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Vincent genot
par Vincent genot

Les Bourses européennes ouvrent en nette hausse après l'élection de Joe Biden

L'ensemble des Bourses européennes évoluaient en nette hausse dans les premiers échanges lundi, lors de la première séance suivant l'annonce de la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle américaine.

Les places européennes affichaient des gains conséquents vers 09H20, avec Paris à +1,82%, Londres à +1,56% ou Francfort à +1,80%. La semaine dernière, l'incertitude autour des résultats du scrutin n'avait pas empêché leur forte hausse.

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Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Les pro-Trump de Pennsylvanie oscillent entre déni, tristesse et résignation

Ils n'y croiront pas "tant que les résultats ne seront pas certifiés": sur les terres pro-Trump de Pennsylvanie, beaucoup refusent pour l'instant d'entériner la victoire de Joe Biden, mais laissent néanmoins pointer de premiers signes de résignation.

Au lendemain de l'annonce de la victoire du candidat démocrate, ils étaient près d'une trentaine de "Trumpistes", dimanche, dans le comté rural de Bradford, dans le nord-est de la Pennsylvanie, à se retrouver devant le restaurant "Jones Diner, où ils s'étaient souvent rassemblés pendant la campagne électorale. Avec grands drapeaux bleus Trump-Pence, drapeaux américains et casquettes MAGA, comme aux belles heures de la campagne électorale.

Sur les quelque 30.000 électeurs du comté, près de 72% ont voté cette année pour Donald Trump - un point de plus qu'en 2016. Faisant dire à Doug McLinko, élu républicain local: "nous sommes ici au coeur du pays des +pitoyables+", allusion à l'expression malheureuse d'Hillary Clinton, qui en 2016 avait qualifié de "panier de pitoyables" les électeurs trumpistes.

Sans surprise, la déception est sur tous les visages. La propriétaire du restaurant, Blythe Jones, se dit "bouleversée"; une retraitée, Sue Wheeler, se déclare "dévastée" par la victoire annoncée d'un candidat acceptant qu'on "avorte des bébés"; et Doug McLinko, "en colère", laisse éclater son profond mépris pour Joe Biden.

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Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Le chef spirituel tibétain, le Dalaï lama, félicite Joe Biden

Ajoutant sa voix à celle de nombreuses figures internationales, le Dalaï lama, chef spirituel tibétain, a félicité le démocrate Joe Biden pour sa victoire annoncée samedi à l'élection présidentielle américaine.

"Je souhaite adresser mes félicitations chaleureuses à Joe Biden pour son élection en tant que prochain président des Etats-Unis. L'humanité place beaucoup d'espoir dans la vision démocratique des USA en tant que leader du monde libre", a commenté le Dalaï lama, dans un message posté sur Twitter.

Il a également salué l'élection de sa colistière Kamala Harris, victoire historique pour cette femme d'origine indienne.

Le candidat démocrate est donné vainqueur des élections présidentielles américaines, même si le président républicain Donald Trump refuse de reconnaître sa défaite.

Le chef tibétain vit en exil depuis 60 ans à Dharamsala, dans le nord de l'Inde.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Covid: cellule de crise à Washington afin de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021"

Aux Etats-Unis, dans son premier discours après l'annonce de sa victoire à la présidentielle, le démocrate Joe Biden a annoncé samedi soir qu'une cellule de crise, composée de scientifiques et d'experts, sera chargée dès lundi de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021", jour de son investiture.

M. Biden prend ainsi le contrepied de son rival Donald Trump, qui a toujours minimisé la pandémie et qui brave lui-même ostensiblement les mesures préventives préconisées partout dans le monde, comme le port du masque en public et la distanciation physique.

Les Etats-Unis font face à des records de nouvelles contaminations ces derniers jours. Ils ont enregistré en 24 heures près de 111.500 nouveaux cas positifs et 548 nouveaux décès, portant le bilan total à 237.564 morts, selon le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins dimanche soir.

Au total 50.010.400 cas de Covid-19, dont 1.251.980 décès, ont été recensés dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Virginie Moriaux
par Virginie Moriaux

Nicolas Maduro espère un dialogue "décent" avec Biden

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a assuré dimanche vouloir travailler au rétablissement d'un dialogue "décent" et "sincère" avec les Etats-Unis, avec qui les relations sont tendues, une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions à la tête de la première puissance mondiale.

"Avec patience, nous travaillerons, je l'espère, pour rétablir des canaux de dialogue décents, sincères et directs avec le futur gouvernement de Joe Biden", a déclaré M. Maduro lors d'une intervention télévisée.

La veille, Nicolas Maduro avait félicité Joe Biden pour sa victoire électorale, tout en se disant disposé au "dialogue", alors que le leader de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, auto-proclamé président par intérim, a applaudi l'élection du candidat démocrate.

En réponse aux sanctions américaines imposées pour le pousser au départ, Nicolas Maduro a rompu les relations diplomatiques avec Washington en janvier 2019, lorsque l'administration de Donald Trump a reconnu Juan Guaido comme président par intérim du pays.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Joe Biden se recueille auprès de ses proches défunts

Au lendemain de l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle américaine, Joe Biden s'est rendu, comme souvent le dimanche, au cimetière de Greenville à Wilmington (Delaware, côte est), son lieu de résidence, pour se recueillir auprès des tombes de son fils Beau et de sa première femme Neilia et leur fille Naomi. Beau est décédé en 2015 des suites d'un cancer du cerveau alors que Neilia et leur fillette Naomi ont perdu la vie dans un accident de voiture en 1972. Joe Biden avait alors 30 ans. Selon des journalistes sur place, Biden était accompagné ce dimanche d'Ashley, sa fille issue de son second mariage, et de son fils Hunter.

Catholique fier de ses origines irlandaises, Joe Biden se rend tous les dimanches, ou presque, à la petite église St. Joseph on the Brandywine dans son quartier cossu de Wilmington. C'est là, dans le cimetière, que reposent ses parents, sa première épouse Neilia et sa fillette Naomi ainsi que, plus loin sous une pierre tombale décorée de petits drapeaux américains, Beau.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Pour Trump, un week-end cauchemardesque de défaite

Visage fermé, épaules légèrement rentrées, Donald Trump semble bien seul samedi sur son parcours de golf, près de Washington. A l'image d'un week-end cauchemardesque marqué par la victoire de Joe Biden et par la joie de l'Amérique démocrate jusque sous les fenêtres de la Maison Blanche. A lire ici.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump joue au golf au lendemain de l'annonce de sa défaite

Donald Trump s'est rendu dimanche dans son golf de Sterling (Virginie), près de Washington, pour le deuxième jour consécutif, après l'annonce de sa défaite contre Joe Biden à l'élection présidentielle américaine. Golfeur émérite, le président républicain se trouvait déjà sur les greens lorsque les médias américains ont estimé samedi que l'avance de Joe Biden ne pourrait plus être rattrapée et qu'il devenait ainsi le président élu des Etats-Unis à l'issue de l'élection du 3 novembre. Joe Biden, de son côté, s'est rendu dimanche matin à l'église, dans sa ville de Wilmington (Delaware). Catholique pratiquant, il y assiste régulièrement à la messe.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La démocratie américaine a réussi son crash test

Les Etats-Unis ont démontré qu'ils avaient réussi leur crash test démocratique à la suite de ce scrutin présidentiel qui opposait Donald Trump à Joe Biden. "La manière dont Donald Trump s'est comporté faisait peser de lourds risques sur le processus électoral, mais les Etats-Unis en sont sortis par le haut", estime Serge Jaumain, professeur d'Histoire contemporaine à l'ULB, qui retient cependant l'une ou l'autre leçon à tirer de ces élections.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Comment les chaînes télévisées ont décidé d'annoncer la victoire de Biden

Près de quatre jours après l'élection, ce sont les chaînes d'informations qui ont décidé d'annoncer la victoire de Joe Biden dans la course à la Maison blanche, le tout sur une fenêtre de 15 minutes qui a débuté à 11h24, heure de New York (17h24 HB). CNN a dégainé la première, suivie de NBC et MSNBC 55 secondes plus tard. CBS a enchaîné à 11h25 et 45 secondes, avant qu'ABC n'arrive à 11h26 et 30 secondes. Les quatre chaînes recourent en effet au même système de décompte et aux mêmes données de sortie des urnes pour établir l'avancée des votes. Associated Press et Fox News, qui collaborent dans leurs analyses des votes, sont arrivées un peu plus tard, AP donnant l'info à 11h28 et Fox News à 11h40. Cette dernière a aussi attribué aux démocrates la victoire en Pennsylvanie et dans le Nevada, donnant à Joe Biden un nombre de grands électeurs plus grand (290) que les autres médias. La chaîne a également reconnu l'Arizona comme acquise à la cause du démocrate alors que cet État n'a pas été repris dans les calculs des autres médias qui, eux, arrivent à 273 grands électeurs.

Selon les décomptes de Fox News, Joe Biden atteindrait de toute façon le seuil crucial des 270 même sans la Pennsylvanie, un des États dans lequel le rival républicain Donald Trump a menacé d'actions en justice pour obtenir un nouveau comptage. Les chaînes de télévision ont justifié leur décision de proclamer la victoire du camp démocrate par le fait que l'avance de Biden en Pennsylvanie était devenue trop importante. "Nous avons simplement compté assez de votes pour pouvoir inclure la Pennsylvanie (avec Biden), même si on doit effectuer un nouveau comptage", a indiqué le directeur politique de NBC News Chuck Todd. "Nous pensons qu'il est simplement, mathématiquement, presque impossible de changer l'ordre d'arrivée en Pennsylvanie."

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

L'ex-président George W. Bush félicite Joe Biden

L'ex-président républicain George W. Bush, dont la victoire en 2000 avait été arrachée devant les tribunaux, a téléphoné dimanche à Joe Biden pour le féliciter de sa victoire dans une élection "fondamentalement honnête", au résultat "clair".

"Malgré nos différences politiques, je sais que Joe Biden est un homme bon qui a gagné l'opportunité de diriger et d'unifier notre pays", a écrit dans un communiqué l'ancien locataire de la Maison Blanche (2001-2009). Dans son discours de victoire samedi soir à Wilmington, "le président élu a répété qu'il avait été le candidat démocrate mais qu'il dirigerait le pays pour tous les Américains", a rappelé George W. Bush, en le remerciant pour ce "message patriotique" , George W. Bush a souligné le record de participation au scrutin, signe selon lui de la bonne "santé de la démocratie" américaine.

"Le président Trump a le droit de demander des recomptages et de déposer des recours en justice et tous les problèmes en suspens seront tranchés", a-t-il encore écrit.

Mais, a-t-il ajouté, "les Américains peuvent avoir confiance dans cette élection honnête, dont l'intégrité sera confirmée et dont le résultat est clair". Lors de la campagne de 2000, George W. Bush et son rival démocrate Al Gore étaient arrivés au coude-à-coude dans l'Etat-clé de Floride. Devancé d'un peu plus de 500 voix, le démocrate avait demandé un recomptage de milliers de bulletins ignorés par les machines de vote.

Mais la Cour suprême l'avait interrompu arguant d'un manque de temps, et George W. Bush était devenu le 43e président des Etats-Unis malgré son retard dans le vote populaire au niveau national. Donald Trump, qui espère probablement une issue similaire, a menacé d'en appeler à la Cour suprême.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Un ténor républicain soutient Trump dans son refus de concéder la défaite

L'influent sénateur républicain Lindsey Graham a encouragé dimanche Donald Trump à continuer de refuser sa défaite face à Joe Biden et à "se battre" en justice pour faire valoir ses droits. "Nous travaillerons avec Biden s'il gagne, mais Trump n'a pas perdu", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News, en refusant l'annonce de la victoire du démocrate faite la veille par les grands médias sur la base des résultats quasi complets du dépouillement. "Il y a beaucoup de magouilles", "beaucoup de choses qui méritent d'être examinées", a assuré Lindsey Graham en écho aux accusations de "fraude" lancées par Donald Trump, dont il est proche. L'élu, qui préside la commission judiciaire du Sénat, a assuré avoir des preuves du vote de six personnes décédées en Pennsylvanie et a mentionné "des systèmes informatiques qui ont transformé des suffrages républicains en démocrates dans le Michigan".

"On ne peut pas laisser les médias diriger l'Amérique, il faut que nous nous battions", a-t-il lancé à l'adresse de ses confrères républicains qui, pour la plupart, observent un silence total depuis 24 heures."Ne concédez rien, Monsieur le président, battez-vous", a-t-il encore lancé.

D'autres républicains se sont montrés plus mesurés, tout en refusant eux aussi d'admettre la défaite à ce stade.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le monde reconnaît la victoire de Biden, mais pas les républicains

Les dirigeants internationaux, qui ne semblent pas prendre au sérieux les recours en justice du milliardaire, ont félicité sans attendre Joe Biden pour sa victoire, se disant prêts à travailler avec les Etats-Unis pour affronter les "grands défis" du monde. Même le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui souhaitait la victoire de Donald Trump, a salué l'élection du démocrate un "grand ami d'Israël".

Aux Etats-Unis en revanche, à de rares exceptions, le camp républicain n'a pas encore franchi ce pas. "Ne concédez rien M. le président, battez-vous", a lancé dimanche le sénateur Lindsey Graham sur Fox. La plupart des élus du Congrès observent un mutisme absolu depuis 24 heures. Or, leur coopération sera essentielle pour éviter la paralysie des institutions. "Ca m'est égal" que Donald Trump ne reconnaisse pas sa défaite, a ainsi lancé le représentant démocrate James Clyburn sur CNN. "Ce qui m'importe c'est que le parti républicain se lève et nous aide à préserver l'intégrité de notre démocratie." Le sénateur républicain Roy Blunt a semblé préparer le terrain en ce sens. "Il est temps que le président laisse parler ses avocats, qu'ils présentent leurs arguments à la justice et aux Américains (...) après on pourra avancer", a-t-il déclaré sur ABC. "On ne changera pas le président, il est qui il est et il a une relation souple avec la vérité", a pour sa part déclaré le sénateur républicain Mitt Romney, un de ses critiques fréquents. "Je suis convaincu qu'il se battra jusqu'au bout", a-t-il ajouté. "Mais je suis également sûr qu'une fois tous ses recours épuisés, il acceptera l'inévitable".

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Joe Biden se tourne vers la transition

Après avoir célébré sa victoire sur Donald Trump, Joe Biden se plonge dimanche dans les préparatifs de son accession à la Maison Blanche avec deux priorités affichées pour la transition: la lutte contre la pandémie et la réconciliation d'une Amérique divisée.

Sans un mot pour son rival, Joe Biden a promis samedi soir de tourner la page de la "diabolisation", s'engageant à être le président "qui rassemble et non qui divise" devant une foule en liesse réunie dans son fief de Wilmington. Résolument tourné vers la transition, l'ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, a annoncé la mise en place dès lundi d'une cellule de crise sur le Covid-19, qui a déjà fait plus de 237.000 morts aux Etats-Unis. Ce groupe de travail réunira des scientifiques et des experts, chargés d'élaborer un plan à mettre en oeuvre dès le 20 janvier 2021, jour de son investiture. Campagne nationale de dépistage, port obligatoire du masque dans le bâtiments fédéraux, gratuité d'un futur vaccin, plusieurs pistes ont déjà été annoncées. Joe Biden compte aussi annuler la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), lancée par son prédécesseur.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La rancœur et le ressentiment de Trump

Lorsque tous les votes auront été pris en compte, Donald Trump obtiendra le nombre le plus élevé de voix jamais rassemblé par un républicain, mais il aura quand même perdu. Il y a de quoi rager. Mais il n'y a aucune chance qu'il fasse preuve de la même classe qu'Hillary Clinton dans la défaite. En 2016, alors qu'elle était donnée favorite avant le scrutin, elle va rapidement concéder sa défaite. Elle va aussi téléphoner à son rival et ne pas contester les résultats, même si certains étaient serrés.

Joe Biden n'a lui pas eu besoin d'attendre samedi pour découvrir que Donald Trump n'était pas disposé à autant d'élégance. Même avant les élections, Trump avait assuré qu'il ne pourrait être battu que dans le cadre d'une "élection truquée". Et il va le répéter comme un mantra.

De par le monde, les dirigeants ont salué l'élection du démocrate, offrant un contraste saisissant avec le silence du camp républicain qui, à l'instar du président sortant, refuse de concéder la défaite. Arguant de "fraudes" électorales, sans fournir de preuves, Donald Trump promet de multiplier les actions en justice. Mais leurs chances d'aboutir sont bien minces.

Qu'importe, "l'élection n'est pas terminée", martèle depuis son équipe de campagne.

Un parti pris qui garantit une très tumultueuse transition.

L'attitude de Donald Trump dans les prochains jours pèsera aussi sur les marges d'action de Joe Biden avant même le 20 janvier. Pour avoir accès aux informations des agences fédérales, il faut en effet une décision administrative qui enclenche le processus de transition. Celle-ci pourrait être retardée par le refus du républicain de reconnaître sa défaite, un geste extrêmement difficile pour cet ancien homme d'affaires qui a fait du "succès" le coeur de son discours.

Preuve qu'il n'est pas encore prêt à se retirer, il a encore cité dimanche matin sur Twitter des allégations d'"élection volée" avant de partir jouer au golf.

Son avocat Rudy Giulinani a continué dimanche sur Fox News d'alimenter la rumeur, parlant de fraude dans "trois ou quatre, possiblement 10 Etats".

