Emmanuel Macron , le président français doit parler en début de soirée, pour détailler les mesures qui auront été prises plus tôt dans la journée lors d'un conseil de défense au palais de l'Elysée. Il "parlera de la situation sanitaire et de son évolution, à la lumière des données de l'épidémie dans les autres pays, et de l'importance de la vaccination", indique-t-on dans son entourage.

Objet de nombreuses concertations depuis plusieurs jours, la vaccination obligatoire des soignants devrait être à l'agenda, "une hypothèse très probable et légitime", selon le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune.

Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, a plaidé lundi sur la télévision Public Sénat en faveur d'une vaccination obligatoire pour les professionnels "en contact avec des publics fragiles, pas uniquement les soignants", comme c'est déjà le cas au Royaume-Uni, en Russie ou aux Etats-Unis.

En plus du volet vaccination, Emmanuel Macron pourrait annoncer certaines mesures durcissant l'accès à des évènements ou lieux potentiellements propices à la contagion, via une possible extension du pass sanitaire qui permet de vérifier le statut sanitaire d'une personne.

Cette intervention présidentielle intervient alors que les Français ont commencé à profiter des effets du déconfinement et que l'économie semble bien orientée. Restaurants, spectacles, tout un pan de la vie économique et sociale du pays est en train de repartir.

Mais la propagation du variant Delta préoccupe les autorités sanitaires qui veulent éviter de voir le système de santé submergé par une quatrième vague, et alors que notamment le taux de vaccination des soignants plafonne.

"Le message envoyé a été de dire +C'est l'été, c'est fini, on va avoir un bel été+. Malheureusement, ce n'est pas ce qui se présente devant nous. On a raté l'opportunité d'envoyer ce message : +On va prudemment rouvrir, mais faites attention parce que ce n'est pas terminé, et surtout, vaccinez-vous, vaccinez-vous, vaccinez-vous+", selon l'épidémiologiste Dominique Costagliola pour qui "il faut potentiellement revenir sur certaines mesures abandonnées le 30 juin (et décider du) retour des jauges dans les salles à l'intérieur" dans les endroits publics, restaurants compris, a-t-elle affirmé sur la chaîne BFMTV.

Dimanche, il y a eu 4.256 nouveaux cas enregistrés en France, contre 2.549 il y a une semaine, et le chiffre pourrait monter à "6.000 dans une semaine, 10.000 dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 début août si nous n'agissons pas", a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Sur une éventuelle extension du pass sanitaire, le Conseil scientifique prône un abaissement de la jauge (actuellement fixée à 1.000 personnes) pour les événements soumis à ce pass, ainsi que des "mesures partielles de restrictions" dans les zones géographiques les plus touchées, "y compris en juillet et août".

Emmanuel Macron , le président français doit parler en début de soirée, pour détailler les mesures qui auront été prises plus tôt dans la journée lors d'un conseil de défense au palais de l'Elysée. Il "parlera de la situation sanitaire et de son évolution, à la lumière des données de l'épidémie dans les autres pays, et de l'importance de la vaccination", indique-t-on dans son entourage.Objet de nombreuses concertations depuis plusieurs jours, la vaccination obligatoire des soignants devrait être à l'agenda, "une hypothèse très probable et légitime", selon le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune.Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, a plaidé lundi sur la télévision Public Sénat en faveur d'une vaccination obligatoire pour les professionnels "en contact avec des publics fragiles, pas uniquement les soignants", comme c'est déjà le cas au Royaume-Uni, en Russie ou aux Etats-Unis.En plus du volet vaccination, Emmanuel Macron pourrait annoncer certaines mesures durcissant l'accès à des évènements ou lieux potentiellements propices à la contagion, via une possible extension du pass sanitaire qui permet de vérifier le statut sanitaire d'une personne.Cette intervention présidentielle intervient alors que les Français ont commencé à profiter des effets du déconfinement et que l'économie semble bien orientée. Restaurants, spectacles, tout un pan de la vie économique et sociale du pays est en train de repartir.Mais la propagation du variant Delta préoccupe les autorités sanitaires qui veulent éviter de voir le système de santé submergé par une quatrième vague, et alors que notamment le taux de vaccination des soignants plafonne."Le message envoyé a été de dire +C'est l'été, c'est fini, on va avoir un bel été+. Malheureusement, ce n'est pas ce qui se présente devant nous. On a raté l'opportunité d'envoyer ce message : +On va prudemment rouvrir, mais faites attention parce que ce n'est pas terminé, et surtout, vaccinez-vous, vaccinez-vous, vaccinez-vous+", selon l'épidémiologiste Dominique Costagliola pour qui "il faut potentiellement revenir sur certaines mesures abandonnées le 30 juin (et décider du) retour des jauges dans les salles à l'intérieur" dans les endroits publics, restaurants compris, a-t-elle affirmé sur la chaîne BFMTV.Dimanche, il y a eu 4.256 nouveaux cas enregistrés en France, contre 2.549 il y a une semaine, et le chiffre pourrait monter à "6.000 dans une semaine, 10.000 dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 début août si nous n'agissons pas", a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran.Sur une éventuelle extension du pass sanitaire, le Conseil scientifique prône un abaissement de la jauge (actuellement fixée à 1.000 personnes) pour les événements soumis à ce pass, ainsi que des "mesures partielles de restrictions" dans les zones géographiques les plus touchées, "y compris en juillet et août".