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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Les réseaux sociaux de Trump suspendus: pourquoi maintenant?

Différentes plateformes (Twitter, Facebook, YouTube...) ont décidé de serrer la vis face aux derniers messages erronés du président des États-Unis. Après la prise d'assaut du Capitole par des pro-Trump, la stratégie des réseaux sociaux a pris un coup d'accélérateur... too little, too late ?

> Lire notre article : Les réseaux sociaux de Donald Trump (temporairement) suspendus: pourquoi maintenant?

https://twitter.com/JamiroquaiHQ/status/1347166475388395521

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Un haut responsable de l'administration Trump démissionne

L'ancien chef de cabinet de Donald Trump Mick Mulvaney a annoncé démissionner de son poste actuel de diplomate, en protestation contre l'intrusion violente de partisans du président américain au Capitole la veille. "Je ne peux pas rester, pas après hier. On ne peut pas voir ce qui s'est passé hier et vouloir en être partie prenante d'une quelconque façon", a-t-il déclaré sur la chaîne CNBC.

Mick Mulvaney, qui avait quitté son poste de chef de cabinet pour être nommé émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, a indiqué avoir informé le secrétaire d'Etat Mike Pompeo de sa démission. "Ceux qui choisissent de rester, et j'ai parlé à certains d'entre eux, le font parce qu'ils craignent que le président nomme quelqu'un de pire" à leur place, a-t-il encore précisé.

Immédiatement après les violences, mercredi, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Matt Pottinger avait démissionné. La porte-parole de la Première dame Melania Trump, Stephanie Grisham, ancienne porte-parole de la Maison Blanche, avait aussi présenté sa démission.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Drapeaux, costumes: zoom sur les symboles aperçus au Capitole (décryptage)

De nombreux drapeaux, costumes et symboles ont été aperçus parmi les manifestants lors de l'invasion du Capitole hier aux États-Unis. Qui sont ces pro-Trump et quels groupes d'influence représentent-ils ?

> Lire notre décryptage.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Black Lives Matter ou pro-Trump au Capitole: le double discours du président (vidéo)

En juin 2020, la colère grondait aux Etats-Unis suite à la mort de George Floyd, victime de violences policières. Donald Trump menace alors de déployer l'armée pour mettre fin aux émeutes dans les rues de Washington.

Changement de discours et de ton ce mercredi, alors que certains de ses partisans ont envahi le Capitole.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Comment les émeutiers sont-ils entrés si facilement dans le Capitole ?

Pourquoi le Capitole n'était-il pas mieux gardé et pourquoi le président Trump n'a-t-il pas fait appel immédiatement à la Garde nationale ? Le fait que le coeur de la démocratie américaine ressemblait à une véritable passoire a fait l'objet de très nombreuses critiques.

> Notre analyse des évènements: Comment les émeutiers pro-Trump sont-ils entrés si facilement dans le Capitole ?

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Donald Trump peut-il rester au pouvoir ?

Les événements d'hier soir ont ravivé les questions de savoir si Donald Trump pouvait être déclaré inapte à exercer ses fonctions ou accusé d'un acte criminel. Il existe deux moyens de démettre un président de ses fonctions : le 25e amendement de la constitution américaine et la mise en accusation, ou Impeachment, suivie d'une condamnation au Sénat. Dans les deux cas, c'est le vice-président, dans ce cas-ci Mike Pence, qui prend la relève.

> Lire nos explications : Impeachment, 25e Amendement: Trump peut-il rester président jusqu'à l'investiture de Biden ?

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Les violences au Capitole sont "inacceptables"

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que les violences de partisans du président sortant, Donald Trump, survenues au Capitole étaient "inacceptables" et a appelé au "respect du processus démocratique".

"Les violences hier soir au Capitole à Washington sont absolument inacceptables" et "doivent cesser", a-t-il déclaré à Jérusalem, avant une rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a lui estimé qu'elles étaient "scandaleuses". "Le temps est maintenant venu pour notre nation de s'unir et de respecter le processus démocratique américain", a poursuivi M. Mnuchin.

"Nos institutions démocratiques ont été fortes pendant très longtemps" et elles le "resteront", a-t-il dit. "Notre démocratie triomphera", a-t-il souligné.

M. Netanyahu, grand allié de M. Trump, a lui estimé que "le saccage du Capitole hier était un acte scandaleux et devait être vigoureusement condamné". Ces violences n'ont pas été condamnées par le président américain sortant. "La démocratie américaine m'a toujours inspiré", a poursuivi M. Netanyahu, ajoutant n'avoir "aucun doute" sur le fait qu'elle "triompherait, elle l'a toujours fait".

