L'avion russe abattu

Le 17 septembre, vers 19H00 GMT, l'armée syrienne abat un Illiouchine-20 russe au large de la Syrie, tuant les 15 membres d'équipage qui se trouvaient à bord de l'appareil.

La défense anti-aérienne syrienne avait ouvert le feu pour intercepter des missiles israéliens visant des dépôts de munitions dans la province de Lattaquié (nord-ouest).

L'incident est le plus grave entre les deux alliés depuis que Moscou est intervenu militairement fin 2015 en Syrie, pays en guerre depuis 2011, pour épauler le régime de Damas, alors affaibli face aux rebelles et aux jihadistes.

Le 18, l'armée russe accuse Israël d'être responsable du crash en raison de ses frappes "hostiles" sur la Syrie, disant "se réserver le droit de répondre". Selon le ministère de la Défense, "les pilotes israéliens, en se couvrant avec l'avion russe, l'ont placé sous le feu de la défense antiaérienne syrienne".

Israël a multiplié les bombardements contre des positions syriennes, des convois d'armes destinées au Hezbollah, et contre des cibles iraniennes.

Ton conciliant de Moscou

Le 18, le président russe Vladimir Poutine évoque "un enchaînement de circonstances accidentelles tragiques". "Israël n'a pas abattu notre avion", affirme Vladimir Poutine, expliquant que la réaction russe consistera à renforcer les défenses de l'armée russe déployée en Syrie.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait état de sa "tristesse" après la mort des 15 membres d'équipage, lors d'une conversation téléphonique avec le président russe. Celui-ci lui rappelle cependant que "de telles opérations par les forces aériennes israéliennes violent la souveraineté syrienne".

L'armée israélienne conteste que son aviation se soit servie de l'appareil russe comme couverture pour échapper aux tirs syriens.

Une délégation israélienne à Moscou

Le 20, Bachar al-Assad fustige la responsabilité d'Israël pour l'avion.

Israël dépêche une délégation militaire en Russie pour exprimer sa "sympathie" et donner sa version des événements, selon un responsable israélien. Les Israéliens ont "fourni la preuve" aux Russes que leur avion avait été abattu parce que les batteries syriennes avaient "tiré de manière irréfléchie, irresponsable et non-professionnelle", dit-il.

"Informations trompeuses"

Mais le 23, le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov, déclare que "les informations trompeuses fournies" par l'armée israélienne sur les frappes qu'elle allait mener "n'ont pas permis à l'avion russe Il-20 de se déplacer à temps vers une zone sécurisée".

"Les avions israéliens ont vu l'Il-20 russe et l'ont utilisé comme un bouclier contre les missiles antiaériens alors qu'ils continuaient à manoeuvrer dans la région", dénonce-t-il.

Moscou hausse le ton

Le 24, la Russie annonce son intention de renforcer la défense antiaérienne de l'armée syrienne avec ses batteries S-300, ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée.

Vladimir Poutine déclare à Benjamin Netanyahu qu'il rejette la version israélienne, mettant en cause "précisément les actions" de l'armée israélienne.

Benjamin Netanyahu met en garde contre le transfert en Syrie "d'armes sophistiquées", assurant qu'Israël continuera à "défendre ses intérêts dans la région", lors d'un entretien téléphonique avec le président russe. Il exprime sa "confiance dans la fiabilité de l'enquête de l'armée israélienne et dans ses conclusions".

"Coordination" avec la Russie

Le 25, Benjamin Netanyahu déclare qu'Israël continuera à combattre la présence iranienne en Syrie tout en poursuivant "la coordination sécuritaire entre les armées israélienne et russe". "Nous sommes tombés d'accord avec Poutine pour que des groupes de travail des armées israélienne et russe se rencontrent prochainement", ajoute-t-il.

Le 17 septembre, vers 19H00 GMT, l'armée syrienne abat un Illiouchine-20 russe au large de la Syrie, tuant les 15 membres d'équipage qui se trouvaient à bord de l'appareil.La défense anti-aérienne syrienne avait ouvert le feu pour intercepter des missiles israéliens visant des dépôts de munitions dans la province de Lattaquié (nord-ouest).L'incident est le plus grave entre les deux alliés depuis que Moscou est intervenu militairement fin 2015 en Syrie, pays en guerre depuis 2011, pour épauler le régime de Damas, alors affaibli face aux rebelles et aux jihadistes.Le 18, l'armée russe accuse Israël d'être responsable du crash en raison de ses frappes "hostiles" sur la Syrie, disant "se réserver le droit de répondre". Selon le ministère de la Défense, "les pilotes israéliens, en se couvrant avec l'avion russe, l'ont placé sous le feu de la défense antiaérienne syrienne".Israël a multiplié les bombardements contre des positions syriennes, des convois d'armes destinées au Hezbollah, et contre des cibles iraniennes.Le 18, le président russe Vladimir Poutine évoque "un enchaînement de circonstances accidentelles tragiques". "Israël n'a pas abattu notre avion", affirme Vladimir Poutine, expliquant que la réaction russe consistera à renforcer les défenses de l'armée russe déployée en Syrie.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait état de sa "tristesse" après la mort des 15 membres d'équipage, lors d'une conversation téléphonique avec le président russe. Celui-ci lui rappelle cependant que "de telles opérations par les forces aériennes israéliennes violent la souveraineté syrienne".L'armée israélienne conteste que son aviation se soit servie de l'appareil russe comme couverture pour échapper aux tirs syriens. Le 20, Bachar al-Assad fustige la responsabilité d'Israël pour l'avion.Israël dépêche une délégation militaire en Russie pour exprimer sa "sympathie" et donner sa version des événements, selon un responsable israélien. Les Israéliens ont "fourni la preuve" aux Russes que leur avion avait été abattu parce que les batteries syriennes avaient "tiré de manière irréfléchie, irresponsable et non-professionnelle", dit-il.Mais le 23, le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov, déclare que "les informations trompeuses fournies" par l'armée israélienne sur les frappes qu'elle allait mener "n'ont pas permis à l'avion russe Il-20 de se déplacer à temps vers une zone sécurisée"."Les avions israéliens ont vu l'Il-20 russe et l'ont utilisé comme un bouclier contre les missiles antiaériens alors qu'ils continuaient à manoeuvrer dans la région", dénonce-t-il.Le 24, la Russie annonce son intention de renforcer la défense antiaérienne de l'armée syrienne avec ses batteries S-300, ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée. Vladimir Poutine déclare à Benjamin Netanyahu qu'il rejette la version israélienne, mettant en cause "précisément les actions" de l'armée israélienne. Benjamin Netanyahu met en garde contre le transfert en Syrie "d'armes sophistiquées", assurant qu'Israël continuera à "défendre ses intérêts dans la région", lors d'un entretien téléphonique avec le président russe. Il exprime sa "confiance dans la fiabilité de l'enquête de l'armée israélienne et dans ses conclusions".Le 25, Benjamin Netanyahu déclare qu'Israël continuera à combattre la présence iranienne en Syrie tout en poursuivant "la coordination sécuritaire entre les armées israélienne et russe". "Nous sommes tombés d'accord avec Poutine pour que des groupes de travail des armées israélienne et russe se rencontrent prochainement", ajoute-t-il.