A l'heure où l'épidémie de coronavirus reprend de plus belle, au moment où le gouvernement français serre la vis en fermant les bars à Marseille et en anticipant les fermetures partout ailleurs, le cinéaste Nicolas Bedos publie un texte très partagé et très commenté sur les réseaux sociaux.

Ce cri du coeur du fils de Guy Bedos est un appel à la vie et une attaque contre les mesures de restriction: "Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles (quand ils le souhaitent, ce qui n'était pas le cas de mon père, meurtri à mort d'être privé de notre amour). Vivez à fond, tombez malade, allez au restaurant, engeulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à mourir (nos aînés ont besoin de notre tendresse davantage que de nos précautions). On arrête d'arrêter. On vit. On aime. On a de la fièvre. On avance. On se retire de la zone grise. Ce n'est pas la couleur de nos coeurs."

Il poursuit dans ce texte, beau, poétique et provocateur : "En ce monde de pisse-froid, de tweets mélodramatiques et de donneurs de leçons, ce texte sera couvert d'affronts, mais peu importe : Vivons à fond, embrassons-nous, crevons..."

Cette expression vive lui vaut en effet de nombreuses réactions. Dont celle-ci, émanant de Stéphane Gaudry, professeur de médecine d'urgence à la Sorbonne : "Monsieur Nicolas Bedos, est-ce que du coup vous seriez dispo pour venir nous donner un petit coup de main pour remplir les listes de garde en réanimation car nous allons dans les prochains jours être contraints à doubler nos effectifs la nuit? Moi aussi je souhaite "vivre à fond"..."

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, lui a répondu au parlement: "Vivre quitte à en mourir est une phrase à l'emporte-pièce comme on en fait sur un blog, sur un compte Instagram. C'est un effet de tribune, c'est peut-être un exutoire personnel. Je pense que dans cette période on doit être extrêmement attentif, surtout quand on a beaucoup d'écoute autour de soi, à notre façon de nous exprimer et aux messages que nous véhiculons."

Nicolas Bedos a plus de 250 000 followers sur Twitter. Seul l'avenir dira si ce texte était un coup de buzz mal placé d'un ego surdimensionné ou un texte fort d'un artiste qui marquera un moment dans la crise sanitaire.

A l'heure où l'épidémie de coronavirus reprend de plus belle, au moment où le gouvernement français serre la vis en fermant les bars à Marseille et en anticipant les fermetures partout ailleurs, le cinéaste Nicolas Bedos publie un texte très partagé et très commenté sur les réseaux sociaux.Ce cri du coeur du fils de Guy Bedos est un appel à la vie et une attaque contre les mesures de restriction: "Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles (quand ils le souhaitent, ce qui n'était pas le cas de mon père, meurtri à mort d'être privé de notre amour). Vivez à fond, tombez malade, allez au restaurant, engeulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à mourir (nos aînés ont besoin de notre tendresse davantage que de nos précautions). On arrête d'arrêter. On vit. On aime. On a de la fièvre. On avance. On se retire de la zone grise. Ce n'est pas la couleur de nos coeurs."Il poursuit dans ce texte, beau, poétique et provocateur : "En ce monde de pisse-froid, de tweets mélodramatiques et de donneurs de leçons, ce texte sera couvert d'affronts, mais peu importe : Vivons à fond, embrassons-nous, crevons..."Cette expression vive lui vaut en effet de nombreuses réactions. Dont celle-ci, émanant de Stéphane Gaudry, professeur de médecine d'urgence à la Sorbonne : "Monsieur Nicolas Bedos, est-ce que du coup vous seriez dispo pour venir nous donner un petit coup de main pour remplir les listes de garde en réanimation car nous allons dans les prochains jours être contraints à doubler nos effectifs la nuit? Moi aussi je souhaite "vivre à fond"..."Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, lui a répondu au parlement: "Vivre quitte à en mourir est une phrase à l'emporte-pièce comme on en fait sur un blog, sur un compte Instagram. C'est un effet de tribune, c'est peut-être un exutoire personnel. Je pense que dans cette période on doit être extrêmement attentif, surtout quand on a beaucoup d'écoute autour de soi, à notre façon de nous exprimer et aux messages que nous véhiculons."Nicolas Bedos a plus de 250 000 followers sur Twitter. Seul l'avenir dira si ce texte était un coup de buzz mal placé d'un ego surdimensionné ou un texte fort d'un artiste qui marquera un moment dans la crise sanitaire.