"En théorie, le camp du président dispose d'un bon mois avant que les Etats ne règlent d'éventuels différends électoraux, à l'échéance du 8 décembre ", précise Le Monde. " Puis les grands électeurs exprimeront leur vote six jours plus tard, le 14. Ces résultats seront certifiés par le Congrès élu le 3 novembre, le 6 janvier, un peu plus de deux semaines avant le 20 janvier. Ce jour-là, à midi et conformément à la Constitution, le mandat du président prendra fin et celui de la personne élue le 3 novembre débutera. "

D'ici là, on risque d'assister à un déluge de mauvaise foi.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Johnson n'a pas bonne presse dans l'entourage de Joe Biden

De ses "commentaires racistes" à son image de populiste, le Premier ministre britannique Boris Johnson n'a pas bonne presse dans l'entourage du président fraîchement élu Joe Biden, mais Londres compte sur son engagement pour le climat pour sauver sa "relation spéciale" avec les Etats-Unis.

Toute l'ambivalence du président américain élu vis-à-vis de la Grande-Bretagne se résume en une vidéo, devenue virale après avoir été partagée samedi par un journaliste de la BBC: "La BBC? Je suis Irlandais !", y plaisante Biden, esquivant ainsi en janvier les questions d'un journaliste britannique.

La réaction avait beau se vouloir humoristique, le ton était donné: Boris Johnson ne trouverait pas forcément un ami en la personne de Joe Biden, qui a depuis exprimé son mécontent après l'introduction d'un projet de loi controversé sur l'accord du Brexit.

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par Muriel Lefevre

La "grande conférence de presse" annoncée hier par Donald Trump s'est finalement tenue sur un parking

Donald Trump est toujours persuadé qu'il n'a pas perdu l'élection. Hier il annonçait une grande conférence de presse à Philadelphie en Pennsylvanie. Or c'est justement là que s'est jouée la présidentielle avec ses 20 grands électeurs.

Donald Trump avait donné rendez-vous sur Twitter au "Four Seasons". Rapidement, pourtant l'hôtel va déclarer ne pas être au courant.

En réalité l'équipe de campagne de Trump avait réservé le parking d'une boutique d'aménagement paysagiste nommée "Four Seasons Total Landscaping" au milieu d'une zone industrielle. Nul ne sait pourquoi la conférence s'est tenue là.

Et seule son équipe d'avocat s'est présentée devant une porte de garage placardée de quelques affiches électorales. Interrogé lors de la conférence de presse, son avocat personnel Rudy Giuliani a assuré que Donald Trump n'était pas prêt à reconnaître la victoire du démocrate. "Évidemment il ne va pas reconnaître sa défaite alors qu'il y a au moins 600.000 bulletins contestés"

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par Muriel Lefevre

Même son beau-fils, Jared Kushner, demande à Trump de reconnaitre sa défaite

Jared Kushner a demandé à son beau-père Donald Trump de reconnaître sa défaite électorale, selon CNN qui cite deux sources anonymes. Kushner, également un conseiller important de Trump, l'aurait contacté après que l'équipe de campagne ait envoyé une déclaration samedi dernier indiquant que la course n'avait pas encore commencé et que les médias avaient désigné un gagnant trop tôt.

L'équipe de Joe Biden rapporte à CNN qu'il n'y a eu aucun contact entre le président sortant et son successeur. Normalement, le perdant appelle le gagnant avec des félicitations.La défaite électorale aurait frappé l'équipe de campagne de Trump comme une bombe. Si certains commençaient à sentir le vent tourner, pour d'autres, cela n'a été clair que lorsque Fox News a déclaré Biden vainqueur samedi.L'équipe Trump a intenté plusieurs procès en raison de la fraude présumée, mais selon ABC News, il y a un désaccord à ce sujet. Certains membres de l'équipe juridique pensent qu'ils sont "inutiles". Rudy Giuliani, fidèle allié de Trump, et Pam Bondi, procureur général de Floride, en particulier, aimeraient par contre tout faire pour contester le résultat. Les fils de Trump, Eric et Donald Trump junior, continuent également à montrer très vindicatifs sur Twitter.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Poutine reste silencieux

Le principal opposant russe Alexeï Navalny a félicité dimanche le président élu des Etats-Unis Joe Biden, alors que le Kremlin n'avait toujours pas réagi aux résultats de l'élection américaine.

Dans un tweet, M. Navalny a félicité M. Biden, la vice-présidente élue Kamala Harris et les Américains pour avoir "choisi une nouvelle direction dans une élection libre et équitable".

Les messages de félicitation affluent du monde entier depuis l'annonce samedi par les médias américains de la victoire de Joe Biden mais, dimanche après-midi, le président russe Vladimir Poutine n'avait pas encore publié de communiqué. En novembre 2019, M. Biden avait fait état d'une "liste d'autocrates qui ne veulent pas que je devienne président", citant notamment Vladimir Poutine.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

"Trump, c'est fini!" : une partie de l'Amérique laisse éclater sa joie

Ils ont pleuré, tapé sur des casseroles et crié "Trump, c'est fini!" dans un concert de klaxons: les New-Yorkais ont laissé exploser leur joie et leur soulagement samedi à l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Mais ailleurs aussi. Voici la joie d'une partie de l'Amérique en images.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Biden élu: le grand "ouf" de soulagement des défenseurs de la planète

La communauté des défenseurs du climat a exprimé son profond soulagement après l'élection de Joe Biden, y voyant un espoir pour la planète malgré les réformes titanesques à mettre en oeuvre pour limiter les impacts dévastateurs du réchauffement. Militants et scientifiques craignaient que la planète n'encaisse un nouveau coup dur avec quatre années supplémentaires à la Maison Blanche d'un président qui a contrarié les efforts de la lutte contre le dérèglement climatique. Mais la victoire de Joe Biden change la donne: le démocrate a promis de faire revenir les Etats-Unis dans l'Accord de Paris sur le climat -- dont la décision de Donald Trump les a sortis officiellement le 4 novembre--, et il a présenté un plan de 1.700 milliards de dollars pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le discours de Harris et Biden

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Les remerciements de Biden

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La petite-fille de Joe Biden montre un câlin groupé après la victoire

Naomi Biden, la petite-fille aînée de Joe, a partagé une photo sur Twitter qui montre le "président élu" en train de se faire étreindre par sa famille. Sous la photo on peut lire : 11.07.20. La date à laquelle Joe Biden a été proclamé "président élu".

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le message de Biden et Harris à Trump (vu par le Saturday Night live)

Avec Jim Carrey et Maya Rudolph parodiant le président élu et la vice-présidente élue qui font leurs propres discours.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La une du Time

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Saturday Night Live imagine le discours de défaite de Donald Trump

L'acteur Alec Baldwin a repris en piano-voix la chanson Macho Man des Village People, que le président a utilisé sans leur accord dans ses meetings de campagne.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

L'UE va devoir s'habituer à vivre sans leadership américain

L'Union européenne va retrouver un allié et un partenaire avec l'élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis, mais les Européens ne doivent pas se bercer d'illusions: Washington ne redeviendra pas le gendarme du monde ni le grand protecteur à l'Otan, avertissent dirigeants et analystes.

Il va falloir "reconstruire notre partenariat": le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a résumé l'enjeu samedi dans son message de félicitations. Le désengagement politique et militaire un peu partout dans le monde a été amorcé par Barack Obama et Joe Biden, qui était alors son vice-président. Donald Trump a poursuivi le mouvement, plus brutalement, suscitant de fortes tensions avec l'UE, considérée avec hostilité par le président républicain.

Joe Biden peut-il revenir en arrière? L'ancien président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en doute: "Il ne peut pas changer l'approche washingtonienne des choses internationales", soutient-il. En outre, en cas de majorité républicaine au Sénat, l'administration de Joe Biden serait un "canard boiteux", déplore Nathalie Tocci, directrice de l'Instituto Affari Internazionali.

"Les Etats-Unis vont rester repliés sur eux-mêmes", abonde le politologue allemand Markus Kaim. Conséquence: "les Européens doivent apprendre à vivre sans leadership américain", résume Sébastien Maillard, directeur de l'Institut Jacques Delors.

Les choses peuvent devenir plus faciles, mais "il ne faut pas attendre un changement radical", met-on en garde dans l'entourage des présidents des institutions européennes.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Netanyahu félicite Biden, remercie Trump

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité dimanche matin Joe Biden pour sa victoire électorale en qualifiant le leader démocrate de "grand ami d'Israël", et remercié Donald Trump pour avoir porté la relation entre Israël et les Etats-Unis à des "sommets inégalés".

"Félicitations à Joe Biden et Kamala Harris. Joe, nous nous connaissons depuis près de 40 ans, notre relation est chaleureuse, et je sais que tu es un grand ami d'Israël", a écrit M. Netanyahu sur son compte Twitter officiel.

"J'espère pouvoir, avec vous deux, approfondir encore davantage l'alliance spéciale qui lie les Etats-Unis et Israël", a ajouté M. Netanyahu qui avait déjà qualifié Donald Trump de "meilleur ami qu'Israël n'a jamais eu à la Maison Blanche".

"Merci Donald Trump pour l'amitié dont vous avez fait part envers Israël et moi personnellement, pour la reconnaissance de Jérusalem et du Golan, pour votre position face à l'Iran, pour ces accords de paix historiques et pour avoir mené l'alliance américano-israélienne à des sommets inégalés", a souligné M. Netanyahu dans un second message.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Biden met en place une cellule de crise sur le Covid

Dans son tout premier discours après l'annonce des résultats de la présidentielle à Wilmington (Delaware), le démocrate Joe Biden a déclaré que cette future cellule de crise, composée de scientifiques et d'experts, serait chargée de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2021", jour de son investiture. Il prend ainsi le contrepied de son rival Donald Trump, qui a toujours minimisé la pandémie.Le pays, déjà le plus touché au monde, fait face à une nette recrudescence de l'épidémie, avec des nombres records de nouvelles contaminations depuis plusieurs jours. Les Etats-Unis ont enregistré ces dernières 24 heures plus de 122.000 nouveaux cas positifs et 991 décès, portant le bilan total à plus de 237.000 morts.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

La victoire de Biden, une défaite pour Bolsonaro

L'élection de Joe Biden à la présidentielle américaine est un coup dur pour le président brésilien Jair Bolsonaro, souvent surnommé le "Trump des tropiques", qui se retrouve isolé après avoir soutenu jusqu'au bout le président sortant. Le mutisme de Jair Bolsonaro, l'un des rares dirigeants d'un grand pays à n'avoir toujours pas réagi samedi soir à l'élection de Joe Biden, était éloquent. L'ascension du dirigeant d'extrême droite, qui est arrivé au pouvoir en janvier 2019 et espère être réélu en 2022, a été calquée sur celle de son modèle Donald Trump.

"La défaite de Trump affaiblit Bolsonaro, lui donne l'air plus isolé. Il y aura plus de regards négatifs sur Bolsonaro, qui deviendra le visage d'un certain type de droite", estime Brian Winter, vice-président du Conseil des Amériques (AS/COA), une organisation de promotion du commerce. "Cela va attirer encore plus l'attention sur les problèmes en Amazonie, en partie parce que le président américain en parle. En gros, Bolsonaro pourrait devenir le grand croque-mitaine mondial pour une partie de l'opinion publique", ajoute-t-il.

Pour Paulo Sotero, du Wilson Center de Washington, Jair Bolsonaro a intérêt à se montrer plus pragmatique en cherchant à avoir de bonnes relations avec l'administration Biden. "Il aura beaucoup de travail pour établir un dialogue et il devrait s'empresser de changer certains membres de sa garde rapprochée", notamment le très controversé ministre de l'Environnement, Ricardo Salles, ajoute M. Sotero.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trop tôt pour féliciter Biden, estime le président mexicain

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a estimé samedi qu'il était trop tôt pour féliciter Joe Biden, dont la victoire face à Donald Trump a été annoncée par les médias américains. "Nous allons attendre que toutes les questions légales soient résolues. Nous ne voulons pas être imprudent", a déclaré M. Lopez Obrador à la presse. "Nous ne souhaitons pas agir à la légère et voulons être respectueux de l'autodétermination des peuples et des droits d'autrui", a ajouté le président mexicain qui entretenait de bonnes relations avec le président sortant. "Nous n'avons aucun litige avec ni l'un ni l'autre des deux candidats. C'est un sujet humain, il faut faire preuve de décence et de prudence politique avant de prendre position sur ce qui s'est passé", a conclu M. Lopez Obrador. Les Etats-Unis et le Mexique ont resserré leurs liens commerciaux pendant la présidence Trump, mais ont des différends sur la gestion des flux de migrants qui tentent de passer par le territoire mexicain pour se rendre aux Etats-Unis.

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par Muriel Lefevre

Au moment de l'annonce de sa défaite, Trump était à son club de golf

Comme un ultime paradoxe, Donald Trump se trouvait samedi sur un terrain de golf au moment de l'annonce de sa défaite face à Joe Biden. Paraissant vouloir afficher sa tranquillité, alors même que l'Amérique et le monde étaient suspendus à l'annonce des résultats, il s'est rendu dans la matinée à son golf de Sterling, en Virginie, non loin de la capitale américaine. Un premier déplacement hors de la Maison Blanche depuis la soirée électorale mardi, effectué malgré les prévisions le donnant de façon quasi-assurée perdant, et une annonce présentée comme imminente.

Les Etats-Unis entamaient alors leur quatrième journée d'attente interminable, mais à mesure que le dépouillement avançait dans quelques Etats-clés, l'écart ne cessait de se creuser avec son adversaire démocrate. Au total, Donald Trump, qualifié de "meilleur président-golfeur des Etats-Unis" par un magazine spécialisé, aura passé un peu plus de quatre heures sur place, de l'autre côté du fleuve Potomac.

Après avoir fini sa partie, le milliardaire républicain, pantalon noir et veste grise, a posé pour une photo avec un couple de mariés, selon des vidéos postées sur les réseaux sociaux. "On vous aime! On vous aime!", lui ont crié des partisans en le voyant s'éloigner. Puis le président désormais sortant a regagné par la route la Maison Blanche, qu'il devra définitivement quitter le 20 janvier. Là, des milliers de personnes en liesse, venues fêter la victoire de Joe Biden, avaient afflué dès la nouvelle du verdict diffusée par les chaînes de télévisions.

Donald Trump, visage fermé et casquette blanche "Make America Great Again" sur la tête à son retour, n'avait aucun autre événement prévu à son agenda officiel pour la journée. De retour à sa résidence, il a simplement, dans un tweet rageur, encore revendiqué une victoire qui lui aurait été volée.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Kamala Harris, première femme vice-présidente, assure qu'elle ne sera pas "la dernière"

Kamala Harris, première femme à la vice-présidence des Etats-Unis, a rendu samedi un vibrant hommage aux générations de femmes qui ont "ouvert la voie" à son élection, assurant qu'elle ne serait "pas la dernière". La sénatrice démocrate était vêtue d'un ensemble blanc qui symbolisait le mouvement des suffragettes. En février 2019, les femmes démocrates du Congrès s'étaient déjà habillées de blanc lors du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump. Elle a rendu hommage à sa mère, Shyamala Gopalan Harris, arrivée d'Inde aux Etats-Unis à l'âge de 19 ans. Militante pour les droits civiques, cette chercheuse spécialiste du cancer du sein est décédée en 2009. "Elle n'aurait pas pu imaginer ce moment, mais elle croyait profondément en une Amérique où un moment comme cela était possible", a-t-elle affirmé devant une foule de supporteurs réunis à Wilmington, dans le Delaware pour fêter la victoire de Joe Biden.

"Donc je pense à elle, aux générations de femmes, noires, asiatiques, blanches, latinas, amérindiennes, qui ont ouvert la voie", a-t-elle ajouté. Elle a salué celles "qui ont sacrifié tant pour l'égalité, la liberté et la justice pour tous, y compris les femmes noires, qu'on regarde trop souvent de haut, mais qui si souvent prouvent qu'elles sont la colonne vertébrale de notre démocratie".

Kamala Harris, qui a multiplié les "premières" en devenant procureure générale de Californie puis sénatrice originaire d'Asie du Sud, a rappelé la longue lutte des femmes pour le droit de vote. "Il y cent ans avec le 19e amendement, il y a 55 ans avec la loi sur le droit de vote et maintenant, en 2020, avec une nouvelle génération de femmes dans notre pays qui ont déposé leur bulletin dans l'urne et ont poursuivi le combat pour le droit fondamental de voter et d'être entendues", a-t-elle dit. Elle a également rendu hommage à "l'audace" de Joe Biden qui a "brisé l'une des plus importantes barrières" de la société américaine en la choisissant comme vice-présidente.

"Je ne serai pas la dernière", a-t-elle promis, "car chaque petite fille qui regarde ce soir voit que c'est un pays de tous les possibles".

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Victorieux de Trump, Biden promet de rassembler l'Amérique

Joe Biden a promis samedi d'être le président qui unifiera l'Amérique, après quatre années de tumulte et de divisions, célébrant dans sa ville de Wilmington "une victoire convaincante" face à Donald Trump. Quelques heures après l'annonce des résultats de l'élection, devant une foule en liesse rassemblée en "drive-in", le démocrate a appelé les Américains à ne plus traiter leurs "opposants comme des ennemis". "Je m'engage à être un président qui rassemble et non pas qui divise", a-t-il lancé lors d'un discours enflammé dans son fief du Delaware.

