On la regarde souvent de travers mais elle s'en moque. Quand Pauline Roman, 19 ans, ne met pas de minijupe, elle enfile un short, ou l'inverse. Eté comme hiver. A Montpellier, où elle fait ses études, comme à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, où vit sa famille. Anne, 40 ans, institutrice aux Allagniers, à Rillieux-la-Pape (également dans la métropole lyonnaise), porte volontiers la jupe, elle aussi, dans ce quartier où les femmes sont presque toutes voilées. " Parce tout le monde, parents et enfants, me connaît et me respecte, dit-elle. Et parce que je ne veux pas me laisser intimider par qui que ce soit. " Le coeur de Lydia Guirous, 32 ans, auteur de #JeSuisMarianne (Grasset), un temps porte-parole du parti les Républicains, balance chaque matin entre jupe et robe. " La coquetterie et la féminité sont redevenues un combat politique, assure cette Roubaisienne émigrée à Paris. Ce n'est pas politiquement correct de le dire, mais il y a des rues, des places, des cafés, des marchés et des commerces où les femmes, aujourd'hui, se sentent mal à l'aise, en jupe et tête nue. "
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