qui Mossoul est "l'une des villes les plus minées" au monde.

"Mais heureusement toutes les maisons ne sont pas contaminées", remarque-t-il, ajoutant qu'il faudra "faire un sondage" des bâtiments qui le sont, une fois que le conflit aura diminué d'intensité.

Des démineurs de Handicap international sont actifs depuis mi-janvier dans quelques districts des provinces de Kirkouk et Diyala (Est), auparavant sous le contrôle de l'EI.

En moins de deux mois, "plus de 2.000 engins ont été nettoyés", se félicite M. Casero, pour qui le nombre d'équipes de déminage "n'est pas suffisant".

Alors que 5.000 personnes, à 75% des civils, sont hospitalisées des suites du conflit, selon Handicap International, les organisations humanitaires craignent notamment pour les 750.000 habitants de Mossoul-ouest, dont la majeure partie est restée sur place et manque de nourriture et de soins. Quelque 50.000 d'entre eux ont été déplacés par les combats, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"A un moment, les gens vont prendre le risque de rentrer chez eux. Ils vont allumer la lumière et ça fera +boum+", redoute Alberto Casero.

"On fait face à une très grosse urgence", affirme Fanny Mraz, chef de mission de l'ONG en Irak. "Il y a déjà un afflux de blessés par des restes de mortiers ou de roquettes à Mossoul", poursuit-elle, interrogée par l'AFP.Ces engins non détonnés, qui constellent la ville transformée depuis plus de quatre mois en champ de bataille, explosent quand des civils se "déplacent" ou quand "ils essaient de se réfugier dans un édifice abandonné mais contaminé", raconte Mme Mraz.Le danger vient aussi des bombes artisanales (IED en anglais), dont les artificiers jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont perfectionné l'usage en Syrie et en Irak. "Les IED se matérialisent sous toutes les formes possibles. Ça explose en ouvrant la porte, en touchant la cafetière, en ouvrant le frigo, en soulevant un nounours", se désole-t-elle.Signe de la complexité de la tâche, une équipe de démineurs met "un à trois jours" pour "nettoyer" une maison, où parfois "même le système électrique est piégé", explique Alberto Casero, chef des opérations de déminage de l'ONG en Irak, pour qui Mossoul est "l'une des villes les plus minées" au monde."Mais heureusement toutes les maisons ne sont pas contaminées", remarque-t-il, ajoutant qu'il faudra "faire un sondage" des bâtiments qui le sont, une fois que le conflit aura diminué d'intensité.Des démineurs de Handicap international sont actifs depuis mi-janvier dans quelques districts des provinces de Kirkouk et Diyala (Est), auparavant sous le contrôle de l'EI.En moins de deux mois, "plus de 2.000 engins ont été nettoyés", se félicite M. Casero, pour qui le nombre d'équipes de déminage "n'est pas suffisant".Alors que 5.000 personnes, à 75% des civils, sont hospitalisées des suites du conflit, selon Handicap International, les organisations humanitaires craignent notamment pour les 750.000 habitants de Mossoul-ouest, dont la majeure partie est restée sur place et manque de nourriture et de soins. Quelque 50.000 d'entre eux ont été déplacés par les combats, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM)."A un moment, les gens vont prendre le risque de rentrer chez eux. Ils vont allumer la lumière et ça fera +boum+", redoute Alberto Casero.