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par Muriel Lefevre

Pour les pro-Trump dans l'Arizona, l'élection n'est pas encore jouée

Ils soutiendront Donald Trump "contre vents et marées" et pour eux, l'élection n'a pas encore été tranchée: des partisans du président américain sont sortis manifester samedi dans l'Arizona après que Joe Biden a été déclaré vainqueur de la présidentielle. Devant le Capitole à Phoenix, près d'un millier de personnes se sont rassemblées au milieu d'une mer de drapeaux américains et de bannières barrées du nom Trump. Mot d'ordre: "Arrêtez le vol" de voix. L'Arizona a été cette année particulièrement disputé. Deux médias américains ont jugé que cet Etat traditionnellement républicain avait été remporté par le démocrate Biden, mais d'autres préfèrent attendre.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump ne devrait pas faire d'apparition publique dans les prochaines heures

La Maison Blanche a indiqué que Donald Trump et son staff ne feront plus d'apparition publique ce samedi, après l'annonce de l'élection de Joe Biden. L'actuel président a passé la matinée au Trump National Golf Club à Sterling, en Virginie, où il se trouvait lorsque les médias américains ont annoncé sa défaite à l'élection présidentielle. Donald Trump a rejoint la Maison Blanche depuis, alors que de nombreuses personnes se sont rassemblées dans les rues de Washington pour célébrer la victoire de Biden. Des partisans de l'actuel président se mobilisent également dans plusieurs villes des États-Unis, notamment dans le Michigan et en Arizona, affirmant que l'élection présidentielle a été volée. Pour Donald Trump, entré avec fracas en politique en remportant la présidentielle en 2016 à la stupéfaction générale, cette défaite marque selon toute vraisemblance la fin de sa carrière politique. Pour un homme qui martèle quotidiennement son souci de "gagner, gagner, gagner" et moque sans relâche les "losers", la claque est rude. Si la vague démocrate annoncée par certains n'a pas eu lieu, et s'il a montré qu'il disposait d'un très solide socle d'électeurs, son refus obstiné d'élargir son audience a fini par lui coûter cher.

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par Muriel Lefevre

Un programme chargé au menu des 100 premiers jours du "président" Biden

Lutte contre le coronavirus, relance économique, retour dans l'accord de Paris... voici quelques-unes des mesures que compte prendre, "au premier jour" de son mandat, celui qui va devenir le 46e président des Etats-Unis, Joe Biden.

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Certains alliés de Trump au Congrès affirment que l'élection n'est pas terminée

De nombreux alliés du président Donald Trump au Congrès ont affirmé samedi, à l'issue de la victoire du démocrate Joe Biden, que l'élection présidentielle américaine n'était pas terminée, faisant référence au décompte des votes en cours et aux allégations infondées de fraude généralisée. "Les médias n'ont pas à déterminer qui est le président", a déclaré le sénateur Josh Hawley du Missouri sur Twitter. "Le peuple (peut) le faire. Lorsque tous les votes légaux auront été comptés, les recomptages terminés et les allégations de fraude traitées, nous saurons qui est le gagnant." Le législateur texan Jodey Arrington, membre de la Chambre des représentants des États-Unis, a déclaré qu'il "serait imprudent d'accepter un résultat avant que les recomptages ne soient définitifs et qu'il ait été examiné par les tribunaux et jugé juste et précis".

Muriel Lefevre
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Trump veut contester sa défaite en justice

Quelques minutes après l'annonce par les médias américains de la victoire du démocrate Joe Biden, le président républicain a estimé que l'élection n'était pas "terminée" et a donné rendez-vous lundi en justice à ses adversaires.

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Jill Biden, une future Première dame moderne et rassembleuse

Son énergie et son discours optimiste ont séduit lors de la campagne, dans laquelle Jill Biden s'est impliquée sans relâche avec un même message: seul son mari Joe pourra rassembler un pays divisé à l'extrême en entrant à la Maison Blanche.

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Joe Biden a remporté une majorité d'au moins 279 grands électeurs

Joe Biden a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle aux Etats-Unis par la plupart des médias américains, grâce à sa victoire en Pennsylvanie, qui lui a permis de dépasser le seuil des 270 grands électeurs nécessaires pour ouvrir les portes de la Maison Blanche.

En plus de décrocher des bastions traditionnellement démocrates comme New York ou la Californie, l'ancien vice-président a fait basculer des États gagnés par Donald Trump en 2016: le Michigan, la Pennsylvanie, le Wisconsin et, selon deux médias, l'Arizona.

La chaîne Fox News et l'agence de presse américaine Associated Press (AP) ont jugé dans la nuit de mardi à mercredi que le démocrate avait remporté cet Etat de l'Ouest, traditionnellement républicain, estimant impossible que le président rattrape son retard. D'autres médias, comme le New York Times ou CNN, préfèrent attendre pour attribuer la victoire. En face, le président est pour l'instant crédité de 214 grands électeurs. Et trois Etats américains -- Alaska, Caroline du Nord, et Géorgie -- n'ont pas encore déclaré de vainqueur.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump accuse Biden de se précipiter "pour se présenter faussement" en vainqueur

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Donald Trump a accusé samedi Joe Biden de se "précipiter pour se présenter faussement" en vainqueur de la présidentielle américaine malgré l'annonce de sa victoire par les grands médias américains, assurant que l'élection était "loin d'être terminée".

Muriel Lefevre
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Célébrations dans plusieurs villes des Etats-Unis après la victoire de Biden

Des milliers d'Américains ont commencé à célébrer samedi la victoire de Joe Biden, exprimant leur joie par des cris et des concerts de klaxons quelques minutes après l'annonce de l'élection du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, ont constaté des journalistes de l'AFP. A Washington, sous un soleil quasiment estival, la foule affluait vers la Maison Blanche et la Black Lives Matter Plaza, une partie de l'artère menant à la résidence présidentielle ainsi renommée au printemps dernier pour dénoncer les violences policières contre les Africains-Américains.

La capitale fédérale est un bastion démocrate. Les panneaux Joe Biden et Kamala Harris, la future vice-présidente, ont refleuri dans les rues, fièrement portés par leurs supporteurs démocrates, tous portant le masque sanitaire et au nombre de plusieurs milliers. "Je suis comblée, extrêmement heureuse et juste tellement fière que nous allions dans une direction différente", disait Amy Berger, 40 ans, sortie avec son fils dans un quartier plus résidentiel.

A New York, ville d'origine de Donald Trump, c'étaient les mêmes scènes: klaxons et célébrations. Catherine Griffin, 47 ans, versait même quelques larmes d'émotion.

"Je suis heureuse que Donald Trump sorte de nos vies, espérons pour toujours --même si je n'en sais rien ", disait-elle, appelant à avoir "un peu de normalité dans nos vies". Les Américains ont attendu quatre jours avant de connaître le nom de leur futur président. La course a été serrée, dans un pays extrêmement divisé. Les chaînes de télévision américaines ont fini par annoncer samedi que Joe Biden avait franchi le seuil "magique" de 270 grands électeurs qui lui permettra d'entrer à la Maison Blanche en janvier prochain.

Dans le fief du démocrate, Wilmington, ville tranquille du Delaware, des célébrations ont également commencé samedi, tout comme à Philadelphie ou encore Atlanta.

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Le chef de l'Otan félicite Biden, "solide partisan de l'Alliance" atlantique

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a félicité samedi Joe Biden pour son élection à la présidence des Etats-Unis, saluant "un solide partisan de l'Alliance" et se disant "impatient de travailler" avec lui. "Je connais Joe Biden, c'est un solide partisan de notre Alliance, et je suis impatient de travailler étroitement avec lui. Une Otan robuste est une bonne chose pour l'Amérique du Nord comme pour l'Europe", a-t-il réagi sur Twitter. L'Otan faisait l'objet de critiques acerbes et répétées de l'actuel président américain Donald Trump, qui jugeait l'alliance militaire obsolète et onéreuse.

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Merkel "félicite" Biden

La chancelière allemande Angela Merkel a "félicité" samedi Joe Biden, élu président des Etats-Unis, et insisté sur la relation transatlantique "irremplaçable". "Félicitations! (...) Je lui souhaite de tout mon coeur chance et succès", s'est réjoui la dirigeante qui a entretenu des relations délicates avec Donald Trump.

"Notre amitié transatlantique est irremplaçable si nous voulons surmonter les grands défis de notre temps", a-t-elle aussi affirmé, citée dans un tweet du porte-parole du gouvernement. La dirigeante conservatrice, qui avant Joe Biden a déjà travaillé avec trois présidents américains, a également félicité la vice-présidente élue, Kamala Harris, soulignant qu'il s'agissait "de la première vice-présidente élue de son pays". "Je me réjouis de la coopération future avec le président Biden", a encore dit Mme Merkel. L'Allemagne, qui entretient traditionnellement une relation étroite avec les Etats-Unis, a subi durant quatre ans des critiques récurrentes et parfois véhémentes de Donald Trump, notamment sur sa contribution au budget de l'Otan et sur l'excédent commercial allemand.

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Biden vainqueur aussi dans l'Etat-clé du Nevada (médias)

Joe Biden, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, a remporté samedi l'Etat crucial du Nevada selon plusieurs médias américains, ce qui lui permet d'accroître son écart face à Donald Trump. Le New York Times et Fox News ont annoncé que le démocrate avait remporté la course dans cet Etat de l'ouest, connu pour ses casinos à Las Vegas, qui attribue six grands électeurs.

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Kamala Harris, première femme vice-présidente des Etats-Unis

C'est la consécration d'une carrière hors normes: Kamala Harris, ancienne procureure et fille d'immigrés, entre dans l'Histoire comme la première femme à accéder à la vice-présidence des Etats-Unis. A lire ici

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par Muriel Lefevre

Le Premier ministre britannique Johnson félicite Biden et Harris

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a félicité samedi Joe Biden "pour son élection" à la présidence des Etats-Unis et Kamela Harris, élue vice-présidente, pour son "succès historique". "Les Etats-Unis sont nos alliés les plus importants et j'ai hâte de coopérer étroitement sur nos priorités communes

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Barack Obama salue la victoire "historique" de Joe Biden

L'ancien président américain Barack Obama a salué samedi la victoire "historique" de Joe Biden, qui fut son vice-président, dans la course à la Maison Blanche.

"Nous avons de la chance que Joe ait ce qu'il faut pour être président et se comporte déjà comme tel. Car lorsqu'il entrera à la Maison Blanche en janvier, il sera confronté à une série de défis extraordinaires qu'aucun nouveau président n'a jamais connus: une pandémie qui fait rage, une économie et un système judiciaire inégalitaires, une démocratie en danger et un climat en péril", a dit le premier président noir des Etats-Unis dans un communiqué.

Muriel Lefevre
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Trump rentre dans le club des rares présidents battus

Pendant quatre ans, Donald Trump s'est targué d'être un dirigeant atypique, mais la victoire du démocrate Joe Biden annoncée samedi l'a fait entrer dans le cercle très fermé, et peu enviable, des présidents américains d'un seul mandat. A lire ici

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Canada: Justin Trudeau félicite Joe Biden pour son élection

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a félicité samedi Joe Biden et Kamala Harris pour leur élection à la présidence et vice-présidence des Etats-Unis, moins d'une heure après l'annonce du résultat par les grands médias américains. "Je suis impatient de travailler avec le président élu Biden, la vice-présidente Harris, leur administration et le Congrès des États-Unis pour que nous puissions relever ensemble les plus g

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Biden s'exprimera samedi à 20H00 (01H00 GMT dimanche) depuis son fief de Wilmington

Biden s'exprimera samedi à 20H00 (01H00 GMT dimanche) depuis son fief de Wilmington

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

C'est une Kamala Harris en plein jogging qui apprend la victoire

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Rassemblement de supporters de Donald Trump en Pennsylvanie

Selon ce journaliste de CNN, des soutiens de Donald Trump, se réunissent devant le siège du gouvernement de Pennsylvanie à Harrisburg. C'est la Pennsylvanie et ses 20 grands électeurs qui a fait pencher la balance en faveur de Biden.

Muriel Lefevre
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Commentateur émotionnel de CNN : "C'est de plus en plus facile en tant que parent, la vérité compte".

Des images remarquables sur la chaîne d'information américaine CNN, une fois que Joe Biden a été proclamé président des États-Unis. "Cela devient plus facile en tant que parent et en tant que père. La vérité compte", dit-il.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Tragédies familiales et échecs politiques: la saga Joe Biden

Le candidat démocrate à la présidence est un survivant: son existence est ponctuée de tragédies familiales et d'échecs politiques. Des épreuves dont il s'est relevé, ce qui lui vaut l'estime des Américains. Et compense en partie ses faiblesses.

A lire ici

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Des foules affluent vers la Maison Blanche pour fêter la victoire de Biden

Des foules affluent vers la Maison Blanche pour fêter la victoire de Biden.
Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Kamala Harris vient elle aussi de réagir sur Twitter

"Cette élection est bien plus que JoeBiden ou moi. Il s'agit de l'âme de l'Amérique et de notre volonté de nous battre pour elle. Nous avons beaucoup de travail devant nous. Commençons."

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Biden promet d'être "le président de tous les Américains"

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump accuse Biden de se "précipiter pour se présenter faussement" en vainqueur

Dans un communiqué diffusé à l'instant, Donald Trump accuse Joe Biden de se "précipiter pour se présenter faussement" en vainqueur.

Muriel Lefevre
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USA: apaiser et rassembler, le défi de Biden

Le 20 janvier 2021, Joe Biden deviendra le 46ème président des Etats-Unis. Si on le laisse faire... Si son prédécesseur reconnaît sa défaite attestée au terme du dépouillement de l'ensemble des votes exprimés par les Américains. Si la justice, depuis les tribunaux des Etats fédérés jusqu'à la Cour suprême fédérale, infirme les accusations de fraude avancées jusqu'à présent sans preuve par le président sortant, si les troupes les plus extrémistes de ce dernier, galvanisées par la mystification d'une élection supposément volée par les démocrates, n'hypothèquent pas la passation de pouvoir.

Une analyse à lire ici.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Que va faire Trump après la Maison-Blanche?

Trump va-t-il, comme Néron qui a mis le feu à Rome, partir dans le sang et dans les larmes ? Une chose semble déjà acquise: il ne quittera pas son poste avec classe et discrétion. Que se cache-t-il derrière cette incapacité à accepter la défaite ? A lire en cliquant ici

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Muriel Lefevre
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Joe Biden vient d'être déclaré "président-élu" des Etats-Unis, par l'agence Associated Press.

Le démocrate s'impose en Pennsylvanie est s'assure ainsi 20 grands électeurs supplémentaires, s'assurant ainsi la majorité des 270 voix au collège électoral. Il recueille, pour l'heure, 273 grands électeurs, contre 214 pour le républicain sortant. Les résultats sont encore attendus en Géorgie, dans l'Arizona, le Nevada et en Caroline du Nord.

Muriel Lefevre
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CNN annonce Biden comme président

"Joe Biden deviendra le 46e président des États-Unis, selon les projections de CNN, après qu'une victoire dans l'État où il est né l'ait mis au-dessus des 270 votes électoraux nécessaires pour gagner.

Avec les 20 votes électoraux de la Pennsylvanie, Biden dispose désormais d'un total de 273 votes électoraux."

Muriel Lefevre
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Trump est arrivé à son golf en Virginie, première sortie depuis l'élection

Donald Trump s'est rendu samedi matin à son club de golf à Sterling, en Virginie, sa première sortie depuis le jour de l'élection présidentielle, mardi, dont le verdict est toujours attendu. Le président républicain, à qui la victoire semble échapper face au démocrate Joe Biden selon des résultats partiels, n'a pas pris la parole depuis jeudi soir, lorsqu'il avait donné une allocution depuis la Maison Blanche pour revendiquer la victoire et dénoncer, sans preuve à l'appui, des fraudes.

Muriel Lefevre
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Trump maintient qu'il a "gagné" les élections

Pour être clair : pour l'instant, il n'y a aucune certitude quant au candidat qui a été élu comme nouveau président. Les choses se présentent néanmoins mieux pour Joe Biden. Trump affirme depuis des jours que des fraudes sont commises et que des "votes illégaux" sont pris en compte, tout cela sans la moindre preuve.

Muriel Lefevre
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Donald Trump annonce une conférence de presse à Philadelphie

Donald Trump annonce une conférence de presse à Philadelphie, en Pennsylvanie, l'un des Etats décisifs dans la course à la Maison Blanche. La prise de parole des avocats du président sortant est prévue à 17 h 30, heure de Bruxelles

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

L'Alaska n'a compté que 56 % de ses voix

Samedi matin, seuls 56 % des bulletins de vote des électeurs de l'Alaska avaient été comptés, soit moins que partout ailleurs.

Trump va probablement remporter les trois grands électeurs de l'État puisque le président Trump est en tête et l'État a voté pour un républicain à chaque élection présidentielle depuis 1964. Il n'empêche que la lenteur du décompte a mis l'Alaska au niveau des cinq États où les résultats sont serrées (Pennsylvanie, Géorgie, Arizona, Nevada et Caroline du Nord). Et du même coup empêché la plupart des médias de projeter un vainqueur en Alaska.

Deux facteurs semblent être à l'origine de cette lenteur : La possibilité de recevoir des bulletins de vote par correspondance plusieurs jours après l'élection et un processus complexe visant à éviter que les électeurs ne votent deux fois.

