Mais le record avait été atteint avec plus de 900 gardes à vue lors des manifestations des "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 dans la capitale, marquées par de très violents heurts sur les Champs-Elysées, trois semaines après le début de ce mouvement inédit de contestation sociale.

Dimanche à la mi-journée, 45 de ces personnes avaient fait l'objet d'un rappel à la loi, assorti pour 16 d'entre eux d'une interdiction de paraître à Paris pendant une durée de six mois, une disposition nouvelle introduite dans la loi en mars pour faire face notamment aux violences récurrentes en marge des manifestations dans la capitale.

La garde à vue se poursuivait pour 105 personnes et les quelques cas restant faisaient l'objet d'enquêtes préliminaires ou de classements sans suite, selon le parquet.

Parmi les personnes arrêtées figure un capitaine de police en poste au ministère de l'Intérieur. Hors service samedi, il manifestait dans la matinée lorsqu'il a été placé en garde à vue pour outrage et rébellion.

Selon le décompte de la préfecture de Paris, 186 personnes au total ont été interpellées au cours de la journée, marquée par des violences et des dégradations de quelque 1.000 manifestants radicaux présents l'après-midi à la Marche pour le climat.

Une grande partie des suspects a été arrêté dès samedi matin pour "groupement en vue de commettre des violences", notamment après la découverte de matériel tels que marteaux, mortiers ou jerrycanes.

Malgré des interdictions de manifester aux alentours des Champs-Elysées et de La Madeleine ordonnées par la préfecture, quelques petits groupes de "gilets jaunes", qui n'arboraient plus leur chasuble distinctive, ont organisé plusieurs rassemblements dans la capitale.

Attac et Solidaire avaient aussi maintenu leur appel à manifester "pour la justice sociale et climatique".

Quelque 7.500 membres des forces de l'ordre avaient été mobilisés par les autorités qui craignaient un regain de violence.