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Trump désapprouve le résultat, mais promet la transition

Le président sortant Donald Trump a publié ce message après la validation de l'élection de Joe Biden: "Bien que je désapprouve totalement le résultat de l'élection, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier. J'ai toujours dit que nous continuerions à nous battre pour les seuls votes légaux." Il affirme aussi que s'il s'agit de la fin du "plus grand mandat présidentiel de l'histoire", c'est aussi le début d'un combat pour "rendre l'Amérique plus grande" (son slogan).

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

L'élection de Joe Biden validée

Malgré toutes les dérives contestataires de Donald Trump, la victoire du démocrate Joe Biden a été certifiée (270 voix au collège électoral). Le Congrès des Etats-Unis a officialisé la victoire de Joe Biden à la présidentielle, dernière étape avant son investiture le 20 janvier.Le vice-président républicain Mike Pence a certifié le vote de 306 grands électeurs en faveur du démocrate contre 232 à Donald Trump, à l'issue d'une séance des deux chambres interrompue par l'intrusion de partisans du président sortant qui ont semé le chaos dans le Capitole.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le Sénat rejette une objection à la victoire de Joe Biden dans l'Etat de Pennyslvanie

Le Sénat a rejeté une objection à la certification de la victoire de Joe Biden dans l'Etat de Pennsylvanie, rapportent jeudi les médias américains. Les débats sont toujours en cours à la Chambre des représentants, qui débat de la question séparément, conformément à un processus ultra-codifié.

Quelques heures plus tôt, le Congrès a rejeté à une écrasante majorité une objection à la victoire du candidat démocrate dans l'Etat de l'Arizona, franchissant un pas de plus vers la certification des résultats de l'élection présidentielle.

Selon CNN, le camp républicain a tenté d'introduire des objections contre les résultats de l'élection dans les Etats de Géorgie, Michigan et Nevada, mais celles-ci ont toutes été rejetées au motif qu'elles n'avaient pas été signée par un sénateur.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Des rassemblements constatés dans d'autres Etats

Des partisans du président sortant américain Donald Trump se sont aussi rassemblés devant les bâtiments de parlements d'autres Etats, dans la foulée des manifestations qui ont dégénéré en scènes de violences au Capitole à Washington mercredi soir. Ces manifestants souhaitent empêcher que le Congrès ne valide la nomination du président élu démocrate Joe Biden.

Selon le média américain CNN, de telles manifestations sont aussi constatées à Salem en Oregon, à Atlanta en Géorgie - où deux élections sénatoriales viennent d'être remportées par les candidats démocrates - à Denver au Colorado et à Topeka au Kansas. Les manifestants s'y comptent par centaines. A Atlanta, le Washington Post évoque la présence de milices, mais les autres rassemblements semblent être pacifiques dans les autres villes.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le Sénat reprend sa séance de certification de la victoire de Biden

Le vice-président Mike Pence, s'exprimant à l'ouverture de la séance, a regretté un "jour sombre" et condamné les "violences". "Même après une violence et un vandalisme sans précédent dans ce Capitole, les représentants élus du peuple des Etats-Unis sont à nouveau réunis, ce même jour, pour défendre la Constitution", a souligné Mike Pence.

Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a martelé à la reprise de séance que le Sénat "ne serait pas intimidé". "Ils ont essayé de perturber notre démocratie et ils ont échoué", a-t-il asséné.

Son homologue démocrate Chuck Schumer a quant à lui affirmé que les événements de mercredi, provoqués "par les mots, les mensonges" de Donald Trump, laisseraient une "tâche qui ne serait pas aisément effacée".

Le sénateur républicain Mitt Romney, critique fréquent du milliardaire républicain, a abondé en son sens: "Ce qui a eu lieu aujourd'hui est une insurrection incitée par le président des Etats-Unis".

Une heure plus tard, la Chambre des représentants a également repris ses travaux. La cheffe de la majorité démocrate Nancy Pelosi a à son tour dénoncé une "agression contre la démocratie".

"A ceux qui ont essayé de nous détourner de notre responsabilité: vous avez échoué. A ceux qui ont participé à la désacralisation du temple de notre démocratie, justice sera rendue", a-t-elle ajouté.

Le chef de la minorité républicaine Kevin Mccarthy a fait applaudir les policiers qui ont ramené la sécurité sur les lieux. "Il est maintenant temps de montrer aux Américains que nous pouvons travailler ensemble", a-t-il poursuivi.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

4 morts dans et aux alentours du Capitol et 52 interpellations

Trois autres personnes - une femme et deux hommes - sont mortes aux alentours du Capitole "d'urgence médicale distincte", a déclaré M. Contee, sans donner plus de détails, ni dire s'il s'agissait de participants aux manifestations.