L'Alaska compte en effet les bulletins de vote par correspondance qui arrivent dans les 10 jours suivant le jour du scrutin à condition qu'ils soient postés le jour du scrutin ou avant. Cette limite est la plus généreuse du pays, selon la Conférence nationale des législatures d'État.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

"Il n'y a vraiment aucune preuve de fraude".

Ellen Weintraub, de la Commission électorale, veut que les Américains sachent qu'"il n'y a vraiment eu aucune preuve de fraude" lors des élections de cette année.

"Les fonctionnaires de l'État et des collectivités locales ainsi que les employés des bureaux de vote dans tout le pays se sont vraiment mobilisés. Et il y a eu très peu de plaintes sur la façon dont cette élection s'est déroulée", a encore déclaré Mme Weintraub à CNN samedi matin. "Il n'y a aucune preuve d'une quelconque fraude électorale. Il n'y a aucune preuve de votes illégaux. En fait, et vous n'avez pas besoin de me croire sur parole, parce que des gens dans tout le pays, des experts électoraux non partisans, sont venus et ont géré cette élection et la façon dont elle s'est déroulée".

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump montre qu'il est encore là et continue à Twitter

Samedi matin, Trump a tweeté d'autres affirmations sans fondement sur les irrégularités électorales, concentrant sa colère sur la Pennsylvanie, où une perte scellerait son sort en tant que président d'un seul mandat: "Des dizaines de milliers de votes ont été reçus illégalement après 20 heures mardi, le jour du scrutin, changeant totalement et facilement les résultats en Pennsylvanie et dans certains autres États peu peuplé . Par ailleurs, des centaines de milliers de votes n'ont, de façon illégale, pas pu être OBSERVÉS..."

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Eric Trump : "Il y a clairement quelque chose qui ne va pas avec les résultats".

Les enfants du président continuent de suggérer une fraude électorale généralisée. Eric Trump, fils de Donald Trump, a tweeté samedi qu'il y a "clairement quelque chose qui ne va pas avec les résultats" dans plusieurs états.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Nouveau record de cas de Covid aux Etats-Unis, Biden promet d'agir vite

L'épidémie explose aux Etats-Unis, de loin le pays le plus endeuillé au monde avec 236.025 décès dus au nouveau coronavirus. Un total de 127.021 nouveaux cas positifs au Covid-19 en 24 heures ont été recensés vendredi, le troisième record quotidien d'affilée, selon l'université Johns Hopkins. Sûr de sa victoire face à Donald Trump, Joe Biden a promis de mettre en oeuvre dès le "premier jour" de sa présidence son plan d'action contre le virus. "Cela ne pourra pas sauver les vies qui ont été perdues mais cela sauvera des vies ces prochains mois", a-t-il affirmé vendredi soir lors d'une brève déclaration, sa colistière Kamala Harris se tenant à ses côtés, masquée. Selon les médias américains, le chef de cabinet du président Donald Trump, Mark Meadows, a été testé positif au coronavirus, s'ajoutant à la dizaine de hauts responsables de la Maison Blanche contaminés depuis début octobre.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le point sur la situation dans les Etats-clés

Géorgie (16 grands électeurs ) : 49,4 % pour Biden, 49,3 % Trump (Biden mène avec moins de 5 000 voix d'écart), 99 % des bulletins ont été dépouillés. C'est donc là que c'est le plus serré.

Pennsylvanie (20 grands électeurs) : 49,6 % Biden, 49,2 % Trump ( Biden mène avec moins de 29 000 voix d'écart), 99 % des bulletins ont été dépouillés. S'il gagne là, Biden est presque assuré de remporter la présidence.

Caroline du Nord (15 grands électeurs) : 50,1 % Trump, 48,7 % Biden (Trump mène avec moins de 77 000 voix), 99 % des bulletins dépouillés.

Arizona (11 grands électeurs) : 49,7 % Biden, 48,8 % Trump (Biden mène avec un peu moins de 30 000 voix d'écart), 90 % des bulletins dépouillés.

Nevada (6 grands électeurs) : 49,8 % Biden, 48 % Trump (Biden mène mais avec moins de 23 000 voix d'écart), 87 % des bulletins dépouillés.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Pourquoi les médias américains n'annoncent toujours pas de vainqueur ?

Si on ne sait toujours pas qui a gagné, c'est surtout parce que Trump refuse de concéder sa défaite. Les résultats ont historiquement toujours précédé les résultats finaux et étaient entérinés par la reconnaissance publique de la défaite par un des deux candidats. Or, Donald Trump refuse catégoriquement de reconnaître sa défaite et continue à insinuer le doute sur la régularité du scrutin (sans apporter de preuves). Du coup, il est très risqué pour les médias américains de déclarer un vainqueur. Ils risquent soit d'être accusés de connivence avec Biden, soit de se tromper si jamais Trump l'emportait malgré tout dans un ou plusieurs de ces États. Cette fois, les USA n'ont donc d'autre choix que d'attendre la fin des dépouillements.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

L'avance de Biden s'accroît dans les États clés (CNN)

L'ancien vice-président Joe Biden continue à gagner des voix dans le Nevada et l'Arizona, mais aussi en Pennsylvanie, se rapprochant de plus en plus de la possibilité d'atteindre le chiffre magique" de 270 grands électeurs dont il a besoin pour gagner la présidence, selon CNN.Mais en Pennsylvanie, au Nevada et en Géorgie les résultats restent trop proches que pour se prononcer avec certitude précise encore la chaîne américaine.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le citoyen Donald Trump sera moins libre sur Twitter

Gérer l'irascible Donald Trump fait partie pour les réseaux sociaux de ces combats sans issue, à la frontière brumeuse entre lutte contre la désinformation et respect de la liberté d'expression. Et le problème ne disparaîtra pas le jour où il ne sera plus président des Etats-Unis.

Quand il quittera la Maison Blanche, le milliardaire républicain redeviendra un justiciable lambda aux yeux des Etats-Unis, et un utilisateur comme les autres de Twitter, son canal de communication favori.

Il bénéfice actuellement de l'exception accordée aux dirigeants politiques par le réseau des gazouillis: "Notre approche concernant les dirigeants mondiaux, les candidats et les responsables publics est fondée sur le principe que les personnes doivent pouvoir choisir de voir ce que disent leurs leaders, avec du contexte clair", a expliqué un porte-parole du groupe basé à San Francisco.

Cette exception ne s'applique qu'aux "leaders en exercice et aux candidats, pas aux citoyens une fois qu'ils n'occupent plus ces positions", a ajouté Twitter, rappelant aussi que les personnalités politiques n'étaient pas au-dessus des lois du réseau en cas d'apologie du terrorisme ou de pédophilie, entre autres.

En clair: là où les tweets mensongers ou menaçants d'un utilisateur pourraient être supprimés, ceux du président - nombreux - sont simplement masqués.

Mais quand il sera redevenu le "citoyen Trump", "s'il continue à appeler à la violence et à enfreindre le règlement, Twitter, Facebook, YouTube et tous les autres devront prendre le problème au sérieux et ne pas hésiter à le bannir en cas de besoin", commente Hany Farid, spécialiste des réseaux sociaux à l'université de Berkeley.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Joe Biden creuse l'écart avec Donald Trump

La course à la Maison Blanche n'a pas encore livré de vainqueur à l'entame du week-end, mais Joe Biden se rapproche à grands pas de la présidence américaine. Le candidat démocrate a profité de la nuit de vendredi à samedi pour continuer à creuser l'écart avec Donald Trump dans la plupart des Etats-clés qui n'ont pas encore livré leur verdict.

Joe Biden dominait cependant l'actuel président de 1.546 voix en Géorgie (16 grands électeurs), de 14.716 en Pennsylvanie (20 grands électeurs), de 20.137 au Nevada (6 grands électeurs) et de 39.769 en Arizona (11 grands électeurs), selon les statistiques de la chaîne de télévision CNN. Ce samedi matin à 6h, le démocrate a accentué son avance: +4.395 en Géorgie, +22.657 au Nevada, +28.833 en Pennsylvanie. L'écart s'est par contre réduit en Arizona, avec 29.861 voix de différence entre les deux candidats.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Les médias conservateurs de Murdoch prennent leurs distances avec Trump

Fox News et le New York Post, deux des principaux médias conservateurs américains contrôlés par le magnat Rupert Murdoch, ont pris, ces dernières heures, leurs distances avec Donald Trump, une première depuis 2016, et peut-être un tournant.

"Fox News sucks!" - traduction "Fox News craint": pour la première fois, jeudi soir, à Phoenix (Arizona), des partisans du président américain, s'en sont pris à la chaîne considérée, depuis cinq ans, comme un allié indéfectible de Donald Trump. En cause, l'annonce par la chaîne de la victoire du candidat démocrate Joe Biden en Arizona dès mardi soir. L'équipe Trump a appelé la chaîne à se rétracter, en vain, alors que d'autres médias se gardaient eux de déclarer un vainqueur, en attendant la fin du comptage des bulletins dans cet Etat-clé. Depuis, Fox News a aussi traité avec beaucoup de prudence les allégations de fraude électorale massive émanant du camp Trump et du président lui-même. "Nous n'avons pas vu" de preuve, a encore dit vendredi, à l'antenne, Bret Baier, journaliste politique le plus en vue de la chaîne. "On ne nous a rien montré." Fox News est-elle donc en train de "lâcher" Trump, après avoir contribué à sa victoire surprise en 2016? Professeur de communication à l'université DePauw, Jeffrey McCall rappelle que Fox News a toujours été une chaîne à deux visages. D'un côté, quelques présentateurs vedettes, plutôt éditorialistes que journalistes, ultra-conservateurs, et de l'autre, une rédaction nettement plus mesurée. Plusieurs journalistes de Fox, comme le modérateur du premier débat présidentiel Chris Wallace, sont ainsi reconnus pour leur professionnalisme. Pour Jeffrey McCall, le traitement de Donald Trump ces derniers jours et l'annonce anticipée de la victoire de Joe Biden en Arizona témoignent "des efforts que fait Fox News pour fonctionner aussi indépendamment que possible des éditorialistes." Mais pour Reece Peck, auteur de "Fox Populism", un livre sur Fox News, cette prise de distance "pourrait aliéner certains téléspectateurs et les inciter à aller sur une autre chaîne, comme OAN", la petite nouvelle de l'information aux Etats-Unis qui soutient sans réserve Donald Trump. Derrière cette chaîne dont l'audience atteint des records pour une chaîne câblée - 14,1 millions de téléspectateurs le soir de l'élection - se trouve le magnat Rupert Murdoch. Connu pour ses opinions conservatrices, il se serait pourtant, depuis plusieurs mois, rangé à l'idée d'une victoire de Joe Biden, selon le site Daily Beast.

L'autre créature du magnat octogénaire aux Etats-Unis, le quotidien New York Post, pourrait être "un reflet plus fidèle des opinions de Murdoch", estime Reece Peck. Pour lui, le magnat "exerce beaucoup plus de contrôle sur" le Post, que sur Fox News. Alors que le comptage des bulletins s'éternise, retardant l'annonce du vainqueur de la présidentielle, le New York Post n'a notamment repris aucune des thèses du camp Trump sur de supposées manipulations électorales. "Par moment, Murdoch sent le vent politique", fait valoir Reece Peck, professeur à l'université de la ville de New York (CUNY). Et Joe Biden est de ces démocrates modérés qu'il pourrait tolérer. "Biden ne fait pas trop peur aux milieux d'affaires américains", explique Reece Peck.

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Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Le chef de cabinet de la Maison Blanche positif au Covid-19

Le chef de cabinet du président américain Donald Trump, Mark Meadows, a été testé positif au Covid-19, a rapporté vendredi soir la chaîne CNN en citant deux responsables de la Maison Blanche. Selon CNN, M. Meadows, 61 ans, a déclaré à son entourage après l'élection présidentielle qu'il avait contracté le coronavirus, mais on ignore quand exactement il a été testé positif.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Vote en Pennsylvanie: un haut magistrat offre une demi-victoire à Trump

Un juge de la Cour suprême des Etats-Unis a offert vendredi une demi-victoire temporaire au président Donald Trump en Pennsylvanie, en ordonnant que les bulletins de vote arrivés par courrier après le 3 novembre dans cet Etat soient traités de façon séparée des autres bulletins.

Le magistrat conservateur Samuel Alito n'a toutefois pas ordonné l'arrêt du comptage des bulletins ainsi écartés, comme le souhaitait le camp républicain du président, qui ne peut se permettre de perdre cet Etat-clé s'il veut rester à la Maison Blanche.

M. Trump ne cesse de dénoncer les bulletins par correspondance, les accusant --sans preuve-- de générer une vaste fraude électorale. La voie postale est une façon de voter davantage prisée par les démocrates que les républicains.

La loi électorale en Pennsylvanie autorise le comptage des bulletins postés jusqu'à mardi et arrivés dans les trois jours suivant l'élection. La décision du juge Alito vient confirmer l'ordre donné par les autorités locales avant le scrutin de décompter ces bulletins distinctement, afin de pouvoir les retirer du total s'ils devaient être invalidés.

La requête avait été déposée par le parti républicain de l'Etat, estimant que ces suffrages, qui représentent 4.000 voix selon CNN et sont pour la plupart en faveur de M. Biden, sont invalides.

"Compte tenu des résultats de l'élection du 3 novembre 2020, le vote en Pennsylvanie pourrait bien désigner le prochain président des Etats-Unis", indique le parti républicain dans sa requête.

"Il n'est pas clair si les 67 comtés (de l'Etat) ont traité de façon séparée ces bulletins tardifs", ajoutent les plaignants.

La mesure ordonnée par le juge Alito est conservatoire, en attendant l'examen du dossier par la Cour suprême, au sein de laquelle les magistrats conservateurs comptent désormais une solide majorité.

La haute cour pourrait au final déclarer ces bulletins invalides, en donnant raison à M. Trump. Mais cela pourrait également ne pas faire de différence sur le résultat final de l'élection, le nombre de bulletins concernés étant moins important que l'avance du candidat démocrate sur le président.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Pourquoi une telle attente avant l'annonce du vainqueur de la présidentielle américaine?

Déjà trois jours que les Américains ont voté en nombre record pour leur prochain président mais ce samedi très tôt, le résultat restait inconnu, même si Joe Biden apparaissait tout proche de battre Donald Trump. Pourquoi une telle attente avant l'annonce du vainqueur? Ce délai a accentué les tensions dans un pays déjà profondément divisé, Donald Trump dénonçant, sans éléments à l'appui, une élection "volée". Une explication à lire ici.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Biden appelle les Américains à "se rassembler" pour surmonter "la colère"

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a appelé vendredi soir les Américains à "se rassembler" pour surmonter "la colère", alors qu'il était proche de remporter l'élection face à Donald Trump, qui a dénoncé un scrutin "volé". A lire ici.

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Trump estime que Biden ne devrait pas revendiquer la victoire de façon "illégitime"

Le président américain Donald Trump a estimé vendredi soir que Joe Biden ne devrait pas revendiquer la victoire de façon "illégitime", alors que son adversaire démocrate semble tout près de l'emporter.

"Joe Biden ne devrait pas revendiquer la présidence de manière illégitime", a tweeté le locataire de la Maison Blanche. "Je pourrais moi aussi la revendiquer. Les procédures judiciaires ne font que commencer!", a-t-il ajouté.

L'ancien vice-président de Barack Obama a prévu de s'exprimer dans la soirée depuis son fief du Delaware, mais aucun grand média américain n'a encore désigné le vainqueur de la présidentielle.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Nouveau recours des républicains devant la Cour suprême

Le parti républicain de Pennsylvanie a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis de stopper le dépouillement des bulletins de vote arrivés par courrier après le 3 novembre dans cet Etat-clé où le démocrate Joe Biden est en tête face au président Donald Trump.

Dans leur recours en urgence, les républicains demandent de placer sous séquestre, estimant qu'ils sont invalides, plusieurs milliers de bulletins postés jusqu'à mardi mais arrivés dans les trois jours suivant l'élection, la plupart en faveur de Biden. Ils réclament aussi que la haute cour revienne sur son refus de se prononcer en urgence sur ce sujet en octobre.

Les autorités locales ont ordonné de décompter ces bulletins distinctement, afin de pouvoir les retirer du total s'ils devaient être invalidés. "Compte tenu des résultats de l'élection du 3 novembre 2020, le vote en Pennsylvanie pourrait bien déterminer le prochain président des Etats-Unis", indique la requête. "Il n'est pas clair si les 67 comtés (de l'Etat) ont mis sous séquestre ces bulletins tardifs", ajoutent les plaignants.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Retour sur la saga Trump-TikTok

Les dépouillements dans les Etats-clés se prolongent. En attendant, on revient sur la saga Trump-TikTok.

Un processus de vente confus qui trouve son origine dans des préoccupations de sécurité nationale est le reflet de la rivalité technologique croissante entre les Etats-Unis et la Chine.

> Lire plus : Trump et la politisation de l'économie américaine: le cas TikTok

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Nevada: pas de résultats avant dimanche ?

Le décompte final des bulletins de vote par correspondance pourrait être terminé d'ici dimanche dans le comté de Clark, le plus peuplé du Nevada, selon le registraire des électeurs, indique CNN.

