L'information est relayée par le quotidien américain The Washington Post. Le journal est au courant de la présence de cobalt 60 depuis l'année passée, mais les services de renseignements américains lui avaient demandé d'attendre de diffuser la nouvelle.
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L'information est relayée par le quotidien américain The Washington Post. Le journal est au courant de la présence de cobalt 60 depuis l'année passée, mais les services de renseignements américains lui avaient demandé d'attendre de diffuser la nouvelle. Le cobalt 60, un isotope radioactif du cobalt est utilisé en radiothérapie contre le cancer, mais peut également être utilisé pour les "bombes sales", des bombes qui diffusent une radiation mortelle et sèment non seulement la destruction, mais aussi une panique indicible. Selon The Washington Post, un campus de l'université de Mossoul abritait deux machines de radiation équipées de provisions de cobalt 60. D'après le journal, quelques heures après la conquête de Mossoul par l'EI en juin 2014, les services de renseignements occidentaux étaient au courant des provisions et étaient très inquiets. Cette inquiétude a encore grandi quand fin 2014 l'État islamique a indiqué qu'il avait capturé le matériel radioactif. Et au début de l'année, le mouvement terroriste a repris des laboratoires au campus de l'université qui abritait des provisions de cobalt 60. Dans ces laboratoires, on travaillait à de "nouvelles espèces d'armes". 3 minutes À Washington, des experts nucléaires ont calculé la capacité de destruction de bombes sur base des quantités présentes de cobalt 60. Tout comme la nouvelle au sujet de la présence de cobalt 60, ces études ont été tenues secrètes parce qu'on ne savait pas si l'EI était informé de la présence de provisions. On ignore toujours s'il était au courant, mais quelles que soient les nouvelles armes convoitées par l'EI, il n'a pas utilisé de cobalt 60 et après la reconquête de Mossoul par l'armée irakienne, les provisions ont été retrouvées intactes. Il se pourrait que les membres de l'EI n'aient pas réalisé qu'ils détenaient du cobalt 60, il est également possible qu'ils ne sachent pas comment extraire les provisions des cylindres sans être atteints eux-mêmes. Quoi qu'il en soit, conclut The Washington Post, la menace n'a pas complètement disparu, car ces provisions se trouvent à beaucoup d'endroits. Dans le cas présent, il s'agissait de deux machines de radiation des années 80. Elles ont été utilisées en 2008 et un an plus tard les autorités irakiennes ont demandé de nouveaux noyaux de cobalt 60 pour les appareils. Les machines d'irradiation contiennent un noyau de 9 grammes de cobalt 60 pur. Avec cette quantité, quiconque se trouve à un mètre du noyau exposé est tué dans les trois minutes par l'irradiation. Si les noyaux datent des années 80, leur capacité est amoindrie, mais intégrés dans une bombe sale, ils seraient toujours mortels, estiment les experts.