Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Manuel Valls a déclaré qu'il votera pour Emmanuel Macron lors de la présidentielle. Si son désamour pour le programme de Benoit Hamon et son attrait pour son ex-ministre de l'Économie n'était plus un secret, le fait de l'annoncer publiquement lui a attiré les foudres du Parti socialiste. Selon la liste des engagements pris par les candidats à la primaire de la gauche dont faisait partie Manuel Valls, chaque candidat non-désigné était censé prendre une part active dans la convention d'investiture en soutenant le candidat investi.

L'ex-Premier ministre a justifié son choix par le fait qu'il est un "homme de gauche, un progressiste, un social-démocrate". Avant d'ajouter que ce vote n'est "pas un ralliement", mais "une prise de position responsable" afin d'éviter "un risque de victoire du Front national". "Je prends mes responsabilités (...) parce que je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République", a affirmé le finaliste malheureux de la primaire socialiste, alors que les sondages prédisent un face-à-face entre Emmanuel Macron et la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le 7 mai.

Ce soutien de poids s'ajoute au récent ralliement d'un autre ténor socialiste, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. A 39 ans, Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Economie de François Hollande, positionné au centre, attire les foules dans ses meetings et accumule des soutiens à gauche comme à droite de l'échiquier politique.

Soucieux de ne pas apparaître comme l'héritier d'un quinquennat socialiste impopulaire, M. Macron a prudemment "remercié" M. Valls de son soutien, tout en assurant qu'il serait "le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques".

Les principaux adversaires du candidat auto-proclamé "ni de gauche ni de droite" ont sauté sur l'occasion pour dénoncer la proximité de M. Macron avec les socialistes - un thème récurrent depuis plusieurs semaines.

"Toute l'équipe de François Hollande est autour d'Emmanuel Macron (...) Emmanuel Macron, c'est François Hollande", a réagi le candidat de la droite François Fillon.

"La réalité de la candidature Macron apparaît au grand jour: c'est une vaste entreprise de recyclage des sortants du système", a renchéri la chef de file du parti anti-immigration et anti-euro Front national, Marine Le Pen, actuellement donnée battue au second tour du scrutin face à M. Macron.

Le PS implose

Pour Benoît Hamon, le soutien de M. Valls à Emmanuel Macron est un coup dur, un "jeu morbide", alors qu'il plafonne dans les derniers sondages aux alentours de 10 à 11%, derrière le chef de file de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

Le tenant de l'aile gauche du PS a appelé mercredi les électeurs à "tourner le dos à ces politiciens (...) qui vont là où le vent va, au mépris de toute conviction".

Plusieurs figures du PS ont également fustigé la prise de position de l'ex-Premier ministre, qualifiée tour à tour mercredi de "tentative de sabotage", de "trahison" et de "comportement minable".

Sur BFM TV, Alexis Bachelay, le porte-parole de Benoit Hamon a accusé Manuel Valls d'être "une sorte de pompier pyromane". Avant d'ajouter "Manuel Valls, en trahissant sa famille politique, montre qu'il n'a peut-être jamais cru en sa famille politique, qu'il n'est pas un homme de gauche fiable, solide, en qui on peut avoir confiance".

Arnaud Montebourg, qui s'était opposé à Manuel Valls et Benoit Hamon lors de la primaire de la gauche, est l'un des premiers à s'être insurgé sur Twitter, qualifiant l'engagement de M. Valls sans valeur, car venant d' "un homme sans honneur".

Le député PS des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci a également invectivé Manuel Valls avant de supprimer son tweet.

Tweet Mennucci, DR
Tweet Mennucci © DR

De son côté, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est dit "triste de la décision de Manuel Valls et a appelé "tous les socialistes au calme" dans un communiqué. Avant d'ajouter : "Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes".

Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Manuel Valls a déclaré qu'il votera pour Emmanuel Macron lors de la présidentielle. Si son désamour pour le programme de Benoit Hamon et son attrait pour son ex-ministre de l'Économie n'était plus un secret, le fait de l'annoncer publiquement lui a attiré les foudres du Parti socialiste. Selon la liste des engagements pris par les candidats à la primaire de la gauche dont faisait partie Manuel Valls, chaque candidat non-désigné était censé prendre une part active dans la convention d'investiture en soutenant le candidat investi.L'ex-Premier ministre a justifié son choix par le fait qu'il est un "homme de gauche, un progressiste, un social-démocrate". Avant d'ajouter que ce vote n'est "pas un ralliement", mais "une prise de position responsable" afin d'éviter "un risque de victoire du Front national". "Je prends mes responsabilités (...) parce que je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République", a affirmé le finaliste malheureux de la primaire socialiste, alors que les sondages prédisent un face-à-face entre Emmanuel Macron et la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, le 7 mai.Ce soutien de poids s'ajoute au récent ralliement d'un autre ténor socialiste, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. A 39 ans, Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Economie de François Hollande, positionné au centre, attire les foules dans ses meetings et accumule des soutiens à gauche comme à droite de l'échiquier politique.Soucieux de ne pas apparaître comme l'héritier d'un quinquennat socialiste impopulaire, M. Macron a prudemment "remercié" M. Valls de son soutien, tout en assurant qu'il serait "le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques".Les principaux adversaires du candidat auto-proclamé "ni de gauche ni de droite" ont sauté sur l'occasion pour dénoncer la proximité de M. Macron avec les socialistes - un thème récurrent depuis plusieurs semaines. "Toute l'équipe de François Hollande est autour d'Emmanuel Macron (...) Emmanuel Macron, c'est François Hollande", a réagi le candidat de la droite François Fillon."La réalité de la candidature Macron apparaît au grand jour: c'est une vaste entreprise de recyclage des sortants du système", a renchéri la chef de file du parti anti-immigration et anti-euro Front national, Marine Le Pen, actuellement donnée battue au second tour du scrutin face à M. Macron. Le PS implose Pour Benoît Hamon, le soutien de M. Valls à Emmanuel Macron est un coup dur, un "jeu morbide", alors qu'il plafonne dans les derniers sondages aux alentours de 10 à 11%, derrière le chef de file de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon. Le tenant de l'aile gauche du PS a appelé mercredi les électeurs à "tourner le dos à ces politiciens (...) qui vont là où le vent va, au mépris de toute conviction".Plusieurs figures du PS ont également fustigé la prise de position de l'ex-Premier ministre, qualifiée tour à tour mercredi de "tentative de sabotage", de "trahison" et de "comportement minable".Sur BFM TV, Alexis Bachelay, le porte-parole de Benoit Hamon a accusé Manuel Valls d'être "une sorte de pompier pyromane". Avant d'ajouter "Manuel Valls, en trahissant sa famille politique, montre qu'il n'a peut-être jamais cru en sa famille politique, qu'il n'est pas un homme de gauche fiable, solide, en qui on peut avoir confiance".Arnaud Montebourg, qui s'était opposé à Manuel Valls et Benoit Hamon lors de la primaire de la gauche, est l'un des premiers à s'être insurgé sur Twitter, qualifiant l'engagement de M. Valls sans valeur, car venant d' "un homme sans honneur".Le député PS des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci a également invectivé Manuel Valls avant de supprimer son tweet. De son côté, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est dit "triste de la décision de Manuel Valls et a appelé "tous les socialistes au calme" dans un communiqué. Avant d'ajouter : "Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes".