La commission Judiciaire de la chambre basse du Congrès enquête sur des soupçons d'"entrave à la justice, de corruption et d'autres abus de pouvoir de la part du président Trump, ses associés et des membres de son administration", précise-t-elle dans un communiqué.

Elle a contacté 81 personnes et organisations au total, dont Allen Weisselberg, directeur financier de la Trump Organization, l'avocat personnel du président Jay Sekulow, d'anciens responsables de la Maison Blanche comme Steve Bannon, Sean Spicer et Hope Hicks, ainsi que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Dans les lettres, la commission les exhorte à livrer les documents d'ici le 18 mars.

"Ces dernières années, le président Trump n'a pas eu à rendre des compte sur ses attaques presque quotidiennes contre nos règles et normes légales, éthiques et constitutionnelles fondamentales", a écrit le président démocrate de cette commission, Jerrold Nadler.

"Il s'agit d'une période critique pour notre nation et nous avons la responsabilité d'enquêter", poursuit-il.

Dimanche, Jerry Nadler, élu de la Chambre des représentants, avait expliqué que les soupçons d'entrave à la justice s'appuyaient sur les accusations répétées de "chasse aux sorcières" lancées par le 45e président des Etats-Unis à l'encontre de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie.

Les démocrates ont repris la majorité à la Chambre en janvier, avec la promesse de lancer nombreuses enquêtes parlementaires contre le président après deux ans de majorité républicaine.

Ces nouvelles investigations, et la multitude de documents exigés, pourraient fournir des munitions aux démocrates s'ils lançaient une éventuelle procédure de destitution, ou "impeachement", contre Donald Trump.

Mais les chefs démocrates du Congrès apparaissent encore réticents à jouer cette carte, qui semble difficile à concrétiser tant que les républicains contrôlent le Sénat, et qui pourrait galvaniser la base du président.

"La route est encore longue vers l'+impeachment+", a déclaré Jerry Nadler, qui s'exprimait lors d'un entretien sur la chaîne ABC dimanche.

Pour Trump, l'enquête des démocrates est "bidon"

Le président américain Donald Trump a qualifié lundi de "bidon" une vaste enquête parlementaire lancée par des démocrates qui ont notamment réclamé des documents à ses fils et son gendre, mais il a assuré qu'il y coopérerait.

Le président républicain a de nouveau rejeté les soupçons de collusion avec la Russie lors de la campagne de 2016, qui constituent l'un des volets de cette enquête officiellement lancée lundi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

Mais "je coopère avec tout le monde", a-t-il lancé.

Le détail des communications Trump/Poutine

Trois puissantes commissions de la Chambre des représentants américaine, contrôlée par les démocrates, ont demandé lundi à la Maison Blanche de communiquer les détails des rencontres et des échanges entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.

Donald Trump avait suscité la polémique après un sommet avec Vladimir Poutine le 16 juillet 2018, car il avait semblé prendre la défense du président russe dont le pays est accusé de s'être ingéré dans la campagne présidentielle de 2016. "J'ai le président Poutine qui vient de dire que ce n'était pas la Russie (...) Et je ne vois pas pourquoi cela le serait", avait notamment déclaré le président américain lors d'une conférence de presse, suscitant la stupéfaction d'élus démocrates comme républicains.

En janvier dernier, le Washington Post avait affirmé qu'il n'existait aucun rapport détaillé des échanges que Donald Trump a eus avec Vladimir à cinq endroits différents au cours des deux dernières années. Des informations que le Congrès a "le devoir constitutionnel" de vérifier, ont dit lundi les trois commissions.

Le journal avait aussi assuré qu'après une entrevue avec Vladimir Poutine en 2017 à Hambourg, en Allemagne, le président américain se serait emparé des notes de son interprète en lui demandant de ne pas partager avec les autres membres de son administration la teneur de la discussion.

Les présidents des commissions parlementaires du Renseignement, des Affaires étrangères et du Contrôle du gouvernement précisent dans leur courrier à la Maison Blanche avoir déjà effectué des démarches pour savoir si Donald Trump avait "dissimulé" ou "de facto détruit" des rapports sur ces conversations avec le président russe.

"Ces accusations soulèvent de sérieuses inquiétudes sur la possibilité que des matériels se rapportant à des communications spécifiques aient été manipulés ou soustraits aux archives présidentielles en contradiction directes avec les lois fédérales", écrivent-ils dans leur lettre adressée au chef de cabinet de la Maison Blanche, Mick Mulvaney.

Les relations avec la Russie empoisonnent la présidence de Donald Trump depuis le début de son mandat. L'ingérence de la Russie dans le processus électoral et la question d'une éventuelle collusion avec la campagne Trump font aussi l'objet d'une enquête judiciaire menée par le procureur spécial Robert Mueller.

