La foule, réunie au coeur de la capitale autrichienne à deux pas de l'ancien palais impérial de la Hofburg, agitait des banderoles dénonçant "fascisme", "tyrannie" et "corona-dictature" ou encore disant "non à la division de la société".

Le tout sous haute surveillance de la police, qui a procédé à une dizaine d'interpellations. Hormis quelques fumigènes et des jets de canettes, la manifestation s'est dans l'ensemble déroulée dans le calme.

Parmi ceux appelant à la "résistance", Katarina Gierscher, originaire de la province du Tyrol, avait fait six heures de route pour venir manifester.

"Ce n'est pas normal qu'on nous prive de nos droits", a déploré cette professeure de 42 ans qui garde ses quatre enfants à la maison depuis plusieurs mois. "La pression à l'école est trop forte", a-t-elle dit à l'AFP, citant les tests PCR réalisés chaque semaine dans les classes.

"Le gouvernement veut nous diviser, nous devons rester unis", a-t-elle ajouté, regrettant "la colère de certains vaccinés" à l'encontre de ceux qui ne le sont pas.

Martin, un infirmier de 34 ans, a expliqué "se battre pour les générations à venir".

"C'est une question de liberté. L'intégrité de nos corps est en jeu, et ça ce n'est pas possible", a-t-il confié.

Le rassemblement était organisé à l'appel du parti d'extrême droite FPÖ, même si son chef Herbert Kickl, testé positif au coronavirus, était absent. Des membres de la mouvance radicale des identitaires ont également défilé.

- Des excuses -

Une semaine après avoir sévi contre les non-vaccinés, le chancelier conservateur Alexander Schallenberg a annoncé vendredi un confinement des 8,9 millions d'habitants jusqu'au 13 décembre.

A compter de lundi, il ne sera plus possible de quitter son domicile sauf pour faire des courses, du sport ou pour des soins médicaux. Seules les écoles restent ouvertes.

Malgré ses réticences initiales, le gouvernement va en outre préparer une loi pour imposer la vaccination de la population adulte au 1er février 2022.

M. Schallenberg s'est excusé vendredi auprès des personnes vaccinées de devoir prendre de telles restrictions "radicales".

Il s'en également pris aux "forces politiques dans ce pays qui s'opposent avec véhémence" à la vaccination, dénonçant un "attentat contre notre système de santé".

"Les prochaines semaines vont exiger un gros effort de notre part", a déclaré de son côté le président autrichien Alexander van der Bellen. "Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour briser cette vague et empêcher la suivante".

Dans une Europe redevenue l'épicentre de l'épidémie, les cas ont atteint ces derniers jours en Autriche des niveaux inédits depuis le printemps 2020: samedi, plus de 15.000 nouvelles contaminations ont été recensées, alors que le taux de vaccination se situe autour de 66% de la population, soit légèrement en deçà de la moyenne européenne.

La foule, réunie au coeur de la capitale autrichienne à deux pas de l'ancien palais impérial de la Hofburg, agitait des banderoles dénonçant "fascisme", "tyrannie" et "corona-dictature" ou encore disant "non à la division de la société".Le tout sous haute surveillance de la police, qui a procédé à une dizaine d'interpellations. Hormis quelques fumigènes et des jets de canettes, la manifestation s'est dans l'ensemble déroulée dans le calme.Parmi ceux appelant à la "résistance", Katarina Gierscher, originaire de la province du Tyrol, avait fait six heures de route pour venir manifester. "Ce n'est pas normal qu'on nous prive de nos droits", a déploré cette professeure de 42 ans qui garde ses quatre enfants à la maison depuis plusieurs mois. "La pression à l'école est trop forte", a-t-elle dit à l'AFP, citant les tests PCR réalisés chaque semaine dans les classes."Le gouvernement veut nous diviser, nous devons rester unis", a-t-elle ajouté, regrettant "la colère de certains vaccinés" à l'encontre de ceux qui ne le sont pas.Martin, un infirmier de 34 ans, a expliqué "se battre pour les générations à venir". "C'est une question de liberté. L'intégrité de nos corps est en jeu, et ça ce n'est pas possible", a-t-il confié.Le rassemblement était organisé à l'appel du parti d'extrême droite FPÖ, même si son chef Herbert Kickl, testé positif au coronavirus, était absent. Des membres de la mouvance radicale des identitaires ont également défilé.Une semaine après avoir sévi contre les non-vaccinés, le chancelier conservateur Alexander Schallenberg a annoncé vendredi un confinement des 8,9 millions d'habitants jusqu'au 13 décembre. A compter de lundi, il ne sera plus possible de quitter son domicile sauf pour faire des courses, du sport ou pour des soins médicaux. Seules les écoles restent ouvertes.Malgré ses réticences initiales, le gouvernement va en outre préparer une loi pour imposer la vaccination de la population adulte au 1er février 2022.M. Schallenberg s'est excusé vendredi auprès des personnes vaccinées de devoir prendre de telles restrictions "radicales". Il s'en également pris aux "forces politiques dans ce pays qui s'opposent avec véhémence" à la vaccination, dénonçant un "attentat contre notre système de santé"."Les prochaines semaines vont exiger un gros effort de notre part", a déclaré de son côté le président autrichien Alexander van der Bellen. "Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour briser cette vague et empêcher la suivante".Dans une Europe redevenue l'épicentre de l'épidémie, les cas ont atteint ces derniers jours en Autriche des niveaux inédits depuis le printemps 2020: samedi, plus de 15.000 nouvelles contaminations ont été recensées, alors que le taux de vaccination se situe autour de 66% de la population, soit légèrement en deçà de la moyenne européenne.