Le nombre d'enfants qui travaillent a diminué de 94 millions depuis 2000, précise le rapport. Un acquis aujourd'hui en danger.

Selon l'étude, la pandémie pourrait accroître la pauvreté et augmenter le travail des enfants, au fur et à mesure que les familles se retrouvent obligées de recourir à tous les moyens pour survivre.

Plusieurs études montrent en effet qu'une hausse d'un point de pourcentage de la pauvreté fait augmenter le travail des enfants d'au moins 0,7%, précisent les deux organisations.

Les enfants déjà obligés de travailler pourraient devoir faire plus d'heures, alerte le rapport. Leurs conditions de travail pourraient aussi se dégrader. Ils pourraient se retrouver plus nombreux à s'engager dans des emplois dangereux où ils sont exploités.

Les inégalités de genre pourraient également se renforcer, les filles étant particulièrement susceptibles d'être exploitées dans l'agriculture et le travail domestique, indique l'étude. "En temps de crise, le travail des enfants devient un mécanisme d'adaptation pour de nombreuses familles", explique Henrietta Fore, directrice générale de l'Unicef.

"Lorsque la pauvreté augmente, que les écoles ferment et que la disponibilité des services sociaux est en recul, un plus grand nombre d'enfants se retrouvent poussés vers le monde du travail", poursuit-elle.

L'étude suggère un certain nombre de mesures, comme élargir la protection sociale, faciliter l'accès au crédit pour les familles pauvres ou promouvoir le travail décent pour les adultes.

Les organisations défendent d'autres dispositions pour que les enfants retournent à l'école: éliminer les frais de scolarité et augmenter les moyens de l'inspection du travail et des forces de l'ordre.

L'OIT et l'Unicef mettent en place un modèle de simulation pour étudier l'impact du coronavirus sur le travail des enfants dans le monde. Les organisations publieront de nouvelles estimations en 2021.

Le nombre d'enfants qui travaillent a diminué de 94 millions depuis 2000, précise le rapport. Un acquis aujourd'hui en danger. Selon l'étude, la pandémie pourrait accroître la pauvreté et augmenter le travail des enfants, au fur et à mesure que les familles se retrouvent obligées de recourir à tous les moyens pour survivre. Plusieurs études montrent en effet qu'une hausse d'un point de pourcentage de la pauvreté fait augmenter le travail des enfants d'au moins 0,7%, précisent les deux organisations. Les enfants déjà obligés de travailler pourraient devoir faire plus d'heures, alerte le rapport. Leurs conditions de travail pourraient aussi se dégrader. Ils pourraient se retrouver plus nombreux à s'engager dans des emplois dangereux où ils sont exploités. Les inégalités de genre pourraient également se renforcer, les filles étant particulièrement susceptibles d'être exploitées dans l'agriculture et le travail domestique, indique l'étude. "En temps de crise, le travail des enfants devient un mécanisme d'adaptation pour de nombreuses familles", explique Henrietta Fore, directrice générale de l'Unicef. "Lorsque la pauvreté augmente, que les écoles ferment et que la disponibilité des services sociaux est en recul, un plus grand nombre d'enfants se retrouvent poussés vers le monde du travail", poursuit-elle. L'étude suggère un certain nombre de mesures, comme élargir la protection sociale, faciliter l'accès au crédit pour les familles pauvres ou promouvoir le travail décent pour les adultes. Les organisations défendent d'autres dispositions pour que les enfants retournent à l'école: éliminer les frais de scolarité et augmenter les moyens de l'inspection du travail et des forces de l'ordre. L'OIT et l'Unicef mettent en place un modèle de simulation pour étudier l'impact du coronavirus sur le travail des enfants dans le monde. Les organisations publieront de nouvelles estimations en 2021.