Dans cette présidentielle aux rebondissements sans fin, pour laquelle plus de 17,5 millions d'Américains ont déjà voté de façon anticipée, les deux candidats répondront jeudi soir en direct aux questions d'électeurs, mais chacun sur une chaîne différente.

Le président républicain fera face à des électeurs pendant une heure en Floride jeudi soir (20h00, minuit GMT) sur NBC, au moment où son adversaire démocrate se pliera au même type d'exercice dans son Etat natal de Pennsylvanie sur une chaîne concurrente, ABC.

Deux Etats-clés remportés par le milliardaire républicain en 2016 et où Joe Biden, 77 ans, apparaît désormais en mesure de disputer la victoire.

L'ancien vice-président démocrate mène de près de dix points de pourcentage dans la moyenne nationale des enquêtes d'opinion pour la présidentielle du 3 novembre. Mais surtout, bien qu'avec une marge plus étroite, dans les Etats-clés qui font les élections aux Etats-Unis en basculant d'un parti à l'autre.

Assez pour pousser le sénateur Lindsey Graham à confesser auprès de ses rivaux démocrates qu'ils avaient "de bonnes chances de gagner la Maison Blanche", une prise de position rarissime pour cette figure du parti républicain.

Les propos du sénateur républicain Ted Cruz, évoquant la semaine dernière le spectre d'un "bain de sang" pour le parti conservateur ont aussi marqué les esprits.

- "Perdu la boule" -

Mais les observateurs répètent régulièrement leurs appels à la prudence, pointant pour exemple le scrutin de 2016, où Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine, en battant Hillary Clinton. Elle aussi était en tête dans les sondages dans les semaines précédentes.

Le président, désormais rétabli du Covid-19, se disant même "immunisé", intensifie d'ailleurs sa campagne, entouré tous les soirs de milliers de partisans à la casquette rouge dans les Etats-clés. Floride, Pennsylvanie, Iowa: il a enchaîné trois meetings en trois jours et en tenait un quatrième jeudi en Caroline du Nord.

En face, la candidate démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis Kamala Harris, a dû suspendre ses déplacements "par excès de prudence" jusqu'à dimanche en raison de cas de Covid-19 dans son entourage, a annoncé l'équipe de campagne démocrate, qui a précisé que Joe Biden avait été testé négatif mercredi soir.

"Joe est grillé", "Joe a perdu la boule", a lancé mercredi Donald Trump au sujet de son rival septuagénaire, soulevant les rires dans la foule de ses partisans. "S'il gagne, c'est la gauche radicale qui gouvernera le pays. Ils sont accros au pouvoir, et que Dieu nous aide s'ils l'obtiennent", a encore déclaré le président républicain.

- "Les gens adorent le drame" -

Dès la semaine dernière, Donald Trump avait refusé de participer à un deuxième débat, prévu ce jeudi, quand les organisateurs avaient annoncé qu'ils le rendraient virtuel par mesure de précaution, au cas où il serait encore contagieux.

"Je ne vais pas perdre mon temps", avait-il tonné.

Extrêmement précautionneux face au virus, même trop selon les républicains qui l'accusent d'en profiter pour se cacher des électeurs, Joe Biden avait refusé de repousser la date de leur second duel comme le proposait l'équipe Trump.

Pas question de changer un calendrier fixé de longue date pour suivre le "comportement erratique" de Donald Trump, avait lancé l'équipe Biden. Les rendez-vous télévisés de ce soir viennent remplacer ce deuxième duel.

Un troisième débat est toujours prévu le 22 octobre à Nashville, dans le Tennessee.

Jeudi, Donald Trump et la modératrice Savannah Guthrie respecteront la distanciation sociale et les participants venus poser des questions au locataire de la Maison Blanche porteront des masques, a précisé NBC.

Le Dr Anthony Fauci, l'un des principaux experts du gouvernement américain sur le coronavirus, a déclaré que le président "ne transmettait plus de virus infectieux", a ajouté la chaîne.

Tradition politique américaine, le "town hall" est une émission télévisée en direct pendant laquelle un panel d'électeurs, sous la supervision d'un modérateur, interroge un candidat.

Les audiences de ces deux rendez-vous seront particulièrement attendues avant d'être comparées.

Pour David Canon, professeur de sciences politiques à l'université du Wisconsin, cela ne fait aucun doute: le "town hall" du tempétueux Donald Trump attirera plus de téléspectateurs. "Les gens adorent les coups de théâtre."

