Le nombre total d'infections diagnostiquées en sept jours, plus de 86.000, est en hausse de 29% par rapport à celui de la semaine précédente. Avec 274 morts supplémentaires enregistrés en 24 heures, le bilan total a dépassé, samedi 23 janvier, le seuil des 10.000 décès par Covid-19.

Les 15.333 contaminations quotidiennes détectées représentent aussi un nouveau plus haut depuis le début de la pandémie pour ce pays d'environ dix millions d'habitants.

Le variant britannique représente actuellement "près de 13%" des infections, soit "quelque 18.000 cas", a indiqué le secrétaire d'Etat à la Santé, Antonio Lacerda Sales. "C'est significatif", s'est-il inquiété au micro de la télévision publique RTP. Le variant britannique, beaucoup plus contagieux que ne l'était le virus SARS-CoV-2 originellement, préoccupe de plus en plus alors qu'il continue de se propager dans le monde. Plusieurs membres de l'opposition estiment d'ailleurs que le gouvernement portugais n'a pas été assez strict durant les fêtes de fin d'année, en ne contrôlant pas assez les mouvements des expatriés (notamment en Angleterre) revenus au Portugal pour passer les fêtes de Noël en famille.

"Comment cette catastrophe humaine a-t-elle été possible?", s'est interrogé lors d'un débat au Parlement le député Adao Silva au nom de la principale formation d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit), en critiquant "l'excès d'improvisation" et "le manque de crédibilité" du gouvernement socialiste.

"Malgré la fatigue et la douleur accumulées, je suis sûr que réussirons, ensemble, à surmonter la troisième vague" de la pandémie, s'est défendu le Premier ministre Antonio Costa, maintenu à son poste par le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, largement réélu dès le premier tour des élections portugaises de ce week-end. Costa admettait cependant qu'il pourrait finir par devoir fermer les écoles du pays.

Après avoir longtemps préconisé des mesures ciblées sur les régions les plus touchées par l'épidémie, l'exécutif a dû se résoudre à imposer un deuxième confinement général. Les commerces non essentiels ont fermé leurs portes, mais, à la différence du confinement du printemps dernier, les écoles et les universités ont continué de fonctionner, de même que les tribunaux, les églises ou encore les fleuristes.

"Nous risquons de nous retrouver dans une situation catastrophique"

La ministre de la Santé, Marta Temido, avait déjà appelé les Portugais à respecter les consignes afin de réduire la pression sur des hôpitaux qui se trouvent au bord de la rupture. "Nous mettons en oeuvre tous les moyens disponibles dans le pays, mais il y a une limite et nous sommes très proches de cette limite", a-t-elle fait valoir.

"Nous risquons de nous retrouver dans une situation catastrophique", a commenté le docteur Joao Gouveia, président de la Société portugaise de soins intensifs, lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Lisbonne.

Le nombre total d'infections diagnostiquées en sept jours, plus de 86.000, est en hausse de 29% par rapport à celui de la semaine précédente. Avec 274 morts supplémentaires enregistrés en 24 heures, le bilan total a dépassé, samedi 23 janvier, le seuil des 10.000 décès par Covid-19.Les 15.333 contaminations quotidiennes détectées représentent aussi un nouveau plus haut depuis le début de la pandémie pour ce pays d'environ dix millions d'habitants.Le variant britannique représente actuellement "près de 13%" des infections, soit "quelque 18.000 cas", a indiqué le secrétaire d'Etat à la Santé, Antonio Lacerda Sales. "C'est significatif", s'est-il inquiété au micro de la télévision publique RTP. Le variant britannique, beaucoup plus contagieux que ne l'était le virus SARS-CoV-2 originellement, préoccupe de plus en plus alors qu'il continue de se propager dans le monde. Plusieurs membres de l'opposition estiment d'ailleurs que le gouvernement portugais n'a pas été assez strict durant les fêtes de fin d'année, en ne contrôlant pas assez les mouvements des expatriés (notamment en Angleterre) revenus au Portugal pour passer les fêtes de Noël en famille."Comment cette catastrophe humaine a-t-elle été possible?", s'est interrogé lors d'un débat au Parlement le député Adao Silva au nom de la principale formation d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit), en critiquant "l'excès d'improvisation" et "le manque de crédibilité" du gouvernement socialiste."Malgré la fatigue et la douleur accumulées, je suis sûr que réussirons, ensemble, à surmonter la troisième vague" de la pandémie, s'est défendu le Premier ministre Antonio Costa, maintenu à son poste par le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, largement réélu dès le premier tour des élections portugaises de ce week-end. Costa admettait cependant qu'il pourrait finir par devoir fermer les écoles du pays.Après avoir longtemps préconisé des mesures ciblées sur les régions les plus touchées par l'épidémie, l'exécutif a dû se résoudre à imposer un deuxième confinement général. Les commerces non essentiels ont fermé leurs portes, mais, à la différence du confinement du printemps dernier, les écoles et les universités ont continué de fonctionner, de même que les tribunaux, les églises ou encore les fleuristes.La ministre de la Santé, Marta Temido, avait déjà appelé les Portugais à respecter les consignes afin de réduire la pression sur des hôpitaux qui se trouvent au bord de la rupture. "Nous mettons en oeuvre tous les moyens disponibles dans le pays, mais il y a une limite et nous sommes très proches de cette limite", a-t-elle fait valoir."Nous risquons de nous retrouver dans une situation catastrophique", a commenté le docteur Joao Gouveia, président de la Société portugaise de soins intensifs, lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Lisbonne.