"Conformément à ses engagements pris pendant la campagne présidentielle, Marine Le Pen s'est rendue aujourd'hui à la convocation des juges qui l'ont, comme envisagé, mise en examen", a indiqué l'avocat Rodolphe Bosselut, ajoutant qu'elle allait déposer un recours "dès lundi" contre cette inculpation qui, à ses yeux, viole le principe de la séparation des pouvoirs.

Marine Le Pen fait partie des 17 élus européens du FN, dont son père Jean-Marie Le Pen, à être visés par une enquête ouverte en France en 2015, qui porte sur une quarantaine d'assistants.

Les juges cherchent à déterminer si le parti d'extrême droite a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés mais sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen.

Le préjudice pour le Parlement européen s'élèverait à près de cinq millions d'euros de 2012 à 2017, d'après des chiffres communiqués par l'institution européenne.