Cette tournée intervient une dizaine de jours après l'annonce de l'accord de normalisation entre Israël et les Emirats arabes unis.

M. Pompeo doit notamment s'entretenir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de l'Iran et de "l'approfondissement" des relations entre Israël et le reste du Moyen-Orient, a indiqué son porte-parole à Washington.

A la veille de cette rencontre, M. Netanyahu a déclaré que "son ami" et lui allaient parler de "l'expansion du cercle de la paix dans notre région".

Le chef de la diplomatie américaine doit aussi s'entretenir avec son homologue Gabi Ashkénazi et avec le ministre de la Défense Benny Gantz.

Depuis l'accord annoncé entre les Emirats et Israël, les spéculations vont bon train sur les autres candidats possibles à une normalisation avec l'Etat hébreu: Bahreïn, Oman, le Soudan?

Après Israël, M. Pompeo doit se rendre à Khartoum pour discuter de la relation israélo-soudanaise et de la "transition" politique dans ce pays qui a tourné la page en 2019 de trois décennies sous l'autocratie d'Omar el-Béchir.

Puis il doit aller à Bahreïn et aux Emirats arabes unis, selon son porte-parole.

"Il y a de nombreux pays offrant des possibilités (de paix). Je ne veux en nommer aucun en particulier (...) mais nous espérons des développements très rapidement, dans les semaines ou mois à venir", a déclaré ce week-end Ron Demer, ambassadeur israélien à Washington, sur la chaîne Al-Arabiya.

A la faveur de la normalisation, Israël et les Emirats ont dit vouloir multiplier les échanges commerciaux, la vente de pétrole émirati à Israël et de technologie israélienne aux Emirats, en plus de doper le secteur du tourisme, avec des projets de vols directs entre Tel-Aviv et Dubaï et Abou Dhabi.

M. Netanyahu a dit souhaiter que ces vols traversent l'espace aérien de l'Arabie saoudite mais Ryad a exclu tout accord avec Israël avant un règlement de paix israélo-palestinien.

"Changer la trajectoire"

Le plan Trump pour le Moyen-Orient annoncé en janvier prévoyait une coopération entre Israël et des pays arabes hostiles à l'Iran, ennemi juré de l'Etat hébreu, ainsi que l'annexion de pans de la Cisjordanie par Israël.

Les Emirats assurent que l'accord conclu avec l'Etat hébreu prévoit de "mettre fin à toute annexion supplémentaire" en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. M. Netanyahu a affirmé que l'annexion était simplement "reportée".

La direction palestinienne a dénoncé un "coup de poignard dans le dos", accusant les Emirats de normaliser leurs liens avec l'Etat hébreu sans paix israélo-palestinienne préalable.

La normalisation "permettra de changer la trajectoire de la région, d'un passé d'hostilités et de conflits à un autre d'espoir, de paix et de prospérité", a plaidé Youssef al-Otaïba, ambassadeur des Emirats à Washington, dans une lettre publiée vendredi en Une du journal Yediot Aharonot, le plus vendu en Israël.

Mais il a aussi prévenu que des "difficultés" pourraient survenir, sans toutefois remettre selon lui en cause l'accord.

Pas de F-35?

Un sujet reste particulièrement sensible pour Israël: la vente possible d'avions de combat F-35 par les Etats-Unis aux Emirats.

Ces derniers disposent d'une soixantaine de Mirage 2000, un avion de combat polyvalent, mais selon le New York Times l'administration Trump a "accéléré" son offensive pour vendre des F-35 de nouvelle génération aux Emirats dans la foulée de leur rapprochement avec Israël.

Historiquement, Israël s'est opposé à la vente de F-35 aux autres pays du Moyen-Orient --y compris à la Jordanie et à l'Egypte avec lesquels il a signé des accords de paix-- car il veut maintenir sa supériorité technologique dans la région.

M. Netanyahu a soutenu que l'accord avec les Emirats n'incluait pas de clause concernant le F-35.

"Les Emiratis disent qu'il y a eu une promesse, Israël dit non (...) mais il y a des arrangements qui peuvent être réalisés pour satisfaire Israël", explique à l'AFP Joshua Teitelbaum, spécialiste du Golfe à l'université israélienne Bar-Ilan. Il évoque des accords passés en coulisses pour faciliter la vente de F-15 à la fois à Ryad et à l'Etat hébreu.

Les Palestiniens, du Fatah laïc de Mahmoud Abbas aux islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza, tentent de mobiliser des puissances régionales comme la Turquie et l'Arabie saoudite, voire l'Iran et le Qatar, pour faire obstacle à la normalisation.