"Nous anticipons et espérons qu'avec le nombre de bulletins de vote dont nous disposons maintenant, nous devrions être prêts pour le décompte final de la majorité des bulletins de vote par correspondance d'ici dimanche", a déclaré avec prudence Joe Gloria lors d'une conférence de presse vendredi. "Aller plus vite ne nous intéresse pas, notre priorité est la précision", a ajouté M. Gloria. Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis Joe Biden a accentué son avance dans le Nevada vendredi, avec 49,8% des votes, selon la chaîne CNN. Le président sortant Donald Trump en comptabilise, lui, 48,1%.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Twitter épingle un tweet qualifiant Biden de "président-élu"

Twitter a signalé le tweet d'un militant démocrate de poids, sur la possible victoire de Joe Biden, comme prématurée, alors que le dépouillement des votes continuaient aux Etats-Unis au milieu des protestations de républicains en ligne et dans la rue.

> Lire aussi : Elections USA: l'Amérique de Trump plus mobilisée que jamais

"Président-élu Joe Biden. Vice-présidente-élue Kamala Harris", a tweeté Scott Dworkin, le fondateur d'un comité démocrate baptisé "la coalition démocratique contre Trump". Le réseau social, qui a masqué près d'un tweet sur deux de Donald Trump depuis mardi soir - le président assure, sans preuves, qu'il a gagné et qu'il y a des fraudes massives -, n'a pas dissimulé le message mais ajouté la note suivante: "Les sources officielles peuvent ne pas avoir encore déterminé le vainqueur au moment où ces propos ont été tweetés". Twitter n'a en revanche pas touché à de nombreux autres tweets similaires de Scott Dworkin comme "ALERTE : Joe Biden a été élu le 46ème président des Etats-Unis d'Amérique".

> Lire aussi : Facebook et Twitter tentent de contenir Trump, la désinformation et les appels à la violence

Les plateformes peinent à juguler le flot de fausses rumeurs, de désinformation et d'appels à la violence depuis que le décompte des voix a commencé mardi. Les contenus problématiques viennent principalement du candidat républicain et de ses fans, déçus de voir les compteurs d'Etats-clés s'orienter en faveur de Joe Biden au fur et à mesure que les votes par correspondance sont dépouillés.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Facebook et Twitter tentent de contenir Trump et la désinformation

Depuis mardi, Trump sème le doute, accusant les démocrates de "voler les élections". Des propos qui trouvent un écho particulièrement important sur les réseaux sociaux. Poussant Facebook et Twitter à renforcer leurs mesures pour lutter contre la désinformation.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Mitt Romney désavoue Donald Trump

Le sénateur républicain Mitt Romney a critiqué Donald Trump qui répète, sans preuves, que l'élection présidentielle a été marquée par des fraudes, en estimant que les propos du président sapaient les institutions et attisaient les tensions. "Le président est dans son droit quand il demande un recomptage" des votes et "quand il appelle à une enquête sur des irrégularités présumées là où il y a des preuves", mais "il a tort de dire que l'élection a été truquée, corrompue et volée", a dit M. Romney, dont les relations avec le président sont houleuses, dans un message sur Twitter.

"Dire cela nuit à la cause de la liberté ici et à travers le monde, affaiblit les institutions qui sont au coeur de la République et enflamme de manière imprudente des passions destructrices et dangereuses", a ajouté celui qui fut par le passé candidat à la présidence des Etats-Unis.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Biden a prévu de s'adresser à la nation vendredi soir

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden s'adressera aux Américains vendredi soir, a indiqué à l'AFP une source de son équipe de campagne, alors qu'il a pris la tête de la course contre Donald Trump dans l'Etat-clé de Pennsylvanie.

L'ancien vice-président de Barack Obama devrait s'exprimer depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware. Joe Biden, 77 ans, n'a pas clamé victoire dans la présidentielle américaine mais la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a jugé vendredi "évident" qu'il allait "gagner la Maison Blanche", le qualifiant même de "président élu".

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Biden creuse son avance dans le Nevada

Joe Biden a accentué son avance dans le Nevada vendredi, selon un mise à jour du dépouillement des votes dans cet Etat, indique CNN. Joe Biden est en avance d'environ 20.000 voix, alors que 91% des bulletins ont été comptés.

Dans le comté de Clark, le plus peuplé du Nevada et qui comprend notamment Las Vegas, Joe Biden a encore obtenu 19.995 votes vendredi, contre 9.357 pour Donald Trump, d'après le dernier état des lieux communiqué. "Joe Biden comptabilise 65% des nouveaux votes dépouillés" dans ce comté, précise la chaîne.

> Qui a remporté quel Etat ? Le point avec notre carte interactive

Le septuagénaire mène pour l'instant la course dans le Nevada, avec 49,8% des votes. Le milliardaire Trump en comptabilise lui 48,1%.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

La carte interactive qui va changer votre perception

Tout a commencé avec un tweet de Lara Trump, avec une carte électorale de 2016. Cette dernière donne l'illusion d'une marée rouge sur tous les Etats-Unis et insinue que l'Amérique elle-même est républicaine.

Le designer belge Karim Douïeb - qui dirige sa propre société de visualisation de données, baptisée Jetpack - est tombé sur le Tweet. Et ça l'a visiblement dérangé. Parce que, comme tant de cartes électorales, l'infographie représentait des milliers de kilomètres carrés de terres vides d'habitants en faveur de Trump.

> On vous en dit plus sur la carte électorale la plus virale de 2020 sur les élections américaines

Karim Douïeb
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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Fox News pas autorisé à qualifier Biden de "président élu"

Les présentateurs, experts et journalistes de Fox News ne sont, pour le moment, pas autorisés à qualifier Joe Biden de "président élu" en cas de victoire aux élections. Selon la chaîne de télévision CNN, l'entreprise craindrait des poursuites judiciaires de la part du président Donald Trump et de son équipe de campagne.

L'équipe de campagne du candidat républicain accuse Fox News d'avoir attribué l'Arizona à Joe Biden de manière prématurée le soir des élections. Ceci aurait, selon le New York Times, conduit Donald Trump à crier plus tard dans la nuit à la fraude électorale à grande échelle, sans néanmoins avancer de preuve. Fox News est généralement considéré comme le porte-voix de l'Amérique conservatrice de droite.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Trump "expulsé" s'il refuse de quitter la Maison Blanche ?

Un porte-parole de Joe Biden a menacé d'"expulser" Donald Trump de la Maison Blanche s'il refusait de reconnaître une défaite, qui semblait de plus en plus probable. "Les Américains décideront de l'issue de cette élection", a martelé vendredi un porte-parole de Joe Biden, Andrew Bates. "Et les autorités américaines sont parfaitement capables d'expulser les intrus de la Maison Blanche", a-t-il ajouté.

Dans un dépouillement qui avance au compte-gouttes, la tendance s'est inversée en début de matinée: mené depuis le scrutin de mardi en Pennsylvanie, l'ancien vice-président démocrate devance désormais le président républicain d'une courte avance. Si l'ancien vice-président de Barack Obama l'emporte en Pennsylvanie, il deviendra le 46e président américain le 20 janvier, quelle que soit l'issue du dépouillement dans les autres Etats.

Donald Trump a crié jeudi une nouvelle fois à la fraude, sans apporter de nouveaux éléments.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Nancy Pelosi qualifie Biden de "président élu"

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a qualifié Joe Biden de "président élu" des Etats-Unis, alors qu'il a devancé Donald Trump dans le décompte en cours des votes de plusieurs Etats-clés et qu'aucun vainqueur n'a été encore déclaré.

"Ce matin, il apparaît évident que l'équipe Biden-Harris va gagner la Maison Blanche", a déclaré Nancy Pelosi à propos de Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris, candidate à la vice-présidence. "Le président élu Biden a un mandat solide pour diriger", a poursuivi la présidente de la Chambre des représentants, lors d'une conférence de presse.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

La Géorgie va procéder à un recomptage des voix

L'Etat américain de Géorgie, où le démocrate Joe Biden et le président républicain Donald Trump sont dans un mouchoir de poche, a annoncé qu'il allait procéder à un recomptage des votes de l'élection présidentielle.

La course en Géorgie "reste trop serrée", a déclaré le secrétaire d'Etat local, Brad Raffensperger, lors d'une conférence de presse à Atlanta. "Avec une marge aussi mince, il va y avoir recomptage en Géorgie".

Les résultats vendredi matin donnaient à Joe Biden une avance de tout juste 1.500 voix en Géorgie, Etat du Sud-Est qui a toujours voté républicain depuis 1996.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

L'Amérique de Trump plus mobilisée que jamais

Si le nom du prochain président des États-Unis n'est pas encore connu, on peut déjà dire avec certitude que l'Amérique de 2020 est plus divisée que jamais. La preuve : chaque camp s'est mobilisé de manière inédite pour aller voter pour son candidat. Si Joe Biden a déjà atteint un score inédit en termes de voix, dépassant le record de Barack Obama, Donald Trump peut également se vanter d'un nombre de voix très élevé, preuve que l'Amérique de Trump est solide et n'est pas près de disparaitre.

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Vincent genot
par Vincent genot

Joe Biden devrait s'exprimer ce vendredi

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine devrait s'exprimer vendredi en journée ou soirée, selon CNN. Joe Biden est passé en matinée juste devant son rival en Pennsylvannie, où 95% des bulletins restaient à dépouiller.

S'il est déclaré vainqueur vendredi, son équipe ne prévoit pas d'attendre l'issue des contestations judiciaires, a rapporté une source proche à la chaîne de télévision. Joe Biden a en effet l'intention de passer directement sur le mode "président élu". Son équipe annoncerait également rapidement davantage d'éléments de son programme.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Team Trump: "l'élection n'est pas finie"

L'équipe de campagne de Donald Trump a affirmé que l'élection n'était "pas finie", au moment où son adversaire Joe Biden était à un pas de la Maison Blanche après être passé devant le président dans l'Etat-clé de Pennsylvanie.

> Lire aussi : Le point sur les cinq États où se joue la présidentielle américaine

"Les projections erronées proclamant la victoire de Joe Biden sont basées sur des résultats loin d'être définitifs dans quatre Etats", a déclaré dans un communiqué Matt Morgan, un responsable de l'équipe de Donald Trump. Aucun grand média américain n'a encore attribué la victoire au démocrate.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Biden prend la tête en Pennsylvanie

La Pennsylvanie est un Etat crucial, fort de ses 20 grands électeurs. Dans l'état actuel des choses, si Joe Biden l'emporte, il dépassera le nombre magique des 270 grands électeurs nécessaires pour accéder à la Maison Blanche.

Depuis le début du dépouillement Donald Trump était en tête dans cet Etat. Sa large avance a fondu à mesure que du dépouillement des bulletins. Désormais, c'est le candidat démocrate qui a pris la tête. Une avance très mince: Biden 49,4%, Trump 49,3% (95% des bulletins dépouillés).

Selon le New York Times, Biden a une avance d'environ 5.600 voix sur le président républicain, après avoir peu à peu rattrapé son retard grâce au dépouillement des bulletins par correspondance, une façon de voter davantage prisée par les démocrates. L'avance de M. Biden est également confirmée par CNN.

Joe Biden est désormais en tête, d'une très courte avance, dans les 4 Etats les plus importants dont les résultats sont encore attendus: Pennsylvanie, Géorgie, Arizona et Nevada.

Vincent genot
par Vincent genot

Sécurité renforcée autour de Joe Biden

Le service de protection du président américain et des hautes personnalités du gouvernement va renforcer les effectifs d'agents autour du candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, selon le Washington Post vendredi, alors que celui-ci était proche d'une victoire à l'élection présidentielle.

Le Secret Service va rajouter des effectifs à Wilmington (Delaware) après que l'équipe de campagne Biden a dit à l'agence fédérale qu'elle continuerait d'occuper vendredi le centre de conventions de Wilmington, la ville où vit Joe Biden, et que le candidat pourrait y prononcer un discours important ce jour.

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Vincent genot
par Vincent genot

Le point sur les cinq États où se joue la présidentielle américaine

L'issue de l'élection présidentielle américaine était toujours suspendue vendredi à quelques Etats-clés où le dépouillement n'est pas achevé, et la course trop serrée pour déclarer un vainqueur. Le point sur la situation dans chacun d'eux.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Joe Biden en tête dans trois Etats décisifs

Le candidat démocrate se rapproche toujours plus de la Maison Blanche. Il est en tête dans trois Etats décisifs: la Géorgie, l'Arizona et le Nevada. Donald Trump reste en tête en Pennsylvanie.

Vincent genot
par Vincent genot

La poste américaine retrouve 1.700 bulletins de vote dans l'Etat crucial de Pennsylvanie

La poste américaine dit avoir reçu quelque 1.700 bulletins de vote par correspondance, vendredi, dans l'Etat crucial de Pennsylvanie, où les résultats serrés maintiennent le suspense sur l'issue de l'élection présidentielle. Ces bulletins tardifs seront remis aux bureaux de dépouillement, a assuré le service postal.

La poste américaine, l'USPS, "passe le balai" dans les bureaux de poste de chaque État qui autorise le comptage des bulletins de vote envoyés par correspondance, même arrivés après le jour de l'élection.

Ainsi, en Caroline du Nord et en Pennsylvanie, les bulletins oblitérés avant ou le jour des élections peuvent être comptabilisés, selon la loi de ces États, s'ils sont reçus jusqu'au 6 novembre. Dans le Nevada, ils peuvent être pris en compte jusqu'au 10 novembre.

Vendredi, le service postal américain dit avoir reçu 1.070 bulletins de vote dans un centre de tri de Philadelphie, 330 à Pittsburgh et encore 266 à Leigh Valley. Ces bulletins doivent être remis aux bureaux de dépouillement de l'Etat crucial de Pennsylvanie au plus tard vendredi soir pour être valides.

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Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Joe Biden passe en tête en Géorgie

Selon le dernier décompte, le candidat démocrate Joe Biden passe en tête en Géorgie (16 grand électeurs).

Vendredi, peu après 10h30 (HB), l'ancien vice-président de Barack Obama avait une avance de 917 voix sur son rival Donald Trump dans l'État de Géorgie. Cet État du sud-est des Etats-Unis est traditionnellement un bastion républicain, remporté par les candidats républicains systématiquement depuis 1984, sauf en 1992 où Bill Clinton l'avait emporté. CNN souligne qu'une victoire de Joe Biden en Géorgie mettrait sérieusement à mal les chances de Donald Trump de l'emporter.

Selon le média américain, le candidat démocrate compte 253 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour s'installer à la Maison Blanche. Avec la Géorgie, il ne lui en manquerait plus qu'un pour être déclaré 46e président des Etats-Unis.

Vincent genot
par Vincent genot

Trois états qui pourraient basculer

Le dépouillement des voix n'est toujours pas terminé dans six Etats: le Nevada, l'Arizona, l'Alaska, la Pennsylvanie, la Géorgie et la Caroline du Nord. Selon le site de CNN, voici la situation dans 3 états qui pourraient faire basculer l'élection.

Arizona (90% des bulletins) Biden 50.1% - Trump 48.5%

Géorgie (99% des bulletins) Trump 49.4% - Biden 49.4%

Pennsylvanie (95% des bulletins) Trump 49.5% - Biden 49.2%

La police déjoue un projet d'attaque contre un site de comptage des votes

La police de la ville américaine de Philadelphie a arrêté deux hommes après avoir appris qu'une attaque armée s'y préparait contre un centre de dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle, a rapporté vendredi le journal Philadelphia Inquirer.

Les enquêteurs sont passés à l'action jeudi soir, après avoir reçu une information sur le déplacement suspect d'un véhicule de marque Hummer, occupé par plusieurs personnes armées de fusils d'assaut AR-15.

Ce véhicule, immatriculé dans l'Etat de Virginie, s'est rendu jusqu'à Philadelphie, la plus grande ville de l'Etat électoralement clé de Pennsylvanie, précisément jusqu'au Centre des conventions où sont actuellement comptés les bulletins de vote de la présidentielle.

Les policiers sont intervenus peu après 22h00 et ont interpellé deux hommes à proximité du Hummer, a précisé le Philadelphia Inquirer. Le véhicule était porteur d'autocollants affichant des messages associés à QAnon, un mouvement complotiste d'extrême droite.

Le président Donald Trump, dans l'obligation de remporter la Pennsylvanie s'il veut conserver la Maison Blanche, a appelé mercredi et jeudi à l'arrêt du décompte des bulletins dans cet Etat.

REUTERS/Lucy Nicholson
© REUTERS/Lucy Nicholson

Des télévisions américaines coupent l'allocution de Trump: "mensonges", "triste nuit"

Il prenait la parole pour la première fois depuis la nuit de l'élection présidentielle mais plusieurs télévisions américaines ont décidé jeudi soir d'interrompre la diffusion d'une allocution du président Donald Trump, estimant qu'il faisait de la désinformation.

Alors que le dépouillement des voix se poursuit, M. Trump venait de dire, depuis la Maison Blanche, qu'il allait gagner "facilement" si "les votes légaux" étaient comptés, mais que si l'on incluait "les votes illégaux", les démocrates pouvaient "essayer de nous voler l'élection".

Très vite, la chaîne MSNBC a cessé sa diffusion en direct. "Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de (devoir) non seulement interrompre le président des Etats-Unis, mais aussi de corriger le président des Etats-Unis", a lâché le présentateur, Brian Williams.

>> Lire aussi: Sans aucune preuve, Trump crie à la triche

Les chaînes NBC News et ABC News ont elles aussi interrompu la diffusion de cette conférence de presse qui n'en fut finalement pas une, puisque le président a quitté le pupitre sans prendre de questions.

