Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Iran, les deux puissances agissantes en Irak, ont condamné l'attaque, la première du genre contre la résidence de M. Kazimi située dans la Zone verte, un périmètre ultra-protégé qui abrite également l'ambassade des Etats-Unis.

Le président américain Joe Biden a "condamné fermement" l'attaque "terroriste", se disant "soulagé" que le Premier ministre irakien "n'ait pas été blessé" et réclamant que les responsables de cet attentat qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, soient jugés.

Selon les services de M. Kazimi, une "tentative d'assassinat ratée" a été perpétrée au moyen d'"un drone piégé" contre sa résidence alors qu'il s'y trouvait.

Au pouvoir depuis mai 2020, Moustafa al-Kazimi a aussitôt appelé sur Twitter au "calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak".

"Ma résidence a été la cible d'une agression lâche. Dieu soit loué, je vais bien", a-t-il déclaré dans une vidéo où on le voit assis à un bureau.

L'attaque survient près d'un mois après les législatives du 10 octobre qui ont vu l'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'ex-paramilitaires pro-Iran, perdre nombre de sièges selon les résultats préliminaires.

Cette formation dénonce une "fraude" électorale et des partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'en être "complice".

- "Trois drones" -

Selon des sources sécuritaires, "trois drones" ont été lancés depuis un secteur situé à un peu plus d'un kilomètre à vol d'oiseau de la résidence. "Deux drones ont été abattus" par la garde rapprochée de M. Kazimi et le troisième a pu faire exploser sa charge.

Une autre source sécuritaire a indiqué à l'AFP que deux gardes du corps du Premier ministre avaient été blessés.

Des photos distribuées par les services de M. Kazimi montrent des gravats sur le sol et des escaliers extérieurs endommagés.

Le président irakien Barham Saleh a dénoncé une "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel".

L'influent leader chiite Moqtada Sadr, dont le courant est arrivé en tête des élections, a, lui, évoqué une attaque "contre l'Irak et le peuple irakien".

Qaïs al-Khazali, le chef d'Assaïb Ahl al-Haq, l'un des principaux groupes du Hachd al-Chaabi, a appelé à "traduire en justice" les auteurs de l'attaque s'il s'avère bien que cette attaque est "bien réelle et non un accident".

La communauté internationale a condamné l'attaque, y compris le grand voisin iranien qui a appelé à la "vigilance pour déjouer les complots visant la sécurité" en Irak, dans une allusion claire aux Etats-Unis, aux relations plus que tendues avec Téhéran.

La Ligue arabe, le Liban, la Syrie, le Qatar, les Emirats, et les voisins koweïtien, saoudien et jordanien l'ont également condamnée, tout comme la France, l'ONU, l'Union européenne et l'Otan.

- "Avertissements" -

Les attaques contre la Zone verte sont récurrentes et ont souvent visé par le passé l'ambassade américaine. Celles menées au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois, notamment contre les intérêts américains en Irak, où les Etats-Unis déploient quelque 2.500 soldats.

L'Irak est secoué par de fortes tensions politiques liées aux élections du 10 octobre, dont les résultats définitifs doivent être publiés d'ici quelques semaines.

Pour Renad Mansour du centre de réflexion Chatham House, l'attaque contre M. Kazimi est "liée au processus de formation du gouvernement". "C'est désormais une stratégie courante pour envoyer des avertissements, à M. Kazimi et à Moqtada Sadr", dit-il à l'AFP.

Des partisans du Hachd al-Chaabi observent des sit-in à deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats préliminaires du scrutin.

Et des heurts ont opposé vendredi des centaines d'entre eux aux forces de sécurité. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".

Une partie des Irakiens accusent le Hachd, qui a combattu le groupe jihadiste Etat islamique et est désormais intégré à l'Etat irakien, d'être le relais de l'Iran. Ils lui attribuent la responsabilité des assassinats et des enlèvements de militants antipouvoir qui se sont soulevés en octobre 2019.