Les causes de leurs morts ne pourront pas être établies avant leur examen par un médecin légiste, a-t-il ajouté.

La police a, selon lui, également procédé à 52 interpellations mercredi, dont 26 dans l'enceinte du Capitole.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La femme abattue au Capitole a succombé à un tir de la police

La femme morte mercredi après avoir participé au coup de force dans l'enceinte du Congrès a été abattue par la police du Capitole, a annoncé le chef de la police de Washington.

Ardente partisane du président Donald Trump, elle s'appelait Ashli Babbitt et vivait dans la région de San Diego, dans le sud de la Californie, ont rapporté des médias américains.

Elle faisait partie d'un groupe de manifestants qui ont semé le chaos dans le Capitole, alors que les élus entamaient la certification de la victoire du démocrate Joe Biden.

"Des agents en uniforme de la police du Capitole les ont affrontés et, à un moment, l'un d'eux a fait usage de son arme de service" et l'a touchée, a déclaré lors d'une conférence de presse le chef Robert Contee. Elle a été déclarée morte après son transfert à l'hôpital.

Une enquête interne a été ouverte sur cet "événement tragique", a-t-il ajouté.

Ancienne militaire, Ashli Babbitt a effectué quatre déploiements avec l'armée de l'air américaine", selon la chaîne de télévision KUSI, qui dit s'être entretenu avec son époux. Ce dernier ne l'avait pas accompagnée à Washington pour manifester en soutien au président républicain, qui refuse de concéder sa défaite.

"Je ne sais vraiment pas pourquoi elle a décidé" de faire intrusion dans le Capitole, a déclaré la belle-mère d'Ashli Babbitt, citée par une journaliste de la chaîne Fox 5.

Sur son compte Twitter, elle se présentait comme "ancienne combattante" et "libertarienne", affichant son amour pour son pays. Elle avait récemment retweeté de nombreux messages de personnes se rendant à Washington pour manifester à l'appel de Donald Trump.

Mardi, Ashli Babbitt avait répondu à l'une d'entre elles qui se plaignait de l'annulation de son vol: "Rien ne nous arrêtera... Ils peuvent essayer, essayer et essayer mais la tempête est là et elle descend sur (Washington) DC dans moins de 24 heures... Du noir vers la lumière!"

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le point sur les évènements

L'amérique est sous le choc: des pro-Trump ont envahi le Capitole. Avec pour résultat des scènes inimaginables à Washington. Pour lire tout ce que l'on sait ce matin cliquez ici.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Des ministres envisagent d'écarter Trump du pouvoir (médias)

Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir après le coup de force de ses partisans au Congrès, ont rapporté mercredi soir plusieurs médias. Leurs échanges ont porté sur le 25ème amendement de la Constitution américaine, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, selon les chaînes CNN, CBS et ABC, qui s'appuient sur des sources anonymes.

Mais aucune proposition formelle n'a encore été présentée au vice-président Mike Pence, a précisé CBS. Plusieurs élus et éditorialistes de grands quotidiens ont plaidé ouvertement pour cette option, même s'il ne reste que deux semaines avant la fin du mandat de Donald Trump.Tous les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont ainsi adressé un courrier à Mike Pence pour lui demander d'invoquer le 25e amendement "dans l'intérêt de la démocratie".

Pour eux, le président sortant "est malade mentalement et incapable de gérer et d'accepter les résultats de l'élection de 2020". L'influent Washington Post a également plaidé en ce sens dans un éditorial sévère. Pour ses éditorialistes, "le président est responsable de l'acte de sédition" survenu au Capitole, où des centaines de ses partisans ont fait irruption, alors que les élus entamaient le processus de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle. Donald Trump "a prouvé qu'il représente une grave menace pour la démocratie, il doit etre écarté", ajoutent-ils. D'autres, comme la représentante démocrate Ilhan Omar, ont fait savoir qu'ils envisageaient de présenter de nouveaux articles de mise en accusation au Congrès en vue de sa destitution, mais cette procédure est plus longue et peu susceptible d'aboutir avant la prestation de serment de Joe Biden le 20 janvier.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le Congrès américain rejette une première objection à la victoire de Biden

Le Congrès américain a rejeté mercredi une première objection à la certification de la victoire de Joe Biden, quelques heures après l'intrusion violente de partisans pro-Trump au Capitole. Le Sénat a décidé, à une écrasante majorité de 93 voix contre 6, de ne pas donner suite aux objections d'élus républicains visant les résultats de l'élection présidentielle dans l'Etat de l'Arizona.

Quelques minutes plus tard, la Chambre des représentants a à son tour écarté l'objection à 303 voix contre 121, franchissant un pas de plus vers la certification des résultats de l'élection présidentielle. Conformément à un processus ultra-codifié, les deux chambres s'étaient séparées pour débattre de la question.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Intrusion au Capitole: les médias ultra-conservateurs américains relativisent

Plusieurs médias ultra-conservateurs américains ont relativisé mercredi la gravité de l'intrusion de partisans de Donald Trump au Capitole, évoquant une colère légitime et accusant, sans preuve, l'ultragauche d'avoir infiltré le mouvement.

"L'essentiel de ce que nous avons vu aujourd'hui était magnifique." Ben Bergquam, le reporter de la petite chaîne en ligne Real America's Voice, a tiré mercredi, devant le bâtiment du Congrès, un bilan bien différent de la plupart des observateurs.

Les nouveaux acteurs ultra-conservateurs de l'information télévisée, qui tentent de grignoter des parts de marché à la référence Fox News, ont régulièrement cherché à dissocier les supporteurs de Donald Trump du chaos survenu au Congrès.

D'un côté, "une grande majorité de manifestants pacifiques", selon Ben Bergquam, et, de l'autre, un "petit groupe" d'éléments perturbateurs, comme l'a décrit Chris Salcedo, l'un des présentateurs de la chaîne Newsmax, vers qui se sont reportés un nombre significatif de républicains depuis l'élection présidentielle.

De Newsmax à Real America's Voice, en passant par One America News Network (OAN), que Donald Trump a recommandé plusieurs fois ces dernières semaines, ils ont été plusieurs à dénoncer, sans aucun élément à l'appui, l'infiltration supposée de groupuscules d'ultragauche.

"Je pense qu'il s'agissait d'antifa sous couverture", a expliqué Gina Loudon, présentatrice de Real America's Voice, au sujet des émeutiers qu'elle a croisés mercredi dans les coursives du Congrès.

"Nous ne savons même pas qui était de l'autre côté de ces portes", parmi les émeutiers, a même osé l'élu républicain à la Chambre des représentants Pat Fallon, sur Newsmax.

- Des "gens en colère" -

Tout en dénonçant les violences commises dans l'enceinte du Parlement américain, Greg Kelly, de Newsmax, a lui considéré comme logiques les événements de mercredi, qui ont pourtant choqué le monde entier.

"Si vous volez une élection", a-t-il expliqué en reprenant les accusations infondées du camp Trump, "il va y avoir beaucoup de gens en colère".

Aux portes du Congrès, les manifestants ont "poussé, ont frotté, mais pour l'essentiel, c'est tout", a relativisé Kevin Corke, reporter de Fox News, au sujet de ce que plusieurs dirigeants étrangers ont qualifié d'atteinte à la démocratie.

"Tout cela arrive parce que les gens au pouvoir ont décidé de réprimer si dûrement la population que les choses ont fini par exploser", a lancé le présentateur vedette de Fox News, Tucker Carlson, s'en prenant visiblement à d'autres que le président, sans les nommer.

"Je n'avais encore jamais vu le gouvernement s'opposer aux patriotes", a critiqué Gina Loudon, évoquant les heurts entre partisans de Donald Trump et forces de l'ordre.

S'il a lui aussi rejeté toute forme de violence, l'autre star de Fox News, Sean Hannity, a néanmoins dénoncé, comme beaucoup d'autres commentateurs conservateurs, un traitement orienté des grands médias.

"Ils vont dire que tous les supporteurs de Trump sont violents", s'est enflammé Grant Stinchfield, de Newsmax. "J'aurais simplement aimé qu'ils dénoncent le fait que tant de villes ont été abîmées" lors des manifestations du printemps contre le racisme.

A aucun moment il n'aura été question de la responsabilité éventuelle de Donald Trump, qui incite depuis l'élection ses partisans à contester, jusqu'au-delà de la légalité, les résultats du scrutin.

Tous, Sean Hannity en tête, ont plutôt relevé les appels au calme du président sortant sur Twitter, lancés après avoir laissé la situation dégénérer.

Pour Eric Greitens, de Real America's Voice, l'interruption forcée, même momentanée, des débats au Congrès mercredi "donne au président quelques jours de plus pour démontrer qu'il y a eu fraude".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Record pour le Dow Jones à Wall Street malgré le chaos au Congrès

La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé mercredi, le Dow Jones parvenant à un nouveau record malgré une journée politique tumultueuse où des manifestants pro-Trump, déchaînés, ont envahi le Congrès américain.

Selon des résultats définitifs, l'indice Dow Jones a terminé en hausse de 1,44% à 30.829,40 points, son premier record de 2021 après celui du 31 décembre dernier.

Le Nasdaq, à forte concentration technologique, a perdu 0,61% à 12.740,79 points, souffrant d'une rotation des investissements vers des actions de l'économie plus traditionnelle. Le S&P 500 a avancé de 0,57% à 3.748,14 points.

Le marché des actions new-yorkais a donc conclu sur une note globalement optimiste une journée pourtant forte en émotions, voire en chaos politique.

Les élections sénatoriales en Georgie ont d'abord vu la probable victoire de deux démocrates au Sénat, ce qui va faire basculer le Congrès sous le contrôle du parti de Joe Biden.

Une perspective qui a ses pour et ses contre pour le marché: si cela va permettre aux démocrates de plus facilement mettre en place leurs projets d'augmentations d'impôts - ce qui n'est pas bienvenu pour les investisseurs-, ceux-ci sont aussi quasiment assurés qu'une deuxième salve de relance budgétaire viendra aider l'économie américaine.

Le Dow Jones a ensuite grimpé de plus de 2% en journée lorsque le processus de certification de l'élection de Joe Biden a commencé au Congrès, sans que le vice-président Mike Pence ne s'y oppose comme le lui avait demandé Donald Trump au cours d'un discours galvanisant une foule de partisans sur le mall de Washington.

L'indice est ensuite resté dans les territoires d'un record peu avant la clôture malgré le chaos provoqué par une horde de manifestants pro-Trump prenant d'assaut le parlement dans la capitale.

"La volatilité continue en 2021", ont résumé les analystes de Schwab.

Parmi les actions du jour, le constructeur de voitures électrique haut de gamme Tesla (+2,84%), à 755,98 dollars le titre, a clôturé pour la première fois avec une capitalisation de plus de 700 milliards de dollars en bourse.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des grandes entreprises américaines appellent Trump à "mettre fin au chaos"

Le lobby Business Roundtable, qui représente les plus grandes entreprises américaines, a appelé mercredi Donald Trump à intervenir pour mettre fin aux violences en cours au Capitole, causées par des partisans du président sortant pendant une séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle.

"Le chaos dans la capitale de la nation est la conséquence d'efforts illégaux pour changer les résultats légitimes d'une élection démocratique. Le pays mérite mieux", a fustigé le groupe. "Business Roundtable appelle le président et les autorités à mettre fin au chaos et à faciliter une transition politique pacifique".

Ce lobby regroupe des fleurons américains allant d'Apple à Boeing en passant par American Express, Best Buy, Bank of America...

Des centaines de manifestants favorables au milliardaire républicain ont envahi l'assemblée à Washington dans un climat insurrectionnel, interrompant la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden.

"Le président sortant a incité à la violence dans une tentative de garder le pouvoir, et tout élu qui le défend viole son serment à la Constitution et rejette la démocratie au profit de l'anarchie", a de son côté réagi la National association of manufacturers dans un communiqué.

Pour Richard Trumka, président du puissant syndicat AFL-CIO, les violences au Capitole sont "un assaut impensable contre la démocratie".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

La police anti-émeute écarte les manifestants du Capitole

La police anti-émeute a commencé à évacuer les manifestants rassemblés devant le Capitole mercredi en fin d'après-midi. Sur des images diffusées sur CNN, on peut voir des agents décrocher les drapeaux accrochés par les partisans du président à l'intérieur et sur les façades du bâtiment. L'opération semble se dérouler dans le calme.

Les agents ont pris position au pied des marches menant à l'entrée du Capitole, où des centaines de manifestants pro-Trump étaient rassemblés depuis la mi-journée pour contester la certification de l'élection de ce Joe Biden.

CNN indique par ailleurs que plusieurs agents ont été blessés dans les heurts entre partisans du président et forces de l'ordre. Une femme a par ailleurs été blessée par balle et évacuée.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Londres et Dublin dénoncent des "scènes honteuses" et "choquantes"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé mercredi des "scènes honteuses" à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Congrès américain, l'Irlande condamnant pour sa part une "agression délibérée de la démocratie".

"Scènes honteuses au Congrès américain. Les États-Unis sont les défenseurs de la démocratie dans le monde entier", a estimé M. Johnson dans un tweet, "il est désormais vital que le transfert de pouvoir se fasse de manière pacifique et ordonnée" vers le démocrate Joe Biden.

