L'organisation a annoncé la semaine dernière la désignation d'Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme successeur, en menaçant les Etats-Unis de venger la mort de son chef, fin octobre en Syrie.

Dans la foulée, le président des Etats-Unis Donald Trump avait assuré dans un tweet que Washington savait "exactement qui il est".

Mais selon ce haut responsable américain qui s'est exprimé mercredi devant quelques journalistes sous couvert d'anonymat, l'analyse des réseaux sociaux montre que même les soutiens de l'EI ne savent pas grand chose du nouveau dirigeant.

"On dirait que cet homme est un parfait inconnu", a-t-il dit.

"Du peu que l'on sait à son sujet, nous ne sommes pas impressionnés. Et s'il est en Irak ou en Syrie, nous pensons qu'il ne sera pas encore longtemps de ce monde", a-t-il prévenu.

Le responsable n'a pas souhaité en dire plus, notamment si Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi avait déjà été, comme son prédécesseur, détenu par les forces américaines.

Depuis qu'il s'était autoproclamé, en 2014, "calife" d'un territoire qui a compté jusqu'à sept millions d'habitants, à cheval entre l'Irak et la Syrie, Baghdadi était devenu l'homme le plus recherché du monde.