Le Venezuela l'affirme à l'ONU : il n'y aura pas de crise humanitaire dans le pays

13/02/19 à 06:08 - Mise à jour à 06:09

Source: Belga

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé mardi à l'ONU qu'il n'y avait pas de crise humanitaire dans son pays, tout en évoquant une "coopération renforcée" avec l'organisation internationale.

Le Venezuela l'affirme à l'ONU : il n'y aura pas de crise humanitaire dans le pays

© Reuters

Jorge Arreaza a, pour la deuxième fois ce mois-ci, rencontré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, alors que l'impasse politique se poursuit entre le président vénézuélien Nicolas Maduro et le leader de l'opposition Juan Guaido, qui s'est auto-proclamé président par intérim.

L'ONU s'est dite prête, en cas de feu vert du gouvernement Maduro, à renforcer son aide humanitaire au Venezuela, dont la débâcle économique, marquée par des pénuries de vivres et de médicaments, a poussé plus de deux millions de personnes à fuir le pays depuis 2015. "Il n'y a pas de crise humanitaire au Venezuela. Il y a une économie bloquée et assiégée", a déclaré M. Arreaza lors d'une conférence presse au siège de l'ONU, dénonçant le double discours des Etats-Unis. "Un gouvernement qui vous menace de faire usage de la force, d'une invasion, d'un blocage, qui donne à d'autres pays l'ordre de vous bloquer, a-t-il vraiment envie de vous apporter une aide humanitaire?", a-t-il poursuivi.

"C'est un gouvernement hostile qui vous tue d'un côté et vous donne à manger de l'autre". Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué avoir discuté avec M. Guterres d'une "coopération renforcée" entre le Venezuela et les Nations unies, sans donner plus de détails. Le gouvernement vénézuélien a signé mardi à Caracas, en faveur de l'alimentation scolaire, deux accords avec l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et l'agence onusienne de protection des enfants UNICEF. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est proposé de jouer un rôle de médiation au Venezuela, mais a insisté qu'il ne le ferait qu'à la demande des deux parties

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