Lire aussi: Virtuelle ou physique: aux Etats-Unis, une campagne révélatrice dans l'ombre du coronavirus

Cette tournée intervient une dizaine de jours après l'annonce de l'accord de normalisation entre Israël et les Emirats arabes unis.M. Pompeo doit notamment s'entretenir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de l'Iran et de "l'approfondissement" des relations entre Israël et le reste du Moyen-Orient, a indiqué son porte-parole à Washington.A la veille de cette rencontre, M. Netanyahu a déclaré que "son ami" et lui allaient parler de "l'expansion du cercle de la paix dans notre région".Le chef de la diplomatie américaine doit aussi s'entretenir avec son homologue Gabi Ashkénazi et avec le ministre de la Défense Benny Gantz.Depuis l'accord annoncé entre les Emirats et Israël, les spéculations vont bon train sur les autres candidats possibles à une normalisation avec l'Etat hébreu: Bahreïn, Oman, le Soudan?Après Israël, M. Pompeo doit se rendre à Khartoum pour discuter de la relation israélo-soudanaise et de la "transition" politique dans ce pays qui a tourné la page en 2019 de trois décennies sous l'autocratie d'Omar el-Béchir. Puis il doit aller à Bahreïn et aux Emirats arabes unis, selon son porte-parole."Il y a de nombreux pays offrant des possibilités (de paix). Je ne veux en nommer aucun en particulier (...) mais nous espérons des développements très rapidement, dans les semaines ou mois à venir", a déclaré ce week-end Ron Demer, ambassadeur israélien à Washington, sur la chaîne Al-Arabiya. A la faveur de la normalisation, Israël et les Emirats ont dit vouloir multiplier les échanges commerciaux, la vente de pétrole émirati à Israël et de technologie israélienne aux Emirats, en plus de doper le secteur du tourisme, avec des projets de vols directs entre Tel-Aviv et Dubaï et Abou Dhabi.M. Netanyahu a dit souhaiter que ces vols traversent l'espace aérien de l'Arabie saoudite mais Ryad a exclu tout accord avec Israël avant un règlement de paix israélo-palestinien."Changer la trajectoire"Le plan Trump pour le Moyen-Orient annoncé en janvier prévoyait une coopération entre Israël et des pays arabes hostiles à l'Iran, ennemi juré de l'Etat hébreu, ainsi que l'annexion de pans de la Cisjordanie par Israël.Les Emirats assurent que l'accord conclu avec l'Etat hébreu prévoit de "mettre fin à toute annexion supplémentaire" en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. M. Netanyahu a affirmé que l'annexion était simplement "reportée".La direction palestinienne a dénoncé un "coup de poignard dans le dos", accusant les Emirats de normaliser leurs liens avec l'Etat hébreu sans paix israélo-palestinienne préalable.La normalisation "permettra de changer la trajectoire de la région, d'un passé d'hostilités et de conflits à un autre d'espoir, de paix et de prospérité", a plaidé Youssef al-Otaïba, ambassadeur des Emirats à Washington, dans une lettre publiée vendredi en Une du journal Yediot Aharonot, le plus vendu en Israël.Mais il a aussi prévenu que des "difficultés" pourraient survenir, sans toutefois remettre selon lui en cause l'accord.Pas de F-35? Un sujet reste particulièrement sensible pour Israël: la vente possible d'avions de combat F-35 par les Etats-Unis aux Emirats.Ces derniers disposent d'une soixantaine de Mirage 2000, un avion de combat polyvalent, mais selon le New York Times l'administration Trump a "accéléré" son offensive pour vendre des F-35 de nouvelle génération aux Emirats dans la foulée de leur rapprochement avec Israël.Historiquement, Israël s'est opposé à la vente de F-35 aux autres pays du Moyen-Orient --y compris à la Jordanie et à l'Egypte avec lesquels il a signé des accords de paix-- car il veut maintenir sa supériorité technologique dans la région.M. Netanyahu a soutenu que l'accord avec les Emirats n'incluait pas de clause concernant le F-35."Les Emiratis disent qu'il y a eu une promesse, Israël dit non (...) mais il y a des arrangements qui peuvent être réalisés pour satisfaire Israël", explique à l'AFP Joshua Teitelbaum, spécialiste du Golfe à l'université israélienne Bar-Ilan. Il évoque des accords passés en coulisses pour faciliter la vente de F-15 à la fois à Ryad et à l'Etat hébreu.Les Palestiniens, du Fatah laïc de Mahmoud Abbas aux islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza, tentent de mobiliser des puissances régionales comme la Turquie et l'Arabie saoudite, voire l'Iran et le Qatar, pour faire obstacle à la normalisation.