Le Congrès des États-Unis a suspendu en urgence mercredi une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole.

Des manifestants ont pénétré dans les deux chambres, Sénat et Chambre des représentants, ainsi que dans la rotonde du Capitole, où du gaz lacrymogène a été utilisé.

Selon un agent cité par le Washington Post, une femme a été blessée par balle à l'intérieur et évacuée sur un brancard. D'après CNN, elle se trouve dans un état critique.

"Les États-Unis sont, à juste titre, très fiers de leur démocratie, et rien ne peut justifier ces tentatives violentes pour faire échouer la transition légale et conforme du pouvoir", a jugé le ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab.

"Scènes choquantes et profondément tristes à Washington DC, que l'on doit nommer pour ce qu'elles sont: une agression délibérée de la démocratie par un président sortant et ses supporters, qui tentent de renverser une élection libre et légitime", a condamné pour sa part son homologue irlandais Simon Coveney.

"Le monde vous regarde !", a-t-il ajouté, appelant à un "retour au calme".

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin a lui rappelé "le lien profond" de son pays avec les États-Unis, disant observer les événements à Washington avec "beaucoup d'inquiétude et de consternation".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

L'UE dénonce un "assaut inédit contre la démocratie américaine"

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé mercredi un "assaut inédit contre la démocratie américaine" après l'irruption de manifestants pro-Trump au Congrès, le président du Conseil Charles Michel appelant à un "transfert pacifique" du pouvoir à Joe Biden.

"Aux yeux du monde, la démocratie américaine apparaît ce soir en état de siège. C'est un assaut inédit contre la démocratie des Etats-Unis, ses institutions et l'Etat de droit. Ce n'est pas l'Amérique. Les résultats de l'élection du 3 novembre doivent être pleinement respectés", a tweeté Josep Borrell.

"Je loue les mots du président élu Joe Biden. La force de la démocratie américaine l'emportera sur les extrémistes", a ajouté l'Espagnol.

"Le Congrès des Etats-Unis est un temple de la démocratie. Assister aux scènes de ce soir à Washington est un choc. Nous comptons sur les Etats-Unis pour permettre un transfert de pouvoir pacifique à Joe Biden", a déclaré pour sa part le président du Conseil européen (institution représentant les Etats membres) Charles Michel sur Twitter.

Le président du Parlement européen David Sassoli a qualifié de "profondément préoccupantes" les scènes qui se sont déroulées au Capitole. "Les votes démocratiques doivent être respectés", a-t-il ajouté sur ce réseau social.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux
Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

La classe politique belge déplore la mise en danger de la démocratie

La classe politique belge a déploré mercredi soir, via Twitter, que la situation ait dégénéré dans la capitale des Etats-Unis, Washington, alors que le Congrès américain a suspendu en urgence mercredi une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole. Nombreux pointent les risques pour la démocratie posés par le populisme.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo (Open-Vld)se dit choqué et incrédule face aux événements en cours au Capitole, "symbole de la démocratie américaine". "Nous sommes convaincus que les institutions fortes des États-Unis surmonteront ce moment difficile", a-t-il ajouté. Il assure son "soutien total" au président élu démocrate Joe Biden.

Le vice-Premier ministre Georges Gilkinet (Ecolo) évoque des "images affligeantes et inquiétantes". "Ce qui arrive quand un Chef d'Etat conteste le résultat d'une élection. Notre démocratie mérite décidément notre attention et notre engagement constants", ajoute M. Gilkinet.

"Ces scènes sont très graves. Elles montrent combien la démocratie a été fragilisée par Trump", déplore aussi Paul Magnette, le président du PS. "Voilà où mènent le populisme et la banalisation de l'extrême-droite. C'est une attaque contre la démocratie", poursuit-il, faisant part de "tout (son) soutien aux défenseurs de la démocratie aux USA".

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, évoque pour sa part "un précédent d'une extrême gravité qui malheureusement est un symptôme violent des maladies populistes de notre démocratie". Il ajoute que "le danger ne se résume pas à Donald Trump et est bien plus profond". "Démocrates, levons-nous! ", exhorte-t-il enfin.

Pour la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, ces scènes "très graves" à Washington "montrent combien la démocratie a été fragilisée par Trump". "Voilà où mènent le populisme et la banalisation de l'extrême-droite. C'est une attaque contre la démocratie", regrette encore la chrétienne-démocrate qui fait part de "tout (son) soutien aux défenseurs de la démocratie aux USA".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Insurrection à Washington (en images)

belga
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Des centaines de manifestants partisans du président Donald Trump ont envahi mercredi le Capitole à Washington dans un climat insurrectionnel, interrompant la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden. La situation chaotique en images.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Twitter va limiter la portée des tweets qui encouragent la violence au Capitole

Twitter a indiqué mercredi qu'il réduisait la portée des messages encourageant les actes violents en cours au Capitole qui ont interrompu la séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle.

