La résolution non-contraignante - adoptée par 459 voix pour, 206 voix contre et 52 abstentions - propose notamment de créer un système central pour rassembler et répartir les demandes d'asile.

Ce système, qui pourrait inclure un quota pour chaque État membre de l'UE, fonctionnerait sur la base de points d'accès ("hotspots") à partir desquels les réfugiés seraient répartis. Le Parlement estime que le système d'asile européen actuel ne tient pas correctement compte des pressions migratoires particulières auxquelles sont confrontés les Etats membres situés aux frontières extérieures de l'UE.

Les députés demandent donc des changements pour garantir l'équité, le partage des responsabilités, la solidarité et le traitement rapide des demandes. Par ailleurs, le texte invite les pays de l'UE à respecter leurs obligations concernant les mesures de relocalisation d'urgence, précisant qu'à ce jour, seule une petite partie des 160.000 demandeurs d'asile qui attendaient d'être transférés depuis l'Italie et la Grèce vers d'autres pays de l'UE ont réellement été relocalisés.

En matière de réinstallation (le transfert de ressortissants de pays tiers ou d'apatrides, identifiés comme ayant besoin d'une protection internationale, vers un Etat de l'Union), les députés soulignent que l'UE a besoin d'un "dispositif législatif contraignant et obligatoire". La Commission européenne envisage actuellement une révision du règlement Dublin III et s'est engagée à présenter une proposition législative avant l'été.