CNN a elle décidé de ne pas couper le micro à Donald Trump, mais son présentateur vedette Jake Tapper a enchaîné avec une condamnation sans appel du chef de l'Etat. "Quelle triste nuit pour les Etats-Unis d'Amérique de voir leur président (...) faussement accuser les gens d'essayer de voler l'élection", a-t-il déclaré, en fustigeant un "tissu de mensonges".

Brendan Smialowski / AFP
© Brendan Smialowski / AFP
Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Trump maintient qu'il va gagner sauf si on lui "vole" l'élection

Donald Trump a répété qu'il allait gagner l'élection présidentielle américaine, que les démocrates essaient de lui "voler" selon lui, sans apporter d'élément concret.

"Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection", a dit le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, après s'être déjà déclaré vainqueur dans la nuit de mardi à mercredi.

"Malgré l'interférence, jamais vue dans une élection, des grands médias, du monde des affaires et des géants de la tech, nous avons gagné avec des scores historiques et les sondeurs se sont délibérément trompés", a-t-il poursuivi. "Il n'y a pas eu la vague bleue annoncée".

Dans un discours tranchant avec la brève allocution, plus tôt dans la journée, de son adversaire Joe Biden, Donald Trump a déroulé le même argumentaire que lors de sa première intervention au soir du 3 novembre, sans apporter de preuves de ses accusations de fraude électorale.

"Nous ne pouvons permettre à personne de museler nos électeurs et de fabriquer les résultats", a-t-il encore dit. "J'ai le sentiment que la justice devra trancher en fin de compte".

Le président semble de plus en plus isolé au sein de son parti républicain, alors que le décompte des votes se poursuivait jeudi dans plusieurs Etats.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Joe Biden confiant

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a affirmé n'avoir "aucun doute" sur sa victoire contre Donald Trump une fois que tous les résultats seront connus, tandis que son rival conteste en justice les opérations de dépouillement.

"Nous n'avons aucun doute sur le fait que lorsque le dépouillement sera terminé, la sénatrice" Kamala Harris, sa colistière, "et moi serons déclarés vainqueurs", a affirmé l'ancien vice-président lors d'une très brève allocution dans son fief de Wilmington, dans le Delaware, sans accepter de questions des journalistes.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Pourquoi la poste doit balayer les bureaux de vote

Le juge fédéral Emmet Sullivan a ordonné que le service postal américain, l'USPS, passe le balai deux fois dans chaque État qui autorise le comptage des bulletins de vote envoyés par la poste, même arrivés après le jour de l'élection, rapporte CNN. Ce nettoyage concerne les États du Nevada, de Pennsylvanie et de Caroline du Nord, où l'issue des votes est encore incertaine. En Caroline du Nord et Pennsylvanie, les bulletins oblitérés avant ou le jour des élections peuvent être comptabilisés, selon la loi de ces États, s'ils sont reçus jusqu'au 6 novembre.Dans le Nevada, ils peuvent être pris en compte jusqu'au 10 novembre.

L'USPS doit procéder au premier balayage dans ces bureaux le matin, au plus tard à 10h00 ainsi qu'en fin d'après-midi, afin qu'aucun bulletin ne soit oublié. Selon l'ordonnance en vigueur, le service postal doit également communiquer le nombre de bulletins retrouvés lors de ces nettoyages et confirmer qu'ils ont été remis à temps. Un juge de Washington avait déjà ordonné à l'USPS de fouiller les bureaux après que le service postal avait annoncé mardi matin qu'un peu plus de 300.500 bulletins dans tout le pays avaient été enregistrés à leur arrivée au centre de tri électoral mais n'avaient par la suite pas été scannés pour être dépouillés.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Les résultats de Pennsylvanie connus dans la journée ?

"On pourrait certainement" connaître les résultats jeudi, a déclaré Kathy Boockvar, a responsable locale des opérations de vote, sur CNN. "Je disais qu'on pourrait avoir compté une très grande majorité des bulletins d'ici demain, mais on dirait qu'on l'aura comptée aujourd'hui", a-t-elle ajouté.

La Pennsylvanie est l'un des cinq Etats dont le vote n'est pas encore connu et pourrait faire basculer le résultat de l'élection présidentielle.

> Lire aussi : Les cinq Etats où se joue la présidentielle américaine

Joe Biden, qui comptait jeudi 253 ou 264 grands électeurs sur les 270 nécessaires à la victoire, selon que l'on inclut ou non l'Arizona (11 grands électeurs), serait assuré d'être déclaré vainqueur si son Etat natal (20 grands électeurs) votait pour lui. Si le républicain Donald Trump l'emportait, il resterait dans la course mais ne pourrait pas encore proclamer victoire.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Des recours rejetés en Géorgie et au Michigan

Un juge de l'État de Géorgie, où la course est serrée entre les deux candidats, a rejeté jeudi un recours introduit par les républicains locaux pour empêcher le "dépouillement illégal de bulletins reçus après l'élection", selon CNN. Les partisans de Donald Trump, dont l'avance se réduit dans ce bastion républicain, avaient saisi la justice, affirmant avoir constaté que des bulletins par correspondance n'étaient pas correctement traités. Les suffrages suspicieux étaient peu nombreux: "une pile de trois bulletins et une autre de 53", selon une copie du dossier fournie par les républicains.

Pour l'instant, Donald Trump est annoncé gagnant dans l'État de Géorgie, qui compte pour 16 grands électeurs. L'écart avec Joe Biden s'est toutefois réduit au fil des heures, le démocrate totalisant pour l'instant 49,2% des suffrages épluchés, et Donald Trump 49,5%. La différence entre les deux candidats se compte en quelques milliers de voix. La Géorgie a dépouillé 98% des votes.

> Lire aussi : Trump vs. Biden: l'issue de l'élection déterminée par les tribunaux ?

Au Michigan, remporté par Joe Biden, les républicains accusent également une défaite judiciaire, une juge ayant rejeté jeudi leur demande d'arrêter immédiatement le dépouillement jusqu'à ce que l'équipe de M. Trump ait un accès "significatif" au comptage des bulletins. La juge était sceptique quant au bien-fondé de l'action, mettant en exergue un manque de preuves. En outre, le dépouillement est désormais terminé, rendant l'action quelque peu caduque. Le rejet du recours n'avait pas encore été signifié par écrit jeudi mais il devrait l'être demain/vendredi après-midi, indique CNN.

Donald Trump a d'ores et déjà indiqué qu'il n'en resterait pas là.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Joe Biden: "Soyez patients"

Le candidat démocrate, optimiste, appelle à la patience pendant que les bulletins de vote sont dépouillés.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

L'écart se creuse dans le Nevada

Joe Biden creuse un peu plus l'écart jeudi à la mi-journée aux Etats-Unis dans le Nevada, avec environ 12.000 votes d'avance sur Donald Trump, rapportent CNN et le New York Times.

Six grands électeurs sont en jeu dans cet État. Joe Biden y comptabilisait jusqu'à présent 49,4% des votes, contre 48,5% pour Donald Trump. Dans le Nevada, 88% des bulletins ont été dépouillés.

> Qui a remporté quel Etat ? Consultez notre carte interactive

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

L'équipe de Biden répond aux accusations de Trump

L'équipe de campagne de Joe Biden réaffirme sa confiance en la victoire du candidat démocrate. Elle a également tenu à répondre aux accusations de fraudes lancées par Donald Trump, assurant que les recours judiciaires annoncés par le président sortant sont "sans fondement".

"Donald Trump poursuit dans sa stratégie agitée pour éviter que les votes de tout le monde soient comptés", a dénoncé la responsable de campagne de M. Biden, Jen O'Malley Dillon. Elle reste convaincue que son candidat sera "le prochain président des Etats-Unis", prévoyant une victoire dans plusieurs Etats-clés où le dépouillement se poursuivait au compte-gouttes. "Je pense que la journée sera très positive pour le vice-président", a-t-elle dit. Elle a dit espérer que le résultat de l'élection serait connu jeudi soir mais a souligné que cela pourrait prendre encore davantage de temps. "Restez calme", a-t-elle demandé.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Record: une élection à 14 milliards de dollars

Environ 14 milliards de dollars, c'est le montant total dépensé par les candidats américains pour les élections présidentielle et législatives 2020. Un record absolu qui montre que les Américains sont prêts à miser de plus en plus gros sur des batailles électorales-clé, poussés par un rejet viscéral du camp adverse.

C'est près du double des sommes misées lors des élections 2016, et plus du triple de celles de l'an 2000.

> Lire tous les détails

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Portrait: Paula White, un prêche hallucinant au secours de Donald Trump

La vidéo de la conseillère spirituelle du président républicain fait le buzz sur les réseaux: elle est révélatrice de ces courants religieux qui soutiennent un président qui ne croit pourtant qu'à lui-même.

> Lire son portrait

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Un recours juridique de plus

L'équipe de campagne de Donald Trump devrait annoncer la poursuite en justice du Nevada pour fraude électorale, selon Fox News. Le président américain sortant veut s'assurer que chaque vote "légitime" est pris en compte.

> L'issue du scrutin va-t-elle finalement se jouer devant les tribunaux ? Notre décodage

Selon son équipe, au moins 10.000 personnes auraient voté dans cet Etat alors qu'elles n'y résident plus. La procédure judiciaire devrait être annoncée dans la matinée de jeudi (heure locale) lors d'une conférence de presse à Las Vegas, indique Fow News. Joe Biden était peu après 16h en Belgique en tête dans le Nevada, avec 49,3%, selon les projections du New York Times et de CNN, juste devant Donald Trump (48,7%).

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Trump poursuit l'offensive sur Twitter

"Tout vote arrivé après le jour des élections ne sera pas compté", a tweeté Donald Trump. Un tweet immédiatement signalé comme frauduleux par Twitter. Les lois électorales, propres à chaque Etat, stipulent en effet que les bulletins de votes seront dépouillés et peuvent prendre plusieurs jours. Dans certains Etats, les votes par correspondance postés le jour-J peuvent également être receptionnés, et validés, plusieurs jours après le jour du scrutin.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Trump hurle sur Twitter

"ARRETEZ LE COMPTAGE!", tweet bruyamment Donald Trump.

Marie Gathon
par Marie Gathon

Un seul Etat clé suffirait

Joe Biden ne doit plus gagner qu'un des derniers Etats-clés restant en jeu pour devenir le 46e président américain. Il avait jeudi matin 264 grands électeurs, après des victoires confirmées mercredi dans le Michigan et le Wisconsin, et n'a plus besoin que de six grands électeurs pour atteindre le nombre requis de 270, qu'il pourrait obtenir dans le Nevada (6), la Géorgie (16) ou la Pennsylvanie (20), peut-être dès jeudi.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'écart s'est resserré en Géorgie au fur et à mesure du comptage par machine de dizaines de milliers de bulletins envoyés par courrier, en faveur de Joe Biden qui n'est plus qu'à 20.000 voix (0,4%) derrière Donald Trump. Le résultat final dans cet Etat pourrait être connu jeudi après-midi, selon Brad Raffensperger, secrétaire d'Etat de Géorgie.

En revanche, dans l'Arizona, Donald Trump était en train de rattraper Joe Biden, risquant de faire perdre au démocrate les 11 grands électeurs que deux médias (l'agence AP et la chaîne Fox News) avaient pourtant classés comme gagnés par Joe Biden, lors de la nuit électorale de mardi, sur la base de résultats partiels et de modèles statistiques, une méthode habituellement très sûre.

Les lieutenants et la famille du président ont lancé une intense campagne de désinformation pour persuader leurs troupes que des fraudes massives étaient en cours, notamment dans les Etats comme la Pennsylvanie qui sont gouvernés par des démocrates. Ils propagent l'idée, lancée par Donald Trump, que des bulletins "surprise" sont apportés dans les centres de dépouillement.

Les démocrates affichaient à l'inverse leur confiance. "Je suis venu vous dire que, quand le dépouillement sera terminé, nous pensons que nous allons gagner", a déclaré Joe Biden mercredi lors d'une brève allocution dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.

Marie Gathon
par Marie Gathon

L'OSCE accuse Donald Trump "d'abus de pouvoir flagrant"

Les observateurs électoraux internationaux de l'OSCE ont accusé le président américain Donald Trump "d'abus de pouvoir flagrant" pour avoir demandé l'arrêt du dépouillement des bulletins de vote avant la fin du processus.

"Ce qui est vraiment troublant, c'est que le chef d'Etat américain a demandé la fin du décompte au milieu de l'apparat présidentiel de la Maison Blanche, c'est-à-dire avec tous les insignes du pouvoir autour, en raison de sa prétendue victoire. C'était un abus de pouvoir flagrant", a dénoncé le député allemand Michael Georg Link, coordinateur des observateurs internationaux chargés de suivre ce scrutin, dans une interview au quotidien allemand Stuttgarter Zeitung.

Il a également réitéré que les "accusations de manipulation de M. Trump sont sans fondement".

L'OSCE avait déjà parlé la veille "d'allégations infondées" du président américain. Ce dernier a accusé les démocrates de lui "voler" sa victoire en déposant des votes après la fermeture du scrutin.

"Nos collègues sont toujours sur place et peuvent confirmer que des observateurs électoraux des différents camps politiques ont également été admis et que les votes par correspondance continuent d'être comptés correctement", a expliqué M. Link. Selon lui, il n'y a eu "aucun signe de problèmes systémiques", mais plutôt "un traitement extraordinairement professionnel du flot de votes par correspondance".

L'OSCE redoute désormais les conséquences à long terme dans l'opinion américaine de la remise en cause du processus électoral, avec un risque de radicalisation. "La principale inquiétude est que les Etats-Unis ne parviennent pas à se débarrasser des fantômes que Trump invoquait", a déclaré M. Link.

Selon le spécialiste, "même s'il admet sa défaite et remet sa fonction comme il se doit, ses partisans, incités par la rhétorique, pourraient considérer la violence comme un outil légitime parce qu'ils ne se sentent plus représentés démocratiquement". Et d'avertir: c'est "un danger qui persistera bien au-delà du jour des élections".

Avec ses 57 membres, dont les Etats-Unis, la Russie, la Turquie et tous les pays d'Europe, l'OSCE est un des rares forums de dialogue entre l'Occident et les anciens pays soviétiques. Outre ses missions de surveillance électorale, elle a notamment été chargée d'une mission dans le conflit en Ukraine.

Vincent genot
par Vincent genot

"Les Américains doivent mettre de l'ordre eux-mêmes dans leurs affaires"

"Tout ce qui concerne notre pays est perçu aux États-Unis comme un chiffon rouge pour un taureau", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "C'est pourquoi, ne faisons pas de commentaire sur les élections ! Les Américains doivent probablement mettre de l'ordre eux-mêmes dans leurs affaires".

Il a cependant estimé que cette "incertitude liée à l'économie la plus puissante du monde" au sujet des résultats de la présidentielle "pourrait potentiellement avoir des conséquences négatives pour la situation dans le monde, avant tout pour l'économie mondiale".

Vincent genot
par Vincent genot

Les Bourses mondiales sourient à l'hypothèse Biden à la Maison Blanche

Les Bourses mondiales montaient jeudi au moment où le démocrate Joe Biden se rapprochait de la Maison Blanche, même si le scrutin extrêmement serré face à Donald Trump n'était pas encore définitivement scellé.

L'Europe se réveillait de bonne humeur: Paris gagnait 1,08%, Francfort 1,26%, Londres 0,37% et Milan 1,47% peu après l'ouverture, vers 9H25 (8H25 GMT).

Peu auparavant, les Bourses asiatiques ont nettement progressé à la clôture.

A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a pris 1,73% marquant un plus haut annuel et son premier retour au-delà du cap symbolique des 24.000 points depuis janvier. L'indice élargi Topix a gagné 1,39%.

En Chine, l'indice composite de Shanghai a pris 1,30% et celui de Shenzhen 1,67%, tandis qu'à Hong Kong, l'indice Hang Seng a bondi de 3,25%.

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Vincent genot
par Vincent genot

"Quel spectacle ! ": le guide iranien raille la présidentielle américaine

Le guide suprême iranien a raillé le "spectacle" qu'offre selon lui la présidentielle aux Etats-Unis, où le candidat sortant Donald Trump a lancé une bataille judiciaire avant même la fin du dépouillement du scrutin du 3 novembre.

"Quel spectacle ! L'un dit que c'est l'élection la plus frauduleuse de l'histoire des Etats-Unis. Et qui dit cela ? Le président qui est actuellement en poste", indique un message publié dans la nuit de mercredi à jeudi sur le compte Twitter en anglais de l'ayatollah Ali Khamenei.

"Son rival (Joe Biden) dit que Trump a l'intention de truquer l'élection. Voilà ce que sont les #ElectionsAméricaines et la démocratie aux Etats-Unis", ajoute M. Khamenei.

Le point sur la situation dans les quatre États-clés qui tiennent le pays en haleine

L'issue de l'élection présidentielle américaine est toujours suspendue à quelques États-clés où le décompte des voix était encore en cours, et la course trop serrée pour déclarer un vainqueur. Le point sur la situation dans chacun d'entre eux: Géorgie, Nevada, Pennsylvanie et Caroline du Nord.

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REUTERS/Nathan Layne
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Si élu, Joe Biden s'engage à rejoindre l'accord de Paris au premier jour de sa présidence

Le candidat démocrate à la Maison Blanche s'est engagé à rejoindre l'accord de Paris sur le climat, dont les Etats-Unis sont officiellement sortis mercredi, au premier jour de sa présidence.

