Une porte-parole du service espagnol de sauvetage en mer a indiqué que 111 personnes avaient été secourues mardi dans le détroit de Gibraltar et la mer d'Alboran, et 214 mercredi. Les gardes côtes recherchaient encore une autre embarcation de fortune en détresse.

Au moins 769 migrants sont morts en 2018 dans cette partie de la Méditerranée, entre le nord de l'Afrique et l'Espagne, plus de trois fois plus que pendant toute l'année 2017, selon le dernier bilan au 19 décembre publié par l'Organisation internationale pour les migrations (OMI). Selon la CEAR, une organisation non gouvernementale d'aide aux réfugiés, il s'agit du plus grand nombre de victimes décédées en essayant de gagner les côtes espagnole depuis 2006.

Cette route migratoire maritime n'est pas la plus mortelle - au moins 1.278 migrants sont morts en 2018 en tentant d'atteindre l'Italie et Malte - mais c'est "la plus fréquentée" selon l'OIM, avec plus de 56.000 arrivées. Cependant, les migrants marocains majeurs sont souvent renvoyés vers le Royaume du Maroc, en application d'un accord avec Rabat.

La question migratoire est désormais exploitée politiquement par l'opposition de droite et l'extrême droite, qui a fait pour la première fois son entrée dans un parlement régional, en Andalousie, le mois dernier. Arrivé au pouvoir en juin, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a par ailleurs revendiqué une politique "humanitaire" en accueillant à cinq reprises en Espagne des navires chargés de migrants refusés par l'Italie et Malte.

Plus de 300 migrants secourus le 21 décembre au large de la Libye ont ainsi pu débarquer le 28 décembre en Andalousie (sud) après être restés une semaine en mer à bord du navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, à bord duquel ils avaient célébré Noël.

Une porte-parole du service espagnol de sauvetage en mer a indiqué que 111 personnes avaient été secourues mardi dans le détroit de Gibraltar et la mer d'Alboran, et 214 mercredi. Les gardes côtes recherchaient encore une autre embarcation de fortune en détresse. Au moins 769 migrants sont morts en 2018 dans cette partie de la Méditerranée, entre le nord de l'Afrique et l'Espagne, plus de trois fois plus que pendant toute l'année 2017, selon le dernier bilan au 19 décembre publié par l'Organisation internationale pour les migrations (OMI). Selon la CEAR, une organisation non gouvernementale d'aide aux réfugiés, il s'agit du plus grand nombre de victimes décédées en essayant de gagner les côtes espagnole depuis 2006.Cette route migratoire maritime n'est pas la plus mortelle - au moins 1.278 migrants sont morts en 2018 en tentant d'atteindre l'Italie et Malte - mais c'est "la plus fréquentée" selon l'OIM, avec plus de 56.000 arrivées. Cependant, les migrants marocains majeurs sont souvent renvoyés vers le Royaume du Maroc, en application d'un accord avec Rabat. La question migratoire est désormais exploitée politiquement par l'opposition de droite et l'extrême droite, qui a fait pour la première fois son entrée dans un parlement régional, en Andalousie, le mois dernier. Arrivé au pouvoir en juin, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a par ailleurs revendiqué une politique "humanitaire" en accueillant à cinq reprises en Espagne des navires chargés de migrants refusés par l'Italie et Malte. Plus de 300 migrants secourus le 21 décembre au large de la Libye ont ainsi pu débarquer le 28 décembre en Andalousie (sud) après être restés une semaine en mer à bord du navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, à bord duquel ils avaient célébré Noël.