Ces tweets "ne pourront pas être retweetés ou +aimés+, et on ne pourra pas y répondre", a précisé le réseau social qui avait déjà pris de nombreuses mesures pour encadrer les échanges pendant une élection sous tension.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Réaction d'Alexander De Croo

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Avec leur deuxième victoire en Géorgie, les démocrates remportent le contrôle du Sénat

Les démocrates se sont assurés mercredi du contrôle du Sénat américain après la victoire de Jon Ossoff dans la deuxième sénatoriale cruciale de Géorgie face au républicain David Perdue, selon les chaînes ABC, CBS et NBC.

Cette nouvelle victoire, après celle du démocrate Raphael Warnock dans l'autre sénatoriale de Géorgie, et le contrôle de la Chambre des représentants assurent au président élu Joe Biden de disposer de tous les leviers du pouvoir à Washington.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des militaires de la Garde nationale mobilisés à Washington

Des militaires de la Garde nationale de Washington et des Etats voisins de Virginie et du Maryland ont été mobilisés mercredi pour tenter de rétablir l'ordre dans la capitale fédérale en proie à une situation insurrectionnelle.

Ce déploiement de renforts armés a été annoncé par la Maison Blanche ainsi que par Ralph Northam, le gouverneur démocrate de la Virginie, et Larry Hogan, celui du Maryland.

Un porte-parole du Pentagone a fait savoir que la Garde nationale de Washington, forte de 1.100 soldats, avait été appelée en renfort des forces de l'ordre.

Des manifestants pro-Trump ont fait irruption au Capitole américain mercredi, forçant l'arrêt de la session parlementaire devant certifier officiellement la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Biden qualifie d'"insurrection" les violences au Capitole

Le président élu Joe Biden a dénoncé mercredi "l'insurrection" en cours au Capitole, où des partisans de Donald Trump ont semé le chaos pendant une séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle.

"Notre démocratie vit une agression sans précédent", a-t-il jugé, en appelant le président républicain à se rendre devant les caméras pour demander "la fin de ce siège".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Londres dénonce des "scènes honteuses"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé mercredi des "scènes honteuses" à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Congrès américain, et appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

"Scènes honteuses au Congrès américain. Les Etats-Unis sont les défenseurs de la démocratie dans le monde entier", a-t-il estimé dans un tweet, "et il est désormais vital que le transfert de pouvoir se fasse de manière pacifique et ordonnée".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Biden appelle Trump à exiger face aux caméras "la fin du siège" du Capitole

Biden appelle Trump à exiger face aux caméras "la fin du siège" du Capitole et dénonce une "agression sans précédent" contre la démocratie.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Berlin presse les partisans de Trump de "cesser de piétiner la démocratie"

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé mercredi les partisans de Donald Trump à "cesser de piétiner la démocratie" après l'entrée de manifestants dans le Capitole à Washington.

"Trump et ses partisans devraient en fin de compte accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie", a twitté M. Maas, ajoutant que "les paroles incendiaires se muent en actions violentes".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Le vice-président américain appelle à l'arrêt "immédiat" des violences au Capitole

Le vice-président Mike Pence a appelé mercredi à l'arrêt "immédiat" des violences au Capitole après l'irruption de manifestants pro-Trump dans l'enceinte du Parlement américain à Washington.

"Les violences et les destructions qui ont lieu au Capitole américain doivent cesser et elles doivent cesser immédiatement", a-t-il tweeté, demandant aux manifestants de "respecter les agents des forces de l'ordre et quitter immédiatement le bâtiment".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux
Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des élus républicains condamnent l'invasion du Capitole

Des élus républicains condamnent mercredi l'invasion de la colline du Capitole à Washington par des manifestants pro-Trump.

"La violence et l'anarchie sont inacceptables. Nous sommes un Etat de droit. Ceci doit cesser immédiatement", a tweeté Tom Cotton, sénateur de l'Arkansas.

Ron Johnson, un autre sénateur républicain, a appelé les manifestants présents au Capitole à respecter les forces de l'ordre et à se disperser pacifiquement.

"Je condamne toute forme de violence et d'intimidation. C'est inacceptable", a indiqué Steve Daines, sénateur du Montana.