"Aujourd'hui, le gouvernement Trump a officiellement quitté l'accord de Paris sur le climat. Et dans exactement 77 jours, un gouvernement Biden le rejoindra", a-t-il tweeté, évoquant le 20 janvier 2021, date à laquelle le prochain président prendra ses fonctions.

Le candidat démocrate avait déjà annoncé lors de sa campagne qu'il avait l'intention que les USA réintègre l'important accord international en cas de victoire électorale.

Les Etats-Unis ont officialisé leur intention de se retirer de l'accord de Paris le 4 novembre 2019. La notification par les USA à l'ONU, qui ne pouvait intervenir plus tôt en raison d'une clause inscrite dans le texte, avait enclenché un compte-à-rebours d'un an avant que Washington ne puisse effectivement quitter l'accord.

Juste après les élections américaines (présidentielle et du Congrès) mardi, les Etats-Unis sortaient donc officiellement de l'accord de Paris sur le climat, conformément à la procédure lancée en juin 2017 par Donald Trump.

Recours de l'équipe de Donald Trump en Géorgie, Pennsylvanie et Michigan

L'équipe de campagne du président sortant américain a lancé un recours judiciaire en Géorgie, s'ajoutant aux recours visant le dépouillement des bulletins de vote en Pennsylvanie et au Michigan, fait par Associated Press dans la nuit de mercredi à jeudi.

Donald Trump avait déjà déposé un recours en justice pour obtenir la suspension du dépouillement dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, où aucun vainqueur n'a encore été déclaré.

En Géorgie, Etat dont les résultats électoraux ne sont pas encore confirmés, le recours porte sur le comté de Chatham et demande à un juge de "sécuriser" et entreposer les bulletins reçus après 19h00 le 3 novembre, jour du scrutin.

Au Michigan, où un recours est aussi engagé par l'équipe de Trump, les médias américains ont cependant déjà confirmé la victoire de son rival démocrate Joe Biden.

Ces actions mettent en lumière la stratégie légale que le président met en place pour conserver son siège à la Maison Blanche. Son équipe de campagne a aussi annoncé qu'elle allait réclamer un recomptage au Wisconsin, un Etat remporté par Joe Biden selon les médias américains.

Joe Biden pourrait atteindre les 270 grands électeurs ce soir ou cette nuit.

Joe Biden aux portes de la Maison Blanche

Le candidat démocrate Joe Biden était mercredi aux portes de la Maison Blanche avec des victoires précieuses dans deux Etats-clés face à Donald Trump, qui s'est engagé de son côté dans une véritable guérilla judiciaire.

Avec le Wisconsin et le Michigan en poche, deuxième et troisième Etats repris à Donald Trump avec l'Arizona, Joe Biden dispose désormais de 264 grands électeurs. S'il remportait le Nevada (6) il atteindrait le nombre magique de 270 pour être élu président des Etats-Unis.

"Je ne suis pas venu vous dire que nous avons gagné. Je suis venu vous dire que, quand le dépouillement sera terminé, nous pensons que nous allons gagner", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution.

Pour la première fois depuis 2000, les Américains ne connaissaient pas le nom de leur prochain président (qui prêtera serment le 20 janvier 2021) au lendemain du scrutin.

L'équipe de campagne du républicain a annoncé une première offensive judiciaire, dans le Wisconsin, remporté par Joe Biden avec un écart de moins de 1% selon des résultats quasi-complets, selon plusieurs médias américains.

Les républicains veulent demander un recomptage des suffrages et ont demandé à un juge local de réexaminer les bulletins déjà comptés.

Ils ont également déposé un recours pour obtenir la suspension du dépouillement dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, à l'issue toujours incertaine. "Nous agissons en justice pour suspendre le dépouillement en attendant plus de transparence", a indiqué Bill Stepien, le directeur de campagne de M. Trump.

Le président lui-même avait menacé dans la nuit de mardi à mercredi, dans une allocution confuse, de saisir la Cour suprême, tout en restant évasif sur les motifs.

Le système électoral américain est par ailleurs fragilisé par une persistante campagne de désinformation. Ses lieutenants commençaient à répandre des rumeurs sur les réseaux sociaux et les ondes sur des tricheries et des irrégularités.

L'Organisation sur la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a critiqué mercredi les "allégations infondées" du président américain sur l'élection.

"Notre démocratie est mise à l'épreuve dans cette élection", a déclaré de son côté le gouverneur de Pennsylvanie, Tom Wolf, appelant à la patience.

L'issue finale pourrait toutefois se dessiner prochainement, peut-être jeudi ou vendredi, dans deux Etats-clés: Pennsylvanie et Nevada.

Au terme d'une longue campagne d'une virulence exceptionnelle, perturbée par la pandémie, les résultats partiels montrent du reste que le dirigeant républicain n'a pas subi la répudiation électorale que les sondages présageaient, prouvant que même s'il était battu, sa base d'électeurs lui reste largement fidèle. Le milliardaire a dénoncé un ratage d'ampleur "historique" chez les sondeurs.

"Hier soir j'avais une bonne avance, dans de nombreux Etats-clés", a tweeté Donald Trump mercredi matin. "Puis, un par un, ils ont commencé à disparaître magiquement avec l'apparition et le comptage de bulletins surprise."

Il n'y a pas de bulletins surprise démontrés, mais des bulletins envoyés par courrier et traités lentement par les autorités. Ils viennent majoritairement d'électeurs démocrates, ce qui explique qu'ils aient fait fondre l'avance initiale du président, dont les électeurs ont privilégié le vote en personne mardi.

"Nous ne nous accorderons aucun répit jusqu'à ce que chaque bulletin de vote soit compté", a tweeté l'ancien vice-président de Barack Obama.

Sa directrice de campagne s'est dite certaine des réserves de voix dans les bulletins restants.

"Joe Biden est bien parti pour remporter cette élection, et il sera le prochain président des Etats-Unis", a déclaré Jennifer O'Malley Dillon.

L'équipe Biden a mis au défi Donald Trump de saisir la Cour suprême, jugeant invraisemblable d'exclure des voix simplement parce qu'elles n'ont pas été comptées le jour de l'élection.

Etats débordés

Jamais autant d'Américains n'avaient participé à l'élection présidentielle depuis que les femmes ont le droit de vote: 160 millions d'électeurs ont voté, soit une participation estimée à 66,9%, contre 59,2% en 2016, selon le US Elections Project.

Nombre d'Etats ont été débordés par le déluge de bulletins envoyés par correspondance, encouragés en raison de la crise sanitaire. Ouvrir les enveloppes et scanner ces bulletins va prendre dans certaines villes plusieurs jours, en particulier à Philadelphie, fief démocrate.

Et si la justice s'en mêlait, comme en 2000, "cela pourrait durer des semaines", a dit mercredi à l'AFP Ed Foley, spécialiste du droit électoral à l'Ohio State University.

Etats en suspens

Même chez les républicains, la menace du président de saisir la justice choquait.

"Stop. Les bulletins seront comptés et soit vous perdrez, soit vous gagnerez. Et l'Amérique l'acceptera. La patience est une vertu", a tweeté le parlementaire républicain Adam Kinzinger.

"Nous ne savons pas encore qui a gagné l'élection présidentielle", a déclaré le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell.

Une certitude: la vague démocrate "bleue" n'a pas eu lieu.

Mais le chemin de Donald Trump pour décrocher un second mandat reste étroit: il doit remporter l'essentiel des Etats-clés qui restent en suspens.

Dans le système américain, le président est élu au suffrage universel indirect: les électeurs désignent, Etat par Etat, des grands électeurs. Un candidat doit obtenir au moins 270 des 538 grands électeurs.

En Pennsylvanie (20 grands électeurs), Donald Trump avait mercredi plus de 300.000 voix d'avance au total, mais son avance pourrait fondre après la prise en compte de bulletins envoyés par courrier. Ceux déjà comptés étaient à 78% pour Joe Biden.

C'est notamment dans cet Etat que M. Trump voudrait faire intervenir la Cour suprême. Ses avocats, dont Rudy Giuliani, étaient mercredi en route pour Philadelphie.

En amont du scrutin, la Cour avait déjà été saisie par les républicains locaux pour empêcher le décompte des bulletins postés avant mardi soir mais qui arriveraient dans les trois jours suivant l'élection.

La haute juridiction avait refusé de se prononcer en urgence mais, si le résultat est serré, elle devra examiner le fond du dossier et dire s'il faut invalider ou non les bulletins arrivés entre mercredi et vendredi.

Quoi qu'il arrive, le prochain président devra composer avec le Congrès.

Comme cela était largement anticipé, les démocrates ont gardé le contrôle de la Chambre des représentants, mais les chances d'un basculement du Sénat du côté démocrate s'amenuisaient, après la réélection de plusieurs républicains.

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Biden remporte le Michigan, nouveau revers majeur pour Trump

Joe Biden a remporté mercredi l'Etat crucial du Michigan, un revers majeur pour le président Donald Trump qui avait gagné dans cet Etat face à Hillary Clinton en 2016, selon les chaînes CNN et NBC.

Cet Etat, ancien coeur de l'industrie automobile américaine, apporte 16 grands électeurs supplémentaires à M. Biden, ce qui porte son total à 264 contre 214 pour Donald Trump. Les résultats de cinq Etats, dont la Pennsylvanie, la Géorgie et la Caroline du Nord, sont encore attendus.

Joe Biden: "Nous pensons que nous allons gagner"

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden s'est dit convaincu mercredi de remporter la présidentielle américaine face à Donald Trump, exhortant à compter "toutes les voix" tandis que le président américain s'est lui engagé dans une bataille judiciaire.

Les Américains ne seront "pas réduits au silence", a proclamé Joe Biden lors d'une déclaration dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.

"Il est évident que nous sommes en train de gagner assez d'Etats pour remporter les 270 votes de grands électeurs", le nombre nécessaire pour être élu à la Maison Blanche dans le système américain de suffrage universel indirect, a affirmé l'ex-bras droit de Barack Obama. "Lorsque le dépouillement sera terminé, nous pensons que nous allons gagner."

Quel que soit le vainqueur, le sondages n'ont pas vu la résistance de Trump

Pour Donald Trump, le ratage des sondeurs est "historique". Si le verdict dépendra du vainqueur final, les sondages, après la débâcle de 2016, ont de nouveau nettement sous-évalué la résistance phénoménale de la base trumpiste.

"Les sondeurs se sont totalement trompés", a lancé mercredi sur Twitter le président républicain, qui revendique la victoire face au démocrate Joe Biden sans attendre la fin du dépouillement.

Et au-delà du milliardaire, de nombreuses voix, dans le camp adverse, pestaient contre une réédition du scénario d'il y a quatre ans, quand la démocrate Hillary Clinton avait perdu contre toute attente.

Il y a des similitudes entre les deux élections.

"Les sondages semblent être grosso modo justes dans le Sud et le Sud-Ouest", dit à l'AFP Chris Jackson, de l'institut Ipsos.

La moyenne des dernières intentions de vote établie par le site RealClearPolitics juste avant la présidentielle de mardi donnait Joe Biden en légère avance en Arizona et en léger retard en Caroline du Nord, et les deux candidats au coude-à-coude en Géorgie. Les résultats semblent confirmer ces tendances.

- Midwest -

En Floride, la situation est plus contrastée: si la moyenne était légèrement favorable à l'ancien vice-président démocrate, de nombreuses études constataient une situation inverse, comme celle ABC News/Washington Post avec deux points d'avance pour Donald Trump, proche du résultat final.

"En revanche, Trump semble avoir une nouvelle fois fait mieux que les sondages préélectoraux dans le Midwest", reconnaît Chris Jackson.

C'est déjà dans ces Etats-clés, Michigan et Wisconsin, ainsi qu'en Pennsylvanie que l'erreur avait été la plus flagrante il y a quatre ans, contribuant sur le fil à la victoire surprise de l'homme d'affaires.

Cette année, l'histoire n'est pas encore définitivement écrite.

Que Joe Biden s'impose dans suffisamment d'Etats pour accéder à la Maison Blanche, et le favori des sondages aura bien été sacré -- une toute autre issue qu'un second mandat de Donald Trump faisant mentir les études d'opinion.

"Si un pronostic dit que Biden est favori car il peut survivre à une erreur sondagière de l'ordre de 2016 (environ trois points) contrairement à Clinton, et que c'est ce qui va probablement se passer, c'est assez informatif, non?", s'est défendu l'analyste Nate Silver, du site FiveThirtyEight qui donnait au démocrate, à la veille du vote, 89% de chances de victoire.

Mais quoi qu'il en soit, un constat s'impose: la quasi-totalité des études ont sous-estimé le vote trumpiste.

- Economie vs. pandémie -

C'est justement dans ces trois Etats du Nord industriel que le démocrate était crédité de ses avances les plus confortables. Jusqu'à 6,7 points en moyenne dans le Wisconsin (et même 11 voire 17 points selon des sondages très sérieux du New York Times ou du Washington Post!), alors que Joe Biden semble finalement l'emporter de justesse avec une marge de 0,6 point.

Contrairement à 2016, quand les sondages avaient correctement prédit l'avance d'Hillary Clinton au niveau national mais s'étaient trompés pour ces Etats-clés, "cette fois il semble que les sondages nationaux ont sous-évalué le score de Trump tout comme les sondages dans les Etats", explique à l'AFP Christopher Wlezien de l'University of Texas.

Selon lui, l'erreur est "assez systématique" et ne peut s'expliquer uniquement par la marge d'erreur.

Parmi les possibles analyses, il mentionne la possibilité que des électeurs de Donald Trump aient refusé de répondre aux sondeurs, ou que les indécis se soient prononcés in extremis pour le président sortant.

L'analyse de la participation record, et de la possibilité d'une mobilisation républicaine supérieure aux attentes, permettra aussi d'y voir plus clair.

Les sondages réalisés à la sortie des urnes fournissent une piste: contrairement aux prévisions, l'inquiétude pour la crise économique est arrivée devant la préoccupation liée à la pandémie de Covid-19 dans les sujets ayant motivé le vote.

Or, en matière économique, Donald Trump jouit d'une image plus positive que sur sa gestion décriée de la crise sanitaire. Et Joe Biden a concentré la quasi-totalité de son message sur le coronavirus.

En attendant l'issue de la présidentielle, un autre ratage commençait à prendre forme: le sort du Sénat, qui devrait rester aux mains des républicains. Dans le Maine, la sénatrice républicaine Susan Collins a gardé son siège sans avoir été donnée gagnante par le moindre sondage préélectoral.

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Trump dépose un recours pour suspendre le dépouillement en Pennsylvanie

Donald Trump a déposé un recours en justice pour obtenir la suspension du dépouillement dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, où Joe Biden le devance d'une courte tête selon des résultats partiels, a annoncé mercredi son directeur de campagne.

"Les yeux du pays sont braqués sur la Pennsylvanie mais la Pennsylvanie compte les suffrages exprimés par courrier à l'abri des regards et cela doit cesser", a écrit Bill Stepien dans un communiqué. "Nous agissons en justice pour suspendre le dépouillement en attendant plus de transparence", a-t-il ajouté.

Joe Biden crée un fonds pour que tous les votes soient comptés

Le candidat démocrate Joe Biden a créé un fonds pour s'assurer que chaque vote soit compté après l'élection présidentielle, en réponse aux menaces de Donald Trump de suspendre le dépouillement des voix.

L'ex-bas droit de Barack Obama qualifie le "Biden Fight Fund" de "plus grand effort jamais déployé pour protéger les élections". Ce n'est pas à Donald Trump de déterminer l'issue du vote, c'est au peuple américain à le faire, a affirmé le candidat démocrate sur Twitter.

Trump empoche un grand électeur supplémentaire dans le Maine

Le président sortant Donald Trump a empoché mercredi, selon Fox News et le New York Times, le dernier grand électeur qui restait à attribuer dans l'Etat du Maine, portant ainsi son total à 214 grands électeurs, sur les 270 nécessaires pour s'adjuger l'élection présidentielle américaine.

Son adversaire démocrate Joe Biden restait cependant en tête, avec 248 grands électeurs, alors que les résultats se faisaient toujours attendre, au lendemain du scrutin, dans plusieurs Etats-clés, comme le Michigan, la Géorgie ou la Pennsylvanie.

Tous les Etats américains accordent l'ensemble de leurs grands électeurs au gagnant local du vote populaire -- à l'exception du Maine et du Nebraska.

Le Maine attribue deux grands électeurs au vainqueur du vote populaire dans l'ensemble de l'Etat, en l'occurrence Joe Biden, puis deux autres aux vainqueurs de deux circonscriptions électorales.

La première est allée au candidat démocrate, tandis que Donald Trump vient d'être donné vainqueur, comme en 2016, dans la seconde, plus rurale.

Même système dans le Nebraska: deux grands électeurs ont été attribués au vainqueur du vote populaire dans cet Etat, Donald Trump.

Le président républicain y a également remporté deux circonscriptions électorales (et les grands électeurs qui vont avec), mais en a "perdu" une par rapport à 2016.

Un grand électeur potentiellement décisif dans une course particulièrement serrée pour la Maison Blanche.

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Le point sur les Etats déjà remportés par Trump et Biden

Voici les Etats déjà remportés par les deux candidats à la présidentielle américaine, le sortant républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden, selon les projections des grands médias américains.

Entre parenthèses figure le nombre de grands électeurs par Etat. Pour l'emporter, un candidat doit en engranger 270.

Mercredi, à 19h45 GMT, Joe Biden continuait de faire la course en tête.

