Les images explosives d'un Belge au coeur des émeutes au Chili

Le Belge David Rivir, membre de l'équipe technique du groupe de musique anglais Morcheeba, était présent le week-end dernier pour plusieurs concerts à Santiago du Chili. Il a été témoin des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants qui ont enflammé la ville. Reportage en images.

e © David Rivir

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

"On est arrivé jeudi. Tout était calme. On avait un concert le vendredi et il n'y a pas eu de soucis. On nous a expliqué qu'il y avait une manifestation des étudiants contre le prix du métro. Le lendemain, le vendredi soir, durant notre concert, cela a commencé à dégénérer. L'armée a commencé à fermer les restaurants et les salles de concerts, aussi. On a pris l'ampleur de la manifestation après notre concert. Nous avons été escortés vers l'hôtel et nous avons appris que notre concert du samedi était annulé car l'armée s'était déployée en ville."

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

"Les manifestants étaient plusieurs centaines dans notre quartier avec des poêles et casseroles et des cuillères pour les utiliser comme tambour", raconte David Rivir. "Ils ne faisaient que du bruit".

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

"Puis, la police a commencé à utiliser les gaz lacrymogènes contre ces manifestants pacifistes. Nous avons-nous aussi été visés. Vers 17h, chaque rue de la ville était prise d'assaut par les manifestants qui ont commencé à tout arraché pour faire des barricades. Poteaux électriques, panneaux de circulation, bancs... Tout était bon pour construire des obstacles. Ensuite, des casseurs en ont profité pour commencer les pillages et la mise à sac de la ville. Vers 19-20h samedi, la police a quitté le centre étant remplacée par l'armée, avec des armes de guerre à balle réelle."

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

Lundi soir, l'Institut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, a indiqué que parmi les blessés, 84 l'avaient été par armes à feu.

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

Les manifestants protestent contre l'augmentation des prix des transports passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier.

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

L'état d'urgence a été décrété vendredi. Le président conservateur a ensuite tenté de désamorcer la crise en annonçant la suspension de la hausse des prix des tickets de métro mais rien n'y a fait.

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

Ces troubles ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro.

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

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Fronde sociale au CHILI © David Rivir

Le peuple est dans la rue et les tensions ne faiblissent pas. Près de 10.000 policiers et soldats sont déployés. Les patrouilles de militaires dans les rues sont une première dans le pays depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Fronde sociale au CHILI © David Rivir

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Fronde sociale au CHILI © David Rivir

"Les jours d'après, j'ai aussi pu passer du temps au milieu des forces de l'ordre, les policiers et les forces spéciales. Ils sont conscients de la détresse de la population mais ils obéissent aux ordres. La venue du commandant des forces spéciales face à un manifestant en pleurs a été un moment spécial. J'ai cru qu'il allait s'en prendre à lui mais il l'a pris dans ses bras. Cette image me restera marquée à jamais", poursuit David Rivir.

Fronde sociale au CHILI © GETTY

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Depuis le début des émeutes, 239 civils ont été blessés, ainsi qu'une cinquantaine de policiers et militaires, et 2.643 personnes arrêtées.

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