Le rassemblement, s'est tenu dans la commune de Kohdaman, à la lisière de la capitale afghane dont les talibans avaient été maintenus à distance pendant les deux décennies d'intervention militaire occidentale.

A la tribune, Mawlawi Muslim Haqqani, le vice-ministre des Affaires religieuses, a loué la victoire du mouvement islamiste qui signe selon lui la défaite des "chrétiens" et des "Occidentaux".

Face au chef taliban, une foule grossissante d'environ 1.500 personnes, uniquement des hommes ou des garçons vêtus en majorité de l'habit traditionnel taliban, avait pris place sous des bâches d'ombrage dressées au milieu d'un terrain vide.

A l'extérieur, des dizaines de gardes lourdement armés encadraient le rassemblement, tandis qu'un haut-parleur claironnait un chant de victoire: "L'Amérique vaincue. Impossible. Impossible. Mais possible!".

Le rassemblement avait débuté dans la matinée par une procession d'hommes en tenue de combat, tous armés, arborant le drapeau taliban blanc avec la profession de foi musulmane inscrite en noir, et pour certains, lance-roquette à l'épaule.

La foule les a accueillis d'un traditionnel "takbir", la formule religieuse "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) reprise plusieurs fois.

Alors que les combats ont quasiment cessé dans le pays, un autre intervenant, présenté sous le nom de Rahmatullah, a estimé que cette situation inédite depuis 20 ans avait été rendue possible par "les files de jeunes qui se sont portés candidats au martyre".

"Leurs termes"

"Les Nations-Unies, sont juste l'autre nom des Etats-Unis et leur mandat ne vise qu'à détruire les pays musulmans, si vous acceptez leurs termes, vous ne ferez pas mieux que le précédent gouvernement", a ensuite lancé à la tribune Mohammad Akram, responsable d'un groupe de commando taliban.

Sept semaines après la prise de pouvoir éclair des combattants islamistes, "l'Emirat islamique", le nouveau régime décrété par les talibans, cherche à assoir sa légitimité auprès de la population, comme du reste des nations, mais aussi à surmonter ses divisions internes.

Des milliers d'Afghans, dont une grande partie de l'opposition redoutant les exactions du mouvement islamiste, ont déjà fui le pays. Dans le pays, l'opposition civile aux talibans est devenue de fait impossible. Toutes les manifestations ont été interdites par le nouveau pouvoir depuis le 8 septembre et les contrevenants sont menacés de "sévères actions légales".

Début septembre, des talibans armés avaient dispersé des manifestations dans plusieurs villes, dont Kaboul, Faizabad et Hérat où deux personnes avaient été tuées.

A Kaboul les quelques manifestations regroupant une poignée de femmes réclamant le droit à l'éducation ont été dispersées avec violence par des milices armées.

A l'inverse, les talibans ont invité début septembre 300 femmes, apparues intégralement voilées, à manifester publiquement leur soutien au nouveau régime lors d'une conférence organisée à l'université de Kaboul.

Les talibans ont formé début août un gouvernement, dirigé par Mohammad Hassan Akhund, un ancien proche collaborateur du fondateur du mouvement, le mollah Omar décédé en 2013. Tous les membres de ce cabinet sont talibans et presque tous appartiennent à l'ethnie pachtoune.

Ce nouveau gouvernement est désormais confronté au défi de la gestion civile d'un pays entièrement paralysé sur le plan économique et menacé d'une grave crise humanitaire. Aucun pays n'a pour le moment reconnu le nouveau régime mis en place en Afghanistan, même si le Pakistan, la Chine et le Qatar ont pu montrer quelques signes d'ouverture.

La secrétaire d'Etat adjointe américaine Wendy Sherman doit se rendre au Pakistan jeudi et vendredi pour une série d'entretiens avec des responsables gouvernementaux pakistanais. La numéro deux de la diplomatie américaine compte évoquer avec les responsables pakistanais les moyens de faire pression sur le nouveau régime taliban, tant pour le respect des droits fondamentaux que pour une hypothétique composition plus "inclusive" du gouvernement, a t-elle précisé lors d'une conférence de presse.

Le rassemblement, s'est tenu dans la commune de Kohdaman, à la lisière de la capitale afghane dont les talibans avaient été maintenus à distance pendant les deux décennies d'intervention militaire occidentale. A la tribune, Mawlawi Muslim Haqqani, le vice-ministre des Affaires religieuses, a loué la victoire du mouvement islamiste qui signe selon lui la défaite des "chrétiens" et des "Occidentaux".Face au chef taliban, une foule grossissante d'environ 1.500 personnes, uniquement des hommes ou des garçons vêtus en majorité de l'habit traditionnel taliban, avait pris place sous des bâches d'ombrage dressées au milieu d'un terrain vide. A l'extérieur, des dizaines de gardes lourdement armés encadraient le rassemblement, tandis qu'un haut-parleur claironnait un chant de victoire: "L'Amérique vaincue. Impossible. Impossible. Mais possible!".Le rassemblement avait débuté dans la matinée par une procession d'hommes en tenue de combat, tous armés, arborant le drapeau taliban blanc avec la profession de foi musulmane inscrite en noir, et pour certains, lance-roquette à l'épaule. La foule les a accueillis d'un traditionnel "takbir", la formule religieuse "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) reprise plusieurs fois. Alors que les combats ont quasiment cessé dans le pays, un autre intervenant, présenté sous le nom de Rahmatullah, a estimé que cette situation inédite depuis 20 ans avait été rendue possible par "les files de jeunes qui se sont portés candidats au martyre"."Les Nations-Unies, sont juste l'autre nom des Etats-Unis et leur mandat ne vise qu'à détruire les pays musulmans, si vous acceptez leurs termes, vous ne ferez pas mieux que le précédent gouvernement", a ensuite lancé à la tribune Mohammad Akram, responsable d'un groupe de commando taliban. Sept semaines après la prise de pouvoir éclair des combattants islamistes, "l'Emirat islamique", le nouveau régime décrété par les talibans, cherche à assoir sa légitimité auprès de la population, comme du reste des nations, mais aussi à surmonter ses divisions internes.Des milliers d'Afghans, dont une grande partie de l'opposition redoutant les exactions du mouvement islamiste, ont déjà fui le pays. Dans le pays, l'opposition civile aux talibans est devenue de fait impossible. Toutes les manifestations ont été interdites par le nouveau pouvoir depuis le 8 septembre et les contrevenants sont menacés de "sévères actions légales".Début septembre, des talibans armés avaient dispersé des manifestations dans plusieurs villes, dont Kaboul, Faizabad et Hérat où deux personnes avaient été tuées. A Kaboul les quelques manifestations regroupant une poignée de femmes réclamant le droit à l'éducation ont été dispersées avec violence par des milices armées. A l'inverse, les talibans ont invité début septembre 300 femmes, apparues intégralement voilées, à manifester publiquement leur soutien au nouveau régime lors d'une conférence organisée à l'université de Kaboul. Les talibans ont formé début août un gouvernement, dirigé par Mohammad Hassan Akhund, un ancien proche collaborateur du fondateur du mouvement, le mollah Omar décédé en 2013. Tous les membres de ce cabinet sont talibans et presque tous appartiennent à l'ethnie pachtoune.Ce nouveau gouvernement est désormais confronté au défi de la gestion civile d'un pays entièrement paralysé sur le plan économique et menacé d'une grave crise humanitaire. Aucun pays n'a pour le moment reconnu le nouveau régime mis en place en Afghanistan, même si le Pakistan, la Chine et le Qatar ont pu montrer quelques signes d'ouverture. La secrétaire d'Etat adjointe américaine Wendy Sherman doit se rendre au Pakistan jeudi et vendredi pour une série d'entretiens avec des responsables gouvernementaux pakistanais. La numéro deux de la diplomatie américaine compte évoquer avec les responsables pakistanais les moyens de faire pression sur le nouveau régime taliban, tant pour le respect des droits fondamentaux que pour une hypothétique composition plus "inclusive" du gouvernement, a t-elle précisé lors d'une conférence de presse.