Malgré sa déroute électorale, cette coalition devrait rester une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Iran, les deux puissances agissantes en Irak, ont condamné l'attaque, la première du genre contre la résidence de M. Kazimi située dans la Zone verte, un périmètre ultra-protégé qui abrite également l'ambassade des Etats-Unis.Le président américain Joe Biden a "condamné fermement" l'attaque "terroriste", se disant "soulagé" que le Premier ministre irakien "n'ait pas été blessé" et réclamant que les responsables de cet attentat qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, soient jugés. Selon les services de M. Kazimi, une "tentative d'assassinat ratée" a été perpétrée au moyen d'"un drone piégé" contre sa résidence alors qu'il s'y trouvait. Au pouvoir depuis mai 2020, Moustafa al-Kazimi a aussitôt appelé sur Twitter au "calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak". "Ma résidence a été la cible d'une agression lâche. Dieu soit loué, je vais bien", a-t-il déclaré dans une vidéo où on le voit assis à un bureau. L'attaque survient près d'un mois après les législatives du 10 octobre qui ont vu l'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'ex-paramilitaires pro-Iran, perdre nombre de sièges selon les résultats préliminaires. Cette formation dénonce une "fraude" électorale et des partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'en être "complice".- "Trois drones" -Selon des sources sécuritaires, "trois drones" ont été lancés depuis un secteur situé à un peu plus d'un kilomètre à vol d'oiseau de la résidence. "Deux drones ont été abattus" par la garde rapprochée de M. Kazimi et le troisième a pu faire exploser sa charge. Une autre source sécuritaire a indiqué à l'AFP que deux gardes du corps du Premier ministre avaient été blessés.Des photos distribuées par les services de M. Kazimi montrent des gravats sur le sol et des escaliers extérieurs endommagés.Le président irakien Barham Saleh a dénoncé une "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel".L'influent leader chiite Moqtada Sadr, dont le courant est arrivé en tête des élections, a, lui, évoqué une attaque "contre l'Irak et le peuple irakien".Qaïs al-Khazali, le chef d'Assaïb Ahl al-Haq, l'un des principaux groupes du Hachd al-Chaabi, a appelé à "traduire en justice" les auteurs de l'attaque s'il s'avère bien que cette attaque est "bien réelle et non un accident".La communauté internationale a condamné l'attaque, y compris le grand voisin iranien qui a appelé à la "vigilance pour déjouer les complots visant la sécurité" en Irak, dans une allusion claire aux Etats-Unis, aux relations plus que tendues avec Téhéran.La Ligue arabe, le Liban, la Syrie, le Qatar, les Emirats, et les voisins koweïtien, saoudien et jordanien l'ont également condamnée, tout comme la France, l'ONU, l'Union européenne et l'Otan.- "Avertissements" -Les attaques contre la Zone verte sont récurrentes et ont souvent visé par le passé l'ambassade américaine. Celles menées au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois, notamment contre les intérêts américains en Irak, où les Etats-Unis déploient quelque 2.500 soldats.L'Irak est secoué par de fortes tensions politiques liées aux élections du 10 octobre, dont les résultats définitifs doivent être publiés d'ici quelques semaines. Pour Renad Mansour du centre de réflexion Chatham House, l'attaque contre M. Kazimi est "liée au processus de formation du gouvernement". "C'est désormais une stratégie courante pour envoyer des avertissements, à M. Kazimi et à Moqtada Sadr", dit-il à l'AFP.Des partisans du Hachd al-Chaabi observent des sit-in à deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats préliminaires du scrutin.Et des heurts ont opposé vendredi des centaines d'entre eux aux forces de sécurité. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".Une partie des Irakiens accusent le Hachd, qui a combattu le groupe jihadiste Etat islamique et est désormais intégré à l'Etat irakien, d'être le relais de l'Iran. Ils lui attribuent la responsabilité des assassinats et des enlèvements de militants antipouvoir qui se sont soulevés en octobre 2019.Malgré sa déroute électorale, cette coalition devrait rester une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants.