"Bien sûr, personne ne s'engage sur la voie de la guerre, et personne n'accepte la possibilité d'une telle guerre", a déclaré M. Peskov dans une interview à la chaîne publique Rossya 1, diffusée dans la soirée à Moscou mais dont des extraits ont été rendus publics. "Personne n'accepte non plus la possibilité d'une guerre civile en Ukraine", a-t-il ajouté, assurant que "la Russie ne restera pas indifférente au sort des russophones vivant dans le sud-est" de l'Ukraine, où dure depuis 2014 une guerre entre les troupes de Kiev et des séparatistes prorusses.

Selon Moscou, cette guerre qui a fait plus de 13.000 morts depuis son déclenchement est une guerre civile ukrainienne, alors que Kiev et les Occidentaux jugent évident le soutien militaire, politique et financier largement documenté de la Russie aux séparatistes.

Ces derniers jours, Kiev et plusieurs capitales occidentales ont critiqué Moscou pour avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et la péninsule annexée de Crimée, alors que les incidents meurtriers avec les séparatistes sont quasi-quotidiens. Selon l'Ukraine, le Kremlin pourrait chercher un prétexte pour déclencher une opération militaire d'envergure.

Le Kremlin n'a pas démenti ces mouvements de troupes mais assure ne menacer personne, accusant à l'inverse Kiev de "provocations" visant à "aggraver la situation sur le front". "La Russie fait tous les efforts possibles pour aider à résoudre ce conflit. Et nous continuerons à le faire sans relâche", a déclaré M. Peskov durant son interview.

Si les combats étaient quasiment à l'arrêt depuis une trêve conclue à l'été 2020, ils ont repris avec intensité ces dernières semaines. Depuis le début de l'année, 26 militaires ukrainiens ont ainsi été tués alors que le pays avait perdu seulement 50 soldats sur toute l'année 2020.

Cette reprise des combats et les mouvements de troupes russes ont poussé Kiev à a multiplié ses contacts avec les Occidentaux, Washington, Berlin et Paris assurant l'Ukraine de leur soutien et la chancelière allemande Angela Merkel demandant à M. Poutine de "réduire" la présence russe à la frontière ukrainienne.

"Il y aura des conséquences" en cas d'"agression" russe

"Il y aura des conséquences" en cas d'"agression" russe en Ukraine, a mis en garde le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, en exprimant "l'inquiétude" des Etats-Unis face aux mouvements de troupes russes à la frontière ukrainienne.

"Il y a plus de troupes russes massées à la frontière qu'à aucun moment depuis 2014, lors de la première invasion russe", a estimé le ministre dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne NBC, reprenant une estimation déjà formulée cette semaine par la Maison Blanche.

Le président démocrate Joe "Biden a été très clair: si la Russie agit de manière inconsidérée, ou agressive, il y aura des coûts, des conséquences", a-t-il ajouté, sans préciser la nature d'éventuelles représailles. Antony Blinken, qui a discuté de ce dossier vendredi par téléphone avec ses homologues français et allemand, a souligné que les Etats-Unis et "leurs alliés européens partageaient la même inquiétude".

La guerre dans le Donbass a commencé en avril 2014, dans la foulée d'une révolution pro-occidentale en Ukraine qui avait aussi été suivie de l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée. Ce conflit a fait plus de 13.000 morts et près d'1,5 million de déplacés. L'intensité des combats avait largement baissé après les accords de paix de Minsk en 2015, mais le règlement politique du conflit n'avance pas.

"Bien sûr, personne ne s'engage sur la voie de la guerre, et personne n'accepte la possibilité d'une telle guerre", a déclaré M. Peskov dans une interview à la chaîne publique Rossya 1, diffusée dans la soirée à Moscou mais dont des extraits ont été rendus publics. "Personne n'accepte non plus la possibilité d'une guerre civile en Ukraine", a-t-il ajouté, assurant que "la Russie ne restera pas indifférente au sort des russophones vivant dans le sud-est" de l'Ukraine, où dure depuis 2014 une guerre entre les troupes de Kiev et des séparatistes prorusses.Selon Moscou, cette guerre qui a fait plus de 13.000 morts depuis son déclenchement est une guerre civile ukrainienne, alors que Kiev et les Occidentaux jugent évident le soutien militaire, politique et financier largement documenté de la Russie aux séparatistes.Ces derniers jours, Kiev et plusieurs capitales occidentales ont critiqué Moscou pour avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et la péninsule annexée de Crimée, alors que les incidents meurtriers avec les séparatistes sont quasi-quotidiens. Selon l'Ukraine, le Kremlin pourrait chercher un prétexte pour déclencher une opération militaire d'envergure.Le Kremlin n'a pas démenti ces mouvements de troupes mais assure ne menacer personne, accusant à l'inverse Kiev de "provocations" visant à "aggraver la situation sur le front". "La Russie fait tous les efforts possibles pour aider à résoudre ce conflit. Et nous continuerons à le faire sans relâche", a déclaré M. Peskov durant son interview.Si les combats étaient quasiment à l'arrêt depuis une trêve conclue à l'été 2020, ils ont repris avec intensité ces dernières semaines. Depuis le début de l'année, 26 militaires ukrainiens ont ainsi été tués alors que le pays avait perdu seulement 50 soldats sur toute l'année 2020.Cette reprise des combats et les mouvements de troupes russes ont poussé Kiev à a multiplié ses contacts avec les Occidentaux, Washington, Berlin et Paris assurant l'Ukraine de leur soutien et la chancelière allemande Angela Merkel demandant à M. Poutine de "réduire" la présence russe à la frontière ukrainienne.