"Cette nouvelle page qui s'ouvre aujourd'hui pour notre système ferroviaire est importante, c'est une transformation profonde", a déclaré le chef de l'Etat français en signant devant les caméras le texte de loi.

Au centre d'une grève de trois mois par épisodes - la plus longue des trente dernières années dans les chemins de fer français - la loi sur la SNCF avait été définitivement adoptée par le Parlement le 14 juin.

Elle prévoit notamment l'abolition à terme du statut particulier des cheminots, la transformation de la compagnie en une société à capitaux publics incessibles et fixe le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen.

"La SNCF a maintenant tous les atouts pour réussir dans ce nouveau monde", s'est félicité Emmanuel Macron.

Cette réforme bénéficie du soutien de l'opinion publique mais elle a provoqué une levée de boucliers des syndicats qui craignent une privatisation à terme de l'entreprise publique, ce que récuse le gouvernement.

Malgré l'adoption de la loi, deux syndicats, la CGT et SUD-Rail, comptent poursuivre la grève en juillet, au-delà du calendrier initial qui prévoyait une fin de la mobilisation le 28 juin.

Estimant avoir "répondu aux inquiétudes les plus vives", le président Macron a promis de continuer de le faire lors des négociations qui vont s'ouvrir dans l'entreprise et le secteur, "à chaque fois que ces inquiétudes sont légitimes, et qu'elles ne sont pas le refus de tout changer".

Les velléités de réforme de la SNCF, grevée de dettes, étaient jusqu'ici restées lettres mortes, malgré les tentatives de plusieurs gouvernements.

Pour faire voter la loi, le gouvernement a notamment accepté de reprendre 35 des quelque 50 milliards d'euros de dette de l'opérateur, et d'inscrire dans la loi la pérennité du caractère public de la SNCF.

"Cette nouvelle page qui s'ouvre aujourd'hui pour notre système ferroviaire est importante, c'est une transformation profonde", a déclaré le chef de l'Etat français en signant devant les caméras le texte de loi.Au centre d'une grève de trois mois par épisodes - la plus longue des trente dernières années dans les chemins de fer français - la loi sur la SNCF avait été définitivement adoptée par le Parlement le 14 juin.Elle prévoit notamment l'abolition à terme du statut particulier des cheminots, la transformation de la compagnie en une société à capitaux publics incessibles et fixe le calendrier de l'ouverture à la concurrence prévue au niveau européen."La SNCF a maintenant tous les atouts pour réussir dans ce nouveau monde", s'est félicité Emmanuel Macron.Cette réforme bénéficie du soutien de l'opinion publique mais elle a provoqué une levée de boucliers des syndicats qui craignent une privatisation à terme de l'entreprise publique, ce que récuse le gouvernement.Malgré l'adoption de la loi, deux syndicats, la CGT et SUD-Rail, comptent poursuivre la grève en juillet, au-delà du calendrier initial qui prévoyait une fin de la mobilisation le 28 juin.Estimant avoir "répondu aux inquiétudes les plus vives", le président Macron a promis de continuer de le faire lors des négociations qui vont s'ouvrir dans l'entreprise et le secteur, "à chaque fois que ces inquiétudes sont légitimes, et qu'elles ne sont pas le refus de tout changer".Les velléités de réforme de la SNCF, grevée de dettes, étaient jusqu'ici restées lettres mortes, malgré les tentatives de plusieurs gouvernements.Pour faire voter la loi, le gouvernement a notamment accepté de reprendre 35 des quelque 50 milliards d'euros de dette de l'opérateur, et d'inscrire dans la loi la pérennité du caractère public de la SNCF.