"Arrête", "Je m'arrête", puis "J'étouffe" prononcé à sept reprises en une vingtaine de secondes: les mots de M. Chouviat lors de son interpellation, selon une expertise datée du 21 avril, "n'ont pas été entendus par les policiers", a affirmé à l'AFP Me Thibault de Montbrial, avocat de deux d'entre eux.

"M. Chouviat était en train de résister à son interpellation, et c'est dans la lutte qu'il a tenu ses propos, à côté d'une voie de circulation, les quais de Seine, avec des bruits environnants et les bruits de la lutte: les policiers ne les ont pas entendus", a-t-il insisté.

"Lorsque les enquêteurs de l'IGPN les ont confrontés à cet enregistrement", mercredi en garde à vue, "les policiers ont tous été surpris et catastrophés, car s'ils avaient entendu ces propos, évidemment ils auraient aussitôt arrêtés de lutter", a poursuivi l'avocat, qualifiant la mort de M. Chouviat de "drame épouvantable".

Pour reconstituer la scène, l'expert de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale a analysé 13 vidéos de cette arrestation, neuf filmées par le livreur lui-même, trois enregistrées par un des quatre policiers présents au moment des faits et la dernière par un automobiliste.

Si ces propos de M. Chouviat sont audibles dans l'expertise du 21 avril, c'est parce qu'ils ont été "enregistrés par le casque-micro" du livreur, selon Me de Montbrial. Il "avait le micro tout près de la bouche", assure-t-il.

L'expertise, révélée lundi par Le Monde et Mediapart et dont a eu connaissance l'AFP, "appuie l'hypothèse" de l'utilisation d'un casque-micro par M. Chouviat sans pouvoir "le certifier".

Sur LCI, mardi martin, l'avocat des deux autres policiers, Me Laurent-Franck Liénard, a lui aussi assuré que ses "clients ont découvert à l'occasion de leur garde à vue (détention préventive, NDRL.) ces vidéos (...). Ils ont découvert les mots 'j'étouffe'." "Ils ne les ont jamais entendus", a-t-il assuré.

Selon l'expertise, "la quasi-totalité" de l'échange entre M. Chouviat et les policiers est "compréhensible" dans les trois vidéos tournée par l'une de ces derniers.

Une information judiciaire est ouverte pour "homicide involontaire" après la mort le 5 janvier de ce livreur de 42 ans, deux jours après un contrôle routier tendu aux abords de la tour Eiffel.

Les quatre policiers sont convoqués début juillet par le magistrat instructeur.

"Arrête", "Je m'arrête", puis "J'étouffe" prononcé à sept reprises en une vingtaine de secondes: les mots de M. Chouviat lors de son interpellation, selon une expertise datée du 21 avril, "n'ont pas été entendus par les policiers", a affirmé à l'AFP Me Thibault de Montbrial, avocat de deux d'entre eux. "M. Chouviat était en train de résister à son interpellation, et c'est dans la lutte qu'il a tenu ses propos, à côté d'une voie de circulation, les quais de Seine, avec des bruits environnants et les bruits de la lutte: les policiers ne les ont pas entendus", a-t-il insisté. "Lorsque les enquêteurs de l'IGPN les ont confrontés à cet enregistrement", mercredi en garde à vue, "les policiers ont tous été surpris et catastrophés, car s'ils avaient entendu ces propos, évidemment ils auraient aussitôt arrêtés de lutter", a poursuivi l'avocat, qualifiant la mort de M. Chouviat de "drame épouvantable". Pour reconstituer la scène, l'expert de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale a analysé 13 vidéos de cette arrestation, neuf filmées par le livreur lui-même, trois enregistrées par un des quatre policiers présents au moment des faits et la dernière par un automobiliste. Si ces propos de M. Chouviat sont audibles dans l'expertise du 21 avril, c'est parce qu'ils ont été "enregistrés par le casque-micro" du livreur, selon Me de Montbrial. Il "avait le micro tout près de la bouche", assure-t-il. L'expertise, révélée lundi par Le Monde et Mediapart et dont a eu connaissance l'AFP, "appuie l'hypothèse" de l'utilisation d'un casque-micro par M. Chouviat sans pouvoir "le certifier". Sur LCI, mardi martin, l'avocat des deux autres policiers, Me Laurent-Franck Liénard, a lui aussi assuré que ses "clients ont découvert à l'occasion de leur garde à vue (détention préventive, NDRL.) ces vidéos (...). Ils ont découvert les mots 'j'étouffe'." "Ils ne les ont jamais entendus", a-t-il assuré. Selon l'expertise, "la quasi-totalité" de l'échange entre M. Chouviat et les policiers est "compréhensible" dans les trois vidéos tournée par l'une de ces derniers. Une information judiciaire est ouverte pour "homicide involontaire" après la mort le 5 janvier de ce livreur de 42 ans, deux jours après un contrôle routier tendu aux abords de la tour Eiffel. Les quatre policiers sont convoqués début juillet par le magistrat instructeur.