"Si les États ont le droit de contrôler leurs frontières et d'assurer leur sécurité cela ne peut se faire au détriment des droits humains", a souligné Dunja Mijatovic.

La gardienne européenne des droits de l'homme prend pour exemples de récentes tragédies de naufrages et noyades en mer Méditerranée. Selon elle, les ONG ont un rôle crucial pour porter secours. "Elles devraient pouvoir librement utiliser les ports et autres infrastructures pour leurs opérations de sauvetage et pour aider les migrants", a-t-elle estimé.

Sa déclaration fait écho aux cas récents d'embarcations que Malte et l'Italie ont refusé de laisser accoster, voulant que les bateaux ayant récupéré des migrants en mer les ramènent vers la Libye. Or, les migrants qui retournent en Libye risquent, selon les Nations unies, une détention arbitraire et de mauvaises conditions de détention, ainsi que la torture, des extorsions et des travaux forcés.

Du côté des États européens, plusieurs rétorquent que les associations qui secourent les migrants en mer alimentent le trafic des passeurs et refusent de suivre les injonctions. Selon SOS Méditerranée, il n'y a actuellement plus aucun navire de sauvetage d'ONG dans les eaux entre la Libye, Malte et l'Italie.

"Si les États ont le droit de contrôler leurs frontières et d'assurer leur sécurité cela ne peut se faire au détriment des droits humains", a souligné Dunja Mijatovic. La gardienne européenne des droits de l'homme prend pour exemples de récentes tragédies de naufrages et noyades en mer Méditerranée. Selon elle, les ONG ont un rôle crucial pour porter secours. "Elles devraient pouvoir librement utiliser les ports et autres infrastructures pour leurs opérations de sauvetage et pour aider les migrants", a-t-elle estimé. Sa déclaration fait écho aux cas récents d'embarcations que Malte et l'Italie ont refusé de laisser accoster, voulant que les bateaux ayant récupéré des migrants en mer les ramènent vers la Libye. Or, les migrants qui retournent en Libye risquent, selon les Nations unies, une détention arbitraire et de mauvaises conditions de détention, ainsi que la torture, des extorsions et des travaux forcés. Du côté des États européens, plusieurs rétorquent que les associations qui secourent les migrants en mer alimentent le trafic des passeurs et refusent de suivre les injonctions. Selon SOS Méditerranée, il n'y a actuellement plus aucun navire de sauvetage d'ONG dans les eaux entre la Libye, Malte et l'Italie.