L'ex-capitaine de l'armée brésilienne, qui n'a jamais caché sa nostalgie des années de plomb, a fait ce commentaire après une conversation téléphonique avec le Premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orban.

La Hongrie "est un pays qui a beaucoup souffert du communisme par le passé, un peuple qui sait ce qu'est la dictature. Le Brésil ne sait pas ce qu'est la dictature, ce que c'est de souffrir entre les mains de ces gens", a déclaré M. Bolsonaro lors d'un point presse devant son domicile de Rio de Janeiro.

Interrogé sur les mesures restrictives prises envers les migrants arrivant en Europe par M. Orban, qui leur avait fermé les frontières

de la Hongrie en 2015, le président élu du Brésil a préféré évoquer la situation de son pays. "J'étais contre notre dernière loi sur l'immigration (datant de 2017), qui a transformé le Brésil en un pays sans frontières. Nous ne pouvons pas permettre l'entrée de tous ceux qui arrivent ici seulement parce qu'ils ont voulu venir", a-t-il affirmé.

Le Brésil est en proie à une crise migratoire avec l'arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique et diverses pénuries. Mais l'afflux est moindre que dans des pays tels la Colombie. La semaine dernière, Jair Bolsonaro a annoncé la nomination au ministère des Affaires étrangères d'Ernesto Araujo, fervent admirateur de Donald Trump.

M. Bolsonaro a affirmé que les relations extérieures du Brésil ne seraient pas motivée par des questions idéologiques, ce qui ne l'a pas empêché d'annoncer son intention de se rapprocher de pays comme les Etats-Unis, l'Italie, Israël ou le Chili, avec lesquels il a montré plus d'affinités.