L'affaire de cette décoration remise en catimini, le vendredi 4 mars, par le président François Hollande au prince Mohammed ben Nayef, "sent de plus en plus mauvais, et c'est l'image de la France qui en souffre", a estimé le numéro deux du FN, Florian Philippot.

Une telle distinction est "incompatible avec le régime saoudien", "aux antipodes des droits de l'homme et de la femme en particulier", a-t-il jugé.

La révélation par la presse de courriels diplomatiques donnant l'impression que les autorités françaises ont agi sous pression saoudienne "ajoutent au déshonneur", a poursuivi M. Philippot.

Cette "affaire pèse de tout son poids nauséabond sur l'image, la réputation et le rayonnement de notre pays", a ajouté ce vice-président, selon qui "par dignité, par honneur, le chef de l'Etat doit retirer cette Légion d'honneur au prince d'Arabie Saoudite". La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, qu'elle présente comme un allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), et avec laquelle elle a conclu d'importants contrats d'armement.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef est aussi le ministre de l'Intérieur de son pays, où 71 personnes ont été exécutées depuis le début de l'année et 153 en 2015, selon un comptage reposant sur des chiffres officiels. Ce niveau est inégalé en 20 ans en Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.

L'affaire de cette décoration remise en catimini, le vendredi 4 mars, par le président François Hollande au prince Mohammed ben Nayef, "sent de plus en plus mauvais, et c'est l'image de la France qui en souffre", a estimé le numéro deux du FN, Florian Philippot. Une telle distinction est "incompatible avec le régime saoudien", "aux antipodes des droits de l'homme et de la femme en particulier", a-t-il jugé. La révélation par la presse de courriels diplomatiques donnant l'impression que les autorités françaises ont agi sous pression saoudienne "ajoutent au déshonneur", a poursuivi M. Philippot. Cette "affaire pèse de tout son poids nauséabond sur l'image, la réputation et le rayonnement de notre pays", a ajouté ce vice-président, selon qui "par dignité, par honneur, le chef de l'Etat doit retirer cette Légion d'honneur au prince d'Arabie Saoudite". La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, qu'elle présente comme un allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), et avec laquelle elle a conclu d'importants contrats d'armement. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef est aussi le ministre de l'Intérieur de son pays, où 71 personnes ont été exécutées depuis le début de l'année et 153 en 2015, selon un comptage reposant sur des chiffres officiels. Ce niveau est inégalé en 20 ans en Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.