"Nous devons nous préparer aux futures pandémies qui pourraient être bien plus meurtrières et plus contagieuses que ce nous avons vu jusqu'à présent avec Ebola", a déclaré Jim Yong Kim dans un discours à Washington. La crise d'Ebola qui s'est déclenchée en Afrique de l'Ouest a fait près de 9.000 morts mais semble être récemment sur le déclin. Le Liberia, un des épicentres de l'épidémie, ne compte ainsi plus que 5 cas. "Nous devons tirer les leçons de l'épidémie d'Ebola parce qu'il ne fait aucun doute que nous serons confrontés à d'autres pandémies dans les années à venir", a toutefois mis en garde M. Kim, ancien médecin spécialiste des maladies infectieuses. La réponse de la communauté internationale face à Ebola a été plusieurs fois critiquée pour sa lenteur et son manque d'ampleur. En première ligne, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu dimanche avoir réagi trop tardivement.

Pour éviter un scénario similaire à l'avenir, le président de la Banque mondiale a défendu son projet de mettre en place "une sorte de fonds mondial" contre les pandémies, en liaison avec l'OMS et d'autres agences onusiennes. "Cela pourrait fonctionner comme une police d'assurance, comme une assurance contre les incendies", a détaillé M. Kim. Le dirigeant a également appelé les institutions internationales à en faire davantage pour "renforcer" les systèmes de santé" qui auraient été, selon certains critiques, affaiblis par des mesures passées prônées par la Banque mondiale ou le FMI. Les droits payés par les usagers de systèmes de santé, que la Banque mondiale défendait dans les années 90, ne constituent pas une "bonne mesure", a ainsi reconnu le président Kim dans son discours.

"Nous devons nous préparer aux futures pandémies qui pourraient être bien plus meurtrières et plus contagieuses que ce nous avons vu jusqu'à présent avec Ebola", a déclaré Jim Yong Kim dans un discours à Washington. La crise d'Ebola qui s'est déclenchée en Afrique de l'Ouest a fait près de 9.000 morts mais semble être récemment sur le déclin. Le Liberia, un des épicentres de l'épidémie, ne compte ainsi plus que 5 cas. "Nous devons tirer les leçons de l'épidémie d'Ebola parce qu'il ne fait aucun doute que nous serons confrontés à d'autres pandémies dans les années à venir", a toutefois mis en garde M. Kim, ancien médecin spécialiste des maladies infectieuses. La réponse de la communauté internationale face à Ebola a été plusieurs fois critiquée pour sa lenteur et son manque d'ampleur. En première ligne, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu dimanche avoir réagi trop tardivement. Pour éviter un scénario similaire à l'avenir, le président de la Banque mondiale a défendu son projet de mettre en place "une sorte de fonds mondial" contre les pandémies, en liaison avec l'OMS et d'autres agences onusiennes. "Cela pourrait fonctionner comme une police d'assurance, comme une assurance contre les incendies", a détaillé M. Kim. Le dirigeant a également appelé les institutions internationales à en faire davantage pour "renforcer" les systèmes de santé" qui auraient été, selon certains critiques, affaiblis par des mesures passées prônées par la Banque mondiale ou le FMI. Les droits payés par les usagers de systèmes de santé, que la Banque mondiale défendait dans les années 90, ne constituent pas une "bonne mesure", a ainsi reconnu le président Kim dans son discours.