La réponse aux mouvements de réfugiés, qui se mêlent à ceux qui veulent migrer vers les pays du nord plus riches pour des raisons économiques, "ne peut pas être de fermer la porte", a affirmé M. Grandi, à l'ouverture de la 71ème session du comité exécutif du HCR, à Genève.

"Nous ne pouvons permettre aux réactions xénophobes, qui ne servent qu'à créer un consensus facile et à attirer des voix électorales, de façonner les réponses à des problèmes certes complexes mais gérables", a insisté le Haut commissaire.

Il a dénoncé "'l'externalisation' de l'asile au-delà des frontières d'un pays" comme on le voit en Amérique du nord, en Asie avec les Rohingyas, ou à plus petite échelle avec les migrants bloqués en mer pendant près de 40 jours à bord du pétrolier danois Maersk Etienne, avant d'être autorisés à débarquer en Sicile le mois dernier.

Nombre de plus en plus faible de réfugiés autorisés à s'installer ailleurs que dans leur pays d'origine

Il s'est aussi dit "profondément déçu" par le nombre de plus en plus faible de réfugiés qui sont autorisés à s'installer ailleurs que dans leur pays d'origine. En 2019, ils étaient 64.000, soit "moins qu'un quart de pourcent du nombre total de réfugiés".

L'administration Trump par exemple a annoncé qu'elle n'accueillerait que 15.000 réfugiés au maximum pour l'année budgétaire 2021 qui a débuté le 1er octobre. C'est un nouveau plus bas historique.

Il a en revanche salué le lancement par la Commission européenne du "Pacte européen sur la migration et l'asile".

M. Grandi s'est aussi particulièrement inquiété de la situation dans le Sahel où "une crise politique, sécuritaire et humanitaire a déplacé des millions de personnes".

., Belga
. © Belga

"Peu de situations m'ont autant choqué", a déclaré le Haut-Commissaire, dénonçant les brutalités, les 600.000 personnes forcées d'abandonner leur maison, les 3.600 écoles détruites ou fermées, et "le pire, les milliers de femmes violées".

Tout en soulignant la responsabilité première de groupes armés, il a aussi dénoncé certaines actions militaires menées par les Etats de la région.

Côté finances, M. Grandi a indiqué que son organisation avait reçu 4,2 milliards de dollars l'année dernière et qu'elle avait touché pour l'heure 52% de son budget pour 2020 ainsi que 460 millions de dollars dans le cadre d'un appel pour faire face à la pandémie.

Fait rare de la part d'institutions internationales vues avec énormément de méfiance par l'administration Trump, M. Grandi a remercié les Etats-Unis nommément pour leur contribution "la plus importante de tous les donateurs, et la plus substantielle d'une longue tradition de générosité".

La réponse aux mouvements de réfugiés, qui se mêlent à ceux qui veulent migrer vers les pays du nord plus riches pour des raisons économiques, "ne peut pas être de fermer la porte", a affirmé M. Grandi, à l'ouverture de la 71ème session du comité exécutif du HCR, à Genève."Nous ne pouvons permettre aux réactions xénophobes, qui ne servent qu'à créer un consensus facile et à attirer des voix électorales, de façonner les réponses à des problèmes certes complexes mais gérables", a insisté le Haut commissaire.Il a dénoncé "'l'externalisation' de l'asile au-delà des frontières d'un pays" comme on le voit en Amérique du nord, en Asie avec les Rohingyas, ou à plus petite échelle avec les migrants bloqués en mer pendant près de 40 jours à bord du pétrolier danois Maersk Etienne, avant d'être autorisés à débarquer en Sicile le mois dernier.Il s'est aussi dit "profondément déçu" par le nombre de plus en plus faible de réfugiés qui sont autorisés à s'installer ailleurs que dans leur pays d'origine. En 2019, ils étaient 64.000, soit "moins qu'un quart de pourcent du nombre total de réfugiés".L'administration Trump par exemple a annoncé qu'elle n'accueillerait que 15.000 réfugiés au maximum pour l'année budgétaire 2021 qui a débuté le 1er octobre. C'est un nouveau plus bas historique.Il a en revanche salué le lancement par la Commission européenne du "Pacte européen sur la migration et l'asile".M. Grandi s'est aussi particulièrement inquiété de la situation dans le Sahel où "une crise politique, sécuritaire et humanitaire a déplacé des millions de personnes"."Peu de situations m'ont autant choqué", a déclaré le Haut-Commissaire, dénonçant les brutalités, les 600.000 personnes forcées d'abandonner leur maison, les 3.600 écoles détruites ou fermées, et "le pire, les milliers de femmes violées".Tout en soulignant la responsabilité première de groupes armés, il a aussi dénoncé certaines actions militaires menées par les Etats de la région.Côté finances, M. Grandi a indiqué que son organisation avait reçu 4,2 milliards de dollars l'année dernière et qu'elle avait touché pour l'heure 52% de son budget pour 2020 ainsi que 460 millions de dollars dans le cadre d'un appel pour faire face à la pandémie.Fait rare de la part d'institutions internationales vues avec énormément de méfiance par l'administration Trump, M. Grandi a remercié les Etats-Unis nommément pour leur contribution "la plus importante de tous les donateurs, et la plus substantielle d'une longue tradition de générosité".