L'idée que les enfants migrants peuvent simplement être réintégrés dans leurs communautés est "plus compliquée" qu'il n'y paraît, affirme l'Unicef.

Le rapport prend l'exemple de parents, souvent originaires du Honduras, du Guatemala ou du Salvador, qui paient quelque 15.000 dollars (13.300 euros) à un passeur pour envoyer leur enfant non accompagné aux Etats-Unis.

Ces familles pauvres financent le voyage en vendant leurs biens ou en contractant d'énormes crédits. Les enfants se retrouvent ensuite sans véritable foyer dans lequel ils peuvent retourner, explique María Cristina Perceval, directrice de l'Unicef pour l'Amérique latine et les Caraïbes.

Les familles ainsi que les enfants se retrouvent criblées de dettes et peuvent être approchées par des gangs, selon l'experte. Cela augmente le risque que les mineurs retentent leur chance à l'étranger par la suite.

Les adultes sont aussi fréquemment stigmatisés par leurs communautés et se voient refuser des emplois, ajoute le rapport, "pour avoir échoué dans leur tentative d'atteindre et de rester aux Etats-Unis."

Dans certaines sociétés, les filles sont particulièrement touchées. L'idée veut qu'elles aient été victimes de violences sexuelles aux Etats-Unis et qu'elles soient "en quelque sorte souillées", affirme Nadine Perrault, représentante de l'Unicef au Salvador.

L'idée que les enfants migrants peuvent simplement être réintégrés dans leurs communautés est "plus compliquée" qu'il n'y paraît, affirme l'Unicef. Le rapport prend l'exemple de parents, souvent originaires du Honduras, du Guatemala ou du Salvador, qui paient quelque 15.000 dollars (13.300 euros) à un passeur pour envoyer leur enfant non accompagné aux Etats-Unis. Ces familles pauvres financent le voyage en vendant leurs biens ou en contractant d'énormes crédits. Les enfants se retrouvent ensuite sans véritable foyer dans lequel ils peuvent retourner, explique María Cristina Perceval, directrice de l'Unicef pour l'Amérique latine et les Caraïbes. Les familles ainsi que les enfants se retrouvent criblées de dettes et peuvent être approchées par des gangs, selon l'experte. Cela augmente le risque que les mineurs retentent leur chance à l'étranger par la suite. Les adultes sont aussi fréquemment stigmatisés par leurs communautés et se voient refuser des emplois, ajoute le rapport, "pour avoir échoué dans leur tentative d'atteindre et de rester aux Etats-Unis." Dans certaines sociétés, les filles sont particulièrement touchées. L'idée veut qu'elles aient été victimes de violences sexuelles aux Etats-Unis et qu'elles soient "en quelque sorte souillées", affirme Nadine Perrault, représentante de l'Unicef au Salvador.