"Nous n'autorisons pas et n'autoriserons jamais la création d'un soi-disant Etat par les PYD, YPG dans le nord de la Syrie", a affirmé M. Erdogan, s'exprimant à Ankara devant des élus de quartiers.

La Turquie considère le Parti de l'union démocratique kurde (PYD) et sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), comme une émanation en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), classé "organisation terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

Le PYD a proclamé en mars 2016 une administration semi-autonome dans le nord de la Syrie.

Les Etats-Unis sont alliés des YPG dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et leur fournissent des armes, au grand dam de la Turquie qui craint la création d'une zone contrôlée par les Kurdes à sa frontière.

Elle a ainsi menacé à plusieurs reprises ces dernières semaines d'intervenir militairement, notamment dans le "canton" kurde d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.

La Turquie a déjà lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août 2016 afin de repousser l'EI de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

"Quel est leur objectif ? Créer un corridor terroriste dans le nord de la Syrie qui rejoigne la mer Méditerranée", a poursuivi M. Erdogan, assurant que la Turquie combattera ces "organisations terroristes" "partout où nous les trouverons".

Ces déclarations surviennent après une visite à Ankara la semaine dernière du chef d'Etat major iranien, Mohammad Bagheri, qui a notamment porté sur la lutte contre les rebelles kurdes.

Interrogé après cette visite sur une possible opération turco-iranienne contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, M. Erdogan a affirmé qu'une telle éventualité était "toujours à l'ordre du jour".

La Turquie est par ailleurs vigoureusement opposée au référendum qui doit se tenir le 25 septembre sur l'indépendance du Kurdistan irakien, malgré les bonnes relations qu'elle entretient avec le leader kurde irakien Massoud Barzani.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu doit se rendre en Irak mercredi. Il y rencontrera le président irakien Fouad Masoum, le Premier ministre Haider al-Abadi, mais aussi M. Barzani.

"Nous n'autorisons pas et n'autoriserons jamais la création d'un soi-disant Etat par les PYD, YPG dans le nord de la Syrie", a affirmé M. Erdogan, s'exprimant à Ankara devant des élus de quartiers.La Turquie considère le Parti de l'union démocratique kurde (PYD) et sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), comme une émanation en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), classé "organisation terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.Le PYD a proclamé en mars 2016 une administration semi-autonome dans le nord de la Syrie.Les Etats-Unis sont alliés des YPG dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et leur fournissent des armes, au grand dam de la Turquie qui craint la création d'une zone contrôlée par les Kurdes à sa frontière.Elle a ainsi menacé à plusieurs reprises ces dernières semaines d'intervenir militairement, notamment dans le "canton" kurde d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. La Turquie a déjà lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août 2016 afin de repousser l'EI de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG."Quel est leur objectif ? Créer un corridor terroriste dans le nord de la Syrie qui rejoigne la mer Méditerranée", a poursuivi M. Erdogan, assurant que la Turquie combattera ces "organisations terroristes" "partout où nous les trouverons".Ces déclarations surviennent après une visite à Ankara la semaine dernière du chef d'Etat major iranien, Mohammad Bagheri, qui a notamment porté sur la lutte contre les rebelles kurdes.Interrogé après cette visite sur une possible opération turco-iranienne contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, M. Erdogan a affirmé qu'une telle éventualité était "toujours à l'ordre du jour".La Turquie est par ailleurs vigoureusement opposée au référendum qui doit se tenir le 25 septembre sur l'indépendance du Kurdistan irakien, malgré les bonnes relations qu'elle entretient avec le leader kurde irakien Massoud Barzani.Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu doit se rendre en Irak mercredi. Il y rencontrera le président irakien Fouad Masoum, le Premier ministre Haider al-Abadi, mais aussi M. Barzani.