"Le terrorisme n'a pas de religion", a affirmé le cheikh Ahmed Al-Tayeb, expliquant qu'il était "injuste" d'attribuer "à l'islam les crimes d'explosion et de destruction (...) simplement parce que ceux qui les commettent lancent 'Allah Akbar'". Son allocution, retransmise à la télévision publique, était prononcée à l'ouverture d'une réunion du "conseil des sages musulmans", une institution regroupant des dignitaires musulmans venus de divers pays, dont l'Egypte, les Emirats arabes unis et la Somalie.

"A ceux qui ont brûlé le Coran et les lieux de culte (musulmans) en Occident, qu'ils sachent que ces actes sont également du terrorisme (...) qui nourrit l'idéologie terroriste dont nous souffrons", a-t-il lancé, avant de préciser: "Ne répondez pas au terrorisme par un terrorisme similaire". Depuis les attentats de Paris, des actes islamophobes ont été recensés dans plusieurs pays européens, notamment en France où une jeune femme voilée a été agressée mercredi à Marseille. A l'issue de la réunion, les membres du "conseil des sages musulmans" ont condamné dans un communiqué "toutes les formes de terrorisme", affirmant que "l'islam était innocent de ces actes terroristes" et que "les premières victimes du terrorisme contemporain étaient les musulmans".