Réunis à Lima, ces 17 pays d'Amérique, dont le Brésil, l'Argentine, le Canada, le Mexique et l'Uruguay, ont fait part de leur décision de "ne pas reconnaître l'Assemblée constituante", voulue par le dirigeant vénézuélien et qui vient d'être élue, ni les décisions qu'elle pourrait prendre.

Dans un document publié à l'issue d'une réunion de sept heures dans la capitale péruvienne, ils ont apporté leur "plein appui et (leur) solidarité" au Parlement, contrôlé par l'opposition.

Ils ont également condamné "le manque d'élections libres, la violence, la répression et la persécution politique, l'existence de prisonniers politiques".

Le président socialiste Nicolas Maduro fait face depuis avril à un vaste mouvement de protestation pour exiger son départ, alors que le pays pétrolier, autrefois le plus riche d'Amérique du Sud, a sombré économiquement. Les manifestations ont fait 125 morts en quatre mois.

Pour contourner le Parlement, où l'opposition est majoritaire depuis début 2016, il a installé samedi une Assemblée constituante, qui peut notamment dissoudre le Parlement et réécrire la Constitution du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013.

L'opposition avait appelé à de nouveaux blocages de routes mardi, mais seule une petite centaine de personnes y ont participé dans l'est de Caracas, avant d'être dispersées par les gaz lacrymogènes.

Un certain découragement semblait gagner les rangs des anti-Maduro, après l'installation de la Constituante qu'ils n'ont pas réussi à bloquer.

L'Assemblée constituante, qui compte siéger pendant deux ans, a commencé le ménage parmi les voix critiques, destituant la procureure générale Luisa Ortega, devenue ces derniers mois farouche adversaire du président, pour la remplacer par un fidèle du pouvoir.

Sa prochaine action pourrait être de priver d'immunité parlementaire certains députés d'opposition pour les envoyer en prison.

Sur un plan plus anecdotique, M. Maduro a reçu le soutien de l'ancienne star du football argentin Diego Maradona qui s'est offert mardi comme "soldat" à la révolution bolivarienne.

Réunis à Lima, ces 17 pays d'Amérique, dont le Brésil, l'Argentine, le Canada, le Mexique et l'Uruguay, ont fait part de leur décision de "ne pas reconnaître l'Assemblée constituante", voulue par le dirigeant vénézuélien et qui vient d'être élue, ni les décisions qu'elle pourrait prendre. Dans un document publié à l'issue d'une réunion de sept heures dans la capitale péruvienne, ils ont apporté leur "plein appui et (leur) solidarité" au Parlement, contrôlé par l'opposition. Ils ont également condamné "le manque d'élections libres, la violence, la répression et la persécution politique, l'existence de prisonniers politiques". Le président socialiste Nicolas Maduro fait face depuis avril à un vaste mouvement de protestation pour exiger son départ, alors que le pays pétrolier, autrefois le plus riche d'Amérique du Sud, a sombré économiquement. Les manifestations ont fait 125 morts en quatre mois. Pour contourner le Parlement, où l'opposition est majoritaire depuis début 2016, il a installé samedi une Assemblée constituante, qui peut notamment dissoudre le Parlement et réécrire la Constitution du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013. L'opposition avait appelé à de nouveaux blocages de routes mardi, mais seule une petite centaine de personnes y ont participé dans l'est de Caracas, avant d'être dispersées par les gaz lacrymogènes. Un certain découragement semblait gagner les rangs des anti-Maduro, après l'installation de la Constituante qu'ils n'ont pas réussi à bloquer. L'Assemblée constituante, qui compte siéger pendant deux ans, a commencé le ménage parmi les voix critiques, destituant la procureure générale Luisa Ortega, devenue ces derniers mois farouche adversaire du président, pour la remplacer par un fidèle du pouvoir. Sa prochaine action pourrait être de priver d'immunité parlementaire certains députés d'opposition pour les envoyer en prison. Sur un plan plus anecdotique, M. Maduro a reçu le soutien de l'ancienne star du football argentin Diego Maradona qui s'est offert mardi comme "soldat" à la révolution bolivarienne.