La commission Judiciaire de la chambre basse du Congrès enquête sur des soupçons d'"entrave à la justice, de corruption et d'autres abus de pouvoir de la part du président Trump, ses associés et des membres de son administration", précise-t-elle dans un communiqué. Elle a contacté 81 personnes et organisations au total, dont Allen Weisselberg, directeur financier de la Trump Organization, l'avocat personnel du président Jay Sekulow, d'anciens responsables de la Maison Blanche comme Steve Bannon, Sean Spicer et Hope Hicks, ainsi que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Dans les lettres, la commission les exhorte à livrer les documents d'ici le 18 mars."Ces dernières années, le président Trump n'a pas eu à rendre des compte sur ses attaques presque quotidiennes contre nos règles et normes légales, éthiques et constitutionnelles fondamentales", a écrit le président démocrate de cette commission, Jerrold Nadler."Il s'agit d'une période critique pour notre nation et nous avons la responsabilité d'enquêter", poursuit-il. Dimanche, Jerry Nadler, élu de la Chambre des représentants, avait expliqué que les soupçons d'entrave à la justice s'appuyaient sur les accusations répétées de "chasse aux sorcières" lancées par le 45e président des Etats-Unis à l'encontre de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie. Les démocrates ont repris la majorité à la Chambre en janvier, avec la promesse de lancer nombreuses enquêtes parlementaires contre le président après deux ans de majorité républicaine. Ces nouvelles investigations, et la multitude de documents exigés, pourraient fournir des munitions aux démocrates s'ils lançaient une éventuelle procédure de destitution, ou "impeachement", contre Donald Trump. Mais les chefs démocrates du Congrès apparaissent encore réticents à jouer cette carte, qui semble difficile à concrétiser tant que les républicains contrôlent le Sénat, et qui pourrait galvaniser la base du président. "La route est encore longue vers l'+impeachment+", a déclaré Jerry Nadler, qui s'exprimait lors d'un entretien sur la chaîne ABC dimanche.Pour Trump, l'enquête des démocrates est "bidon" Le président américain Donald Trump a qualifié lundi de "bidon" une vaste enquête parlementaire lancée par des démocrates qui ont notamment réclamé des documents à ses fils et son gendre, mais il a assuré qu'il y coopérerait.Le président républicain a de nouveau rejeté les soupçons de collusion avec la Russie lors de la campagne de 2016, qui constituent l'un des volets de cette enquête officiellement lancée lundi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.Mais "je coopère avec tout le monde", a-t-il lancé.Le détail des communications Trump/Poutine Trois puissantes commissions de la Chambre des représentants américaine, contrôlée par les démocrates, ont demandé lundi à la Maison Blanche de communiquer les détails des rencontres et des échanges entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.Donald Trump avait suscité la polémique après un sommet avec Vladimir Poutine le 16 juillet 2018, car il avait semblé prendre la défense du président russe dont le pays est accusé de s'être ingéré dans la campagne présidentielle de 2016. "J'ai le président Poutine qui vient de dire que ce n'était pas la Russie (...) Et je ne vois pas pourquoi cela le serait", avait notamment déclaré le président américain lors d'une conférence de presse, suscitant la stupéfaction d'élus démocrates comme républicains.En janvier dernier, le Washington Post avait affirmé qu'il n'existait aucun rapport détaillé des échanges que Donald Trump a eus avec Vladimir à cinq endroits différents au cours des deux dernières années. Des informations que le Congrès a "le devoir constitutionnel" de vérifier, ont dit lundi les trois commissions.Le journal avait aussi assuré qu'après une entrevue avec Vladimir Poutine en 2017 à Hambourg, en Allemagne, le président américain se serait emparé des notes de son interprète en lui demandant de ne pas partager avec les autres membres de son administration la teneur de la discussion.Les présidents des commissions parlementaires du Renseignement, des Affaires étrangères et du Contrôle du gouvernement précisent dans leur courrier à la Maison Blanche avoir déjà effectué des démarches pour savoir si Donald Trump avait "dissimulé" ou "de facto détruit" des rapports sur ces conversations avec le président russe."Ces accusations soulèvent de sérieuses inquiétudes sur la possibilité que des matériels se rapportant à des communications spécifiques aient été manipulés ou soustraits aux archives présidentielles en contradiction directes avec les lois fédérales", écrivent-ils dans leur lettre adressée au chef de cabinet de la Maison Blanche, Mick Mulvaney.Les relations avec la Russie empoisonnent la présidence de Donald Trump depuis le début de son mandat. L'ingérence de la Russie dans le processus électoral et la question d'une éventuelle collusion avec la campagne Trump font aussi l'objet d'une enquête judiciaire menée par le procureur spécial Robert Mueller.