Donald Trump a revendiqué la victoire, bien que les résultats de six Etats, dont la Pennsylvanie, la Géorgie, le Michigan et la Caroline du Nord ne soient pas encore connus et que le décompte pourrait prendre plusieurs jours, selon des responsables locaux.

TRUMP (214)

Alabama (9)

Arkansas (6)

Caroline du Sud (9)

Dakota du Nord (3)

Dakota du Sud (3)

Floride (29)

Idaho (4)

Indiana (11)

Iowa (6)

Kansas (6)

Kentucky (8)

Louisiane (8)

Maine (1 sur 4)

Montana (3)

Mississippi (6)

Missouri (10)

Nebraska (4 sur 5)

Ohio (18)

Oklahoma (7)

Tennessee (11)

Texas (38)

Utah (6)

Virginie occidentale (5)

Wyoming (3)

BIDEN (248)

Arizona (11)

Californie (55)

Colorado (9)

Connecticut (7)

Delaware (3)

Hawaï (4)

Illinois (20)

Maine (3 sur 4)

Maryland (10)

Massachusetts (11)

Minnesota (10)

Nebraska (1 sur 5)

New Hampshire (4)

New Jersey (14)

New York (29)

Nouveau-Mexique (5)

Oregon (7)

Rhode Island (4)

Vermont (3)

Virginie (13)

Washington DC (3)

Etat de Washington (12)

Wisconsin (10)

Pour Londres, les liens avec Washington "se renforceront quel que soit le vainqueur"

Les liens entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis se "renforceront quel que soit le vainqueur de l'élection" présidentielle qui oppose le républicain Donald Trump au démocrate Joe Biden, a assuré un porte-parole de Boris Johnson mercredi, tout en notant le désaccord sur l'accord de Paris sur le climat.

"Les Etats-Unis sont notre plus proche allié et nous sommes convaincus que notre relation se renforcera, quel que soit le candidat qui remportera l'élection", a indiqué à la presse un porte-parole du Premier ministre britannique.

"Dans les domaines du commerce, de la sécurité, du renseignement, de la défense, de l'innovation et de la culture, peu de pays font plus ensemble", a souligné ce porte-parole.

"C'est au peuple américain de décider et c'est clairement une course serrée. Nous avons pleinement confiance dans l'équilibre des pouvoirs du système américain pour produire un résultat démocratique", a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, s'est fait l'écho de cette position sur Twitter, soulignant que la "relation entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni se porte très bien" et qu'elle se "renforcera", quel que soit le vainqueur.

Questionné par les députés à la Chambre des Communes mercredi, le Premier ministre Boris Johnson, un allié de Donald Trump, a refusé de s'exprimer sur sa revendication de victoire.

Le ministre des Transports, Grant Shapps, a lui estimé sur ITV que, sur le sujet de la lutte contre la crise climatique, "on peut imaginer que l'un des candidats serait plus enthousiaste en tant que président que l'autre", en référence au démocrate Joe Biden.

L'ancienne Première ministre Theresa May a noté que ce lendemain d'élection coïncidait avec le retrait, décidé par M. Trump, des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

"Nous saurons bientôt qui sera le prochain président américain. Mais, malheureusement, aujourd'hui marque également le départ des États-Unis de l'accord de Paris - la première tentative au monde de parvenir à un consensus sur le changement climatique", a tweeté Mme May. "Le vainqueur a l'immense responsabilité d'aider à relever le plus grand défi de notre planète."

Le Royaume-Uni accueillera l'année prochaine le prochain sommet de l'ONU sur le climat, la COP 26, repoussé à cause de la pandémie de coronavirus.

"Nous avons clairement indiqué à l'administration américaine tout au long de ce processus que nous continuons à soutenir fermement l'Accord de Paris", a déclaré le porte-parole de Boris Johnson

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Joe Biden remporte le Wisconsin

Joe Biden a remporté mercredi l'Etat crucial du Wisconsin, un revers majeur pour le président Donald Trump qui avait remporté cet Etat face à Hillary Clinton en 2016, selon la chaîne CNN et le New York Times, citant l'agence de presse américaine Associated Press (AP).

Cet Etat frontalier du nord des Etats-Unis apporte 10 grands électeurs supplémentaires à M. Biden, ce qui porte son total à 248 contre 213 pour Donald Trump. Les résultats de six Etats, dont la Pennsylvanie, le Michigan, la Géorgie et la Caroline du Nord, sont encore attendus.

Trump a saisi la justice pour suspendre le dépouillement des votes dans le Michigan

L'équipe de campagne de Donald Trump a annoncé avoir saisi la justice mercredi pour suspendre le dépouillement dans l'Etat-clé du Michigan, où le président est devancé d'une courte tête par Joe Biden selon des résultats partiels.

Son directeur de campagne Bill Stepien a assuré dans un communiqué que ses équipes n'avaient "pas eu accès à plusieurs sites pour observer le dépouillement et le comptage des bulletins de vote" contrairement à ce que prévoit la loi du Michigan.

"Nous avons déposé plainte aujourd'hui" devant un tribunal de l'Etat pour obtenir la suspension de ces opérations en attendant que cet accès soit restauré". L'équipe a ajouté avoir exigé "un réexamen" des bulletins déjà recensés, a-t-il ajouté.

La poste américaine fouille pour retrouver des bulletins de vote non ramassés

Le service postal américain USPS a fouillé les bureaux de poste d'une douzaine d'Etats afin de retrouver des bulletins de vote par correspondance qui n'auraient pas été ramassés. Ces bulletins ont ensuite été remis aux différents responsables des opérations de vote pour procéder au dépouillement.

Un juge de Washington avait ordonné à l'USPS de fouiller les bureaux après que le service postal a annoncé mardi matin qu'un peu plus de 300.500 bulletins dans tout le pays avaient été enregistrés à leur arrivée au centre de tri électoral mais n'avaient par la suite pas été scannés pour être dépouillés.

Un tribunal a ordonné à l'USPS de retracer ces bulletins après que plusieurs organisations de défense des droits civiques ont déposé plainte.

Les bulletins se trouvaient principalement dans des villes qui votent traditionnellement pour le camp démocrate comme Detroit, Philadelphie et Atlanta.

Trump va demander un recomptage des votes dans le Wisconsin (directeur de campagne)

Donald Trump va demander un recomptage des votes dans l'Etat du Wisconsin, où son rival Joe Biden semble disposer d'une courte avance selon des résultats partiels, a annoncé mercredi son directeur de campagne.

"Des irrégularités ont été rapportées dans plusieurs comtés du Wisconsin qui font peser de sérieux doutes sur la validité des résultats", a écrit Bill Stepien dans un communiqué. "Le président est dans la marge qui permet de demander un recomptage et nous allons le faire immédiatement", a-t-il ajouté.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Le chemin de la présidence pour Joe Biden

Le scénario le plus évident, ce mercredi en fin de journée, est le suivant: il "suffirait" à Joe Biden, qui comptabilise déjà 238 grands électeurs,de remporter deux Etats clés - le Michigan (16 grands électeurs) et le Wisconsin (10 grands électeurs) - où il est en tête, en plus du Nevada (6 grands électeurs) pour atteindre le seuil des 270 grands électeurs afin de devenir président. L'annonce, dans ce cas, ne pourrait sans doute pas intervenir ce mercredi soir car le résultat officiel du Nevada ne sera connu que jeudi, le dépouillement ne reprenant qu'à 9h (heure locale). La Pennsylvanie, dans ce cas, ne serait pas indispensable, mais constitue un réservoir, pour autant qu'elle bascule dans le camp démocrate. Résultat vendredi. Tout cela, bien sûr, sans compter d'éventuels recours.

Lire: Comment Joe Biden peut devenir président

Le Michigan a établi un nouveau record de participation électorale

Élections américaines: le point sur la situation dans six Etats-clés

Muriel Lefevre
par Muriel Lefevre

Pourquoi Trump a déjà annoncé sa victoire

Donald Trump dit qu'il a gagné l'élection. Il exige que l'on arrête le comptage de plusieurs centaines de milliers de votes par correspondance dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. En faisant cela, il fait exactement ce que certains, qu'on avait un peu vite traités de pessimistes, avaient prédit. Loin d'être lunatique, il a au contraire une très bonne raison de le faire. Explications à lire en cliquant ici.

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Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Donald Trump s'étonne du sursaut démocrate

Le président américain Donald Trump s'étonne du réveil démocrate dans un tweet. "La nuit passée, je menais, souvent solidement, dans de nombreux Etats clés, souvent contrôlés par les démocrates, écrit-il. Ensuite, une par une, ces avances ont disparu de façon magique" alors que les voix étaient comptées, suite à l'apparition de "bulletins surprise" (selon lui). "Très étrange", ajoute-t-il en majuscules. Ce message laisse augurer de recours ou de tensions en cas de défaite du président sortant.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Joe Biden peut encore l'emporter

Tous les écarts se resserrent en faveur de Joe Biden, il a refait son retard dans le Wisconin et devrait l'emporter, il a fait son retard également dans le Michigan où il pourrait l'emporter et le décompte du 1,4 million de voix en Pennsylvanie se fait à un rythme qui lui donne aussi la possibilité de l'emporter. Dans ce scénario improbable, ce sont les "ouvriers blancs" de la "ceinture de rouille" qui pourraient faire pencher l'élection dans le camp démocrate.

Lire notre analyse: "Pourquoi Joe Biden pourrait finalement l'emporter"

Ce que pensent les journaux américains

Alors que le suspense reste entier et que les Etats-Unis ne connaissent pas encore leur prochain président, les quotidiens américains pointent une Amérique divisée et se demandent comment faire pour réunir la nation.

Certains, comme le Washington Post apportent une note d'espoir: "Malgré toute la méfiance sans précédent de cette époque - à l'égard du gouvernement, des institutions, des uns et des autres - le vote est un acte intrinsèquement porteur d'espoir, une déclaration selon laquelle les choses peuvent s'améliorer et que le dirigeant du pays compte" pointent Marc Fisher, Lori Roszaand et Hannah Knowles.

> Découvrir les Unes des grands quotidiens américains ainsi que leurs première analyses.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

L'espoir demeure pour Joe Biden

Pour que le candidat démocrate Joe Bien remporte l'élection, il doit gagner les Etats clés du Wisconsin, du Michigan et de la Pennsylvanie, en plus de l'Arizona. Les écarts se resserrent avec le décompte des votes par correspondance: Biden est passé en tête dans le Wisconsin, l'avance de Trump fond dans le Michigan (il n'y a plus que 20 000 voix d'écart) et le New York Times souligne que le décompte des votes anticipés en Pennsylvanie est fortement favorable à Biden, au point qu'il pourrait résorber son retard. La tâche reste immense... sans compter l'appel controversé de Donald Trump à arrêter le décompte, via la Cour suprême.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Le souvenir du match Bush - Gore en 2000

Le scénario d'une élection très serrée, d'Etats clés tardant à livrer leur verdict, de possibles recours en justice ou de demandes de recompter des bulletins fait songer au précédent de l'an 2000. Le 7 novembre de cette année-là, aucun candidat n'avait été déclaré vainqueur: le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore étaient au coude-à-coude. Un scénario "hollywoodien" dû à un Etat pivot, la Floride, finalement remporté par Bush, mais avec un résultat si serré que la loi impose que l'on recompte les votes. Les démocrates réclament ensuite de nouveaux recomptes dans certains comtés. Trente-six jours seront nécessaires avant que le vainqueur ne soit définitivement connu: le républicain George W. Bush.

Olivier Mouton
par Olivier Mouton

Bernie Sanders avait prédit ce scénario

Dans une interview accordée avant le scrutin, l'ancien candidat démocrate Bernie Sanders avait prédit le scénario qui se joue pour l'instant. Il clamait son inquiétude. "Dans des Etats comme la Pennsylvanie, le Michigan ou le Wisconsin, disait-il, ils recevront un nombre importants de votes par correspondance et, pour de mauvaises raisons, ils ne pourront pas les compter toute de suite, contrairement à d'autres Etats comme la Floride ou le Vermont." Or, les démocrates votent davantage par correspondance et l'illusion d'une victoire de Donald Trump serit donnée. Il se pourrait qu'à dix heures le soir de l'élection, Trump apparaisse à la télévision pour proclamer la victoire, ajoutait-il, et que les jours suivants, il apparaisse finalement que Joe Biden remporte ces Etats clés avec le décompte de tous les votes. Le risque étant que Donald Trump dénonce une "fraude" et ne veuille pas quitter la Maison-Blanche, soulignait Bernie Sanders.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Le Wisconsin plus disputé que jamais

Parmi les Etats dont les résultats sont encore attendus, il y a le Wisconsin et ses 10 grands électeurs.

Les deux candidats y sont pour l'instant (89% du dépouillement) au coude-à-coude: 49,3% pour Biden, 49% pour Trump. C'est le comté de Milwaukee, dépouillé à 90%, qui a changé - provisoirement - la donne. Les deux hommes sont pour le moment séparés d'environ 10.000 voix.

> On vous résume les enjeux des Etats qui sont encore attendus. Michigan, Wisconsin, Pennsylvanie: ces Etats à garder à l'oeil, mais pour combien de temps?

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

L'Allemagne s'inquiète d'une "situation très explosive"

L'Allemagne s'inquiète d'une "situation très explosive" aux Etats-Unis, où Donald Trump s'est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle avant même la fin du décompte des voix. Le résultat de "cette élection n'est pas encore décidé (...) les votes sont encore en cours de dépouillement", a observé sur ZDF Annegret Kramp-Karrenbauer.

> Lire l'article

La ministre conservatrice a mis en garde contre "une crise constitutionnelle" dans le pays. "C'est quelque chose qui doit tous nous préoccuper", a ajouté la ministre de la Défense du gouvernement d'Angela Merkel. La ministre a ajouté que les relations entre Berlin et Washington avaient été "mises à rude épreuve au cours des quatre dernières années", sous la présidence de M. Trump. "Cette amitié est plus que la simple question de l'administration actuelle à la Maison Blanche", veut-elle croire.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Sondages, électorat, division: les quatre leçons à retenir du scrutin

On avait annoncé une victoire démocrate, qui pouvait même être confortable. Mais quelques heures après la clôture des bureaux de vote et sans connaître encore les résultats des votes par correspondance, que l'on pense plutôt favorables aux démocrates, on voit plutôt se dessiner une issue serrée. Avec à la clé une possible réélection de Donald Trump, qui a remporté certains Etats stratégiques, comme la Floride ou le Texas.

> Lire l'analyse : L'Amérique déchirée.... Les quatre leçons à retenir de ce scrutin

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Les démocrates se préparent à la bataille juridique

Les propos de Donald Trump sont "scandaleux" et "sans précédent", a par ailleurs réagi la directrice de campagne de Joe Biden, Jen O'Malley Dillon. Selon elle, l'équipe du démocrate se tient prête à contrattaquer si le président vient à saisir la Cour suprême pour faire arrêter le décompte des bulletins. "Si le président met à exécution sa menace de saisir la justice pour tenter d'empêcher le dépouillement des votes, nous avons des équipes juridiques prêtes à se déployer pour résister à cet effort", ajoute Jen O'Malley Dillon.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Commentaire Le Vif: le scénario le plus propice à des violences

Donald Trump est-il fondé à annoncer avoir gagné ? Les dépouillements ne sont pas terminés. Mais le président sortant, surprenant à nouveau, a l'avantage tandis que Joe Biden veut encore y croire.

Beaucoup d'éléments sont réunis pour électriser les heures et les jours d'après-élection. Avec tous les risques de confrontation si les résultats tardaient à désigner un vainqueur ou si les écarts étaient si serrés qu'ils suscitaient des réclamations.

> Lire le commentaire de Gérald Papy

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par Olivia Lepropre

Biden remporte l'Etat du Maine

Joe Biden remporte l'Etat du Maine, gagné en 2016 par la démocrate Hillary Clinton face à Donald Trump, ce qui lui permet d'accroître son avance face au président sortant, selon la chaîne de télévision Fox et le New York Times.

Les résultats de sept Etats, dont la Pennsylvanie, le Michigan, le Wisconsin, la Géorgie et la Caroline du Nord, sont encore attendus.

> Suivez la progression des résultats, Etat par Etat, via notre carte interactive

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Interview: "L'immense fossé entre les deux Amériques s'est encore creusé"

Il n'y a pas eu de "vague bleue" démocrate et les élections américaines, indécises, vont se jouer dans quelques swing states, où le dépouillement des votes par correspondance prendra du temps. "L'avance de Joe Biden n'a cessé de fondre avec la prise en compte du vote rural, majoritairement républicain", constate Michel Liégeois, professeur de relations internationales à l'UCLouvain.

> Lire son interview : "L'immense fossé entre les deux Amériques s'est encore creusé"

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par Olivia Lepropre

Biden remporte l'Etat-clé de l'Arizona, premier revers pour Trump

Joe Biden remporte l'Etat crucial de l'Arizona, gagné en 2016 par le président sortant Donald Trump face à Hillary Clinton, selon la chaîne Fox et l'agence de presse américaine Associated Press (AP). Fox News avait donné Joe Biden dans cet Etat depuis plusieurs heures, une décision critiquée par l'équipe de campagne du républicain.

L'Arizona, qui vote traditionnellement républicain, apporte 11 grands électeurs supplémentaires Biden, ce qui porte son total à 235, contre 213 à Trump vers 9h. Les résultats de huit Etats, dont la Pennsylvanie, le Michigan, la Géorgie, le Wisconsin et la Caroline du nord, sont encore attendus.

> Suivez la progression des résