Au milieu d'un débat sur les violences faites aux femmes, un vote a été organisé sur ce texte après d'ultimes négociations ardues et de nouveaux retraits de mentions dans le texte. Treize pays ont voté en faveur du texte, la Russie et la Chine s'abstenant. Ces deux pays ont expliqué vouloir combattre les violences sexuelles dans les conflits mais dénoncé "des interprétations laxistes" dans le texte et une lutte "manipulée" pour arriver à créer de nouvelles structures onusiennes et "outrepasser" des mandats déjà approuvés.

A l'origine, le projet de texte allemand voulait établir un groupe de travail formel, mettre en place un "mécanisme" pour aider à faire traduire les coupables en justice et développer la protection des victimes en leur reconnaissant des droits en matière de droits sexuels et reproductifs. La Russie, la Chine et les Etats-Unis se sont opposés à la création du "mécanisme" de justice, le groupe de travail a été balayé, et Washington a menacé d'imposer un veto si des mentions évoquaient les droits reproductifs, craignant un encouragement aux avortements.

Toute référence à des droits reproductifs a finalement été supprimée, ce que la France a vivement dénoncé. "Nous sommes consternés par le fait qu'un Etat ait exigé le retrait de la référence à la santé sexuelle et reproductive pourtant agréée" dans de précédentes résolutions en 2009 et 2013, a déclaré l'ambassadeur français à l'Onu, François Delattre. "Nous déplorons que des menaces de veto aient été agitées par des membres permanents de ce Conseil pour contester 25 ans d'acquis en faveur des droits des femmes dans des situations de conflits armés", a-t-il ajouté.

Au milieu d'un débat sur les violences faites aux femmes, un vote a été organisé sur ce texte après d'ultimes négociations ardues et de nouveaux retraits de mentions dans le texte. Treize pays ont voté en faveur du texte, la Russie et la Chine s'abstenant. Ces deux pays ont expliqué vouloir combattre les violences sexuelles dans les conflits mais dénoncé "des interprétations laxistes" dans le texte et une lutte "manipulée" pour arriver à créer de nouvelles structures onusiennes et "outrepasser" des mandats déjà approuvés. A l'origine, le projet de texte allemand voulait établir un groupe de travail formel, mettre en place un "mécanisme" pour aider à faire traduire les coupables en justice et développer la protection des victimes en leur reconnaissant des droits en matière de droits sexuels et reproductifs. La Russie, la Chine et les Etats-Unis se sont opposés à la création du "mécanisme" de justice, le groupe de travail a été balayé, et Washington a menacé d'imposer un veto si des mentions évoquaient les droits reproductifs, craignant un encouragement aux avortements. Toute référence à des droits reproductifs a finalement été supprimée, ce que la France a vivement dénoncé. "Nous sommes consternés par le fait qu'un Etat ait exigé le retrait de la référence à la santé sexuelle et reproductive pourtant agréée" dans de précédentes résolutions en 2009 et 2013, a déclaré l'ambassadeur français à l'Onu, François Delattre. "Nous déplorons que des menaces de veto aient été agitées par des membres permanents de ce Conseil pour contester 25 ans d'acquis en faveur des droits des femmes dans des situations de conflits armés", a-t-il ajouté.