Dans cette présidentielle aux rebondissements sans fin, pour laquelle plus de 17,5 millions d'Américains ont déjà voté de façon anticipée, les deux candidats répondront jeudi soir en direct aux questions d'électeurs, mais chacun sur une chaîne différente.Le président républicain fera face à des électeurs pendant une heure en Floride jeudi soir (20h00, minuit GMT) sur NBC, au moment où son adversaire démocrate se pliera au même type d'exercice dans son Etat natal de Pennsylvanie sur une chaîne concurrente, ABC.Deux Etats-clés remportés par le milliardaire républicain en 2016 et où Joe Biden, 77 ans, apparaît désormais en mesure de disputer la victoire.L'ancien vice-président démocrate mène de près de dix points de pourcentage dans la moyenne nationale des enquêtes d'opinion pour la présidentielle du 3 novembre. Mais surtout, bien qu'avec une marge plus étroite, dans les Etats-clés qui font les élections aux Etats-Unis en basculant d'un parti à l'autre. Assez pour pousser le sénateur Lindsey Graham à confesser auprès de ses rivaux démocrates qu'ils avaient "de bonnes chances de gagner la Maison Blanche", une prise de position rarissime pour cette figure du parti républicain.Les propos du sénateur républicain Ted Cruz, évoquant la semaine dernière le spectre d'un "bain de sang" pour le parti conservateur ont aussi marqué les esprits.- "Perdu la boule" -Mais les observateurs répètent régulièrement leurs appels à la prudence, pointant pour exemple le scrutin de 2016, où Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine, en battant Hillary Clinton. Elle aussi était en tête dans les sondages dans les semaines précédentes. Le président, désormais rétabli du Covid-19, se disant même "immunisé", intensifie d'ailleurs sa campagne, entouré tous les soirs de milliers de partisans à la casquette rouge dans les Etats-clés. Floride, Pennsylvanie, Iowa: il a enchaîné trois meetings en trois jours et en tenait un quatrième jeudi en Caroline du Nord.En face, la candidate démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis Kamala Harris, a dû suspendre ses déplacements "par excès de prudence" jusqu'à dimanche en raison de cas de Covid-19 dans son entourage, a annoncé l'équipe de campagne démocrate, qui a précisé que Joe Biden avait été testé négatif mercredi soir."Joe est grillé", "Joe a perdu la boule", a lancé mercredi Donald Trump au sujet de son rival septuagénaire, soulevant les rires dans la foule de ses partisans. "S'il gagne, c'est la gauche radicale qui gouvernera le pays. Ils sont accros au pouvoir, et que Dieu nous aide s'ils l'obtiennent", a encore déclaré le président républicain.- "Les gens adorent le drame" -Dès la semaine dernière, Donald Trump avait refusé de participer à un deuxième débat, prévu ce jeudi, quand les organisateurs avaient annoncé qu'ils le rendraient virtuel par mesure de précaution, au cas où il serait encore contagieux. "Je ne vais pas perdre mon temps", avait-il tonné. Extrêmement précautionneux face au virus, même trop selon les républicains qui l'accusent d'en profiter pour se cacher des électeurs, Joe Biden avait refusé de repousser la date de leur second duel comme le proposait l'équipe Trump. Pas question de changer un calendrier fixé de longue date pour suivre le "comportement erratique" de Donald Trump, avait lancé l'équipe Biden. Les rendez-vous télévisés de ce soir viennent remplacer ce deuxième duel.Un troisième débat est toujours prévu le 22 octobre à Nashville, dans le Tennessee.Jeudi, Donald Trump et la modératrice Savannah Guthrie respecteront la distanciation sociale et les participants venus poser des questions au locataire de la Maison Blanche porteront des masques, a précisé NBC.Le Dr Anthony Fauci, l'un des principaux experts du gouvernement américain sur le coronavirus, a déclaré que le président "ne transmettait plus de virus infectieux", a ajouté la chaîne.Tradition politique américaine, le "town hall" est une émission télévisée en direct pendant laquelle un panel d'électeurs, sous la supervision d'un modérateur, interroge un candidat. Les audiences de ces deux rendez-vous seront particulièrement attendues avant d'être comparées.Pour David Canon, professeur de sciences politiques à l'université du Wisconsin, cela ne fait aucun doute: le "town hall" du tempétueux Donald Trump attirera plus de téléspectateurs. "Les gens adorent les coups de théâtre."