"La violence est toujours inacceptable. Même lorsque les émotions sont fortes. Toute personne impliquée dans des actes de violence, notamment contre la police, doit être poursuivie", a tweeté Ted Cruz, le sénateur du Texas et l'un des principaux soutiens du président Donald Trump. "Ceux qui se livrent à des actes de violence nuisent à la cause qu'ils disent défendre", a ajouté celui qui avait notamment contesté les résultats du scrutin présidentiel dans l'Etat de l'Arizona.

Bill Hagerty, le sénateur du Tennessee et autre important allié du président sortant a, lui aussi, condamné les actes de violence ayant lieu au Capitole mercredi.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des militaires de la Garde nationale envoyés à Washington

Des militaires de la Garde nationale de l'Etat de Virginie se dirigeaient mercredi vers Washington, pour tenter de rétablir l'ordre dans la capitale fédérale en proie à une situation insurrectionnelle.

Ce déploiement de renforts armés a été annoncé par la Maison Blanche ainsi que par Ralph Northam, le gouverneur démocrate de la Virginie, Etat qui jouxte la capitale fédérale.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

L'Otan dénonce des "scènes choquantes"

Le chef de l'Otan Jens Stoltenberg a dénoncé mercredi des "scènes choquantes" à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Congrès américain, et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

"Scènes choquantes à Washington D.C. Le résultat de cette élection démocratique doit être respecté", a tweeté le secrétaire général de l'Alliance.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des élus dénoncent une tentative de "coup d'Etat" de partisans de Trump

Plusieurs élus du Congrès des Etats-Unis ont dénoncé mercredi une tentative de "coup d'Etat" menée par des partisans de Donald Trump, qui sont parvenus à faire irruption dans le Capitole, ces mêmes élus avertissant que cette action était vouée à l'échec.

"Nous assistons à une tentative de coup d'Etat encouragée par le criminel de la Maison Blanche. C'est voué à l'échec", a tweeté le représentant démocrate William Pascrell, faisant ainsi référence à Donald Trump.

"Il ne s'agit pas d'une manifestation. C'est une tentative de coup d'Etat", a de son côté estimé l'élue Diana DeGette, en dénonçant "l'anarchie fomentée par notre propre président".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Trump appelle ses partisans à éviter toute violence

Le président américain Donald Trump a appelé mercredi ses partisans à éviter toute violence, après l'irruption de manifestants pro-Trump au sein du Capitole, à Washington, dans une atmosphère extrêmement tendue.

"Soutenez la police du Capitole et les forces de l'ordre. Ils sont du côté de notre pays. Restez pacifiques!", a tweeté M. Trump, qui quittera la Maison Blanche dans deux semaines.

Dans un discours particulièrement virulent, le locataire de la Maison Blanche avait appelé un peu plus tôt ses sympathisants à se diriger vers le Congrès pour faire pression sur les élus républicains afin qu'ils s'opposent à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

"Je demande à tout le monde au Capitole de rester pacifique", a-t-il ajouté un peu plus tard dans un autre tweet.

"Pas de violence! Souvenez-vous, NOUS sommes le parti de la loi et l'ordre", a-t-il encore écrit, sans pour autant demander aux manifestants d'évacuer les lieux.

De très nombreuses voix se sont élevées à Washington pour dénoncer l'attitude du président américain, accusé d'avoir soufflé sur les braises en refusant de reconnaître sa défaite et en relayant pendant des semaines des théories du complot sur de supposées fraudes électorales.

"Le président incite au terrorisme intérieur", a déploré sur Twitter l'élu démocrate du Wisconsin Mark Pocan, évoquant "un triste jour pour l'Amérique".

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Des manifestants ont pénétré dans les deux chambres ainsi que dans la rotonde du Capitole

Des manifestants ont pénétré dans les deux chambres, selon les médias américains, ainsi que dans la rotonde du Capitole, où du gaz lacrymogène a été utilisé.

Des agents de la police du Capitole ont dégainé leurs armes, rapporte l'élu démocrate Dan Kildee qui dénonce une "attaque contre l'Amérique".

Donald Trump, qui avait appelé un peu plus tôt ses sympathisants à se diriger vers le Congrès pour faire pression sur les élus républicains afin qu'ils s'opposent à la certification de la victoire de Joe Biden, les a depuis appelés à éviter toute violence.

"Soutenez la police du Capitole et les forces de l'ordre. Ils sont du côté de notre pays. Restez pacifiques!", a-t-il tweeté.

"On reprend la Chambre. (...) Elle est à nous", a confié à l'AFP un manifestant. "J'irais jusqu'à me sacrifier pour protéger mes droits", martèle Jim Wood, un manifestant de 60 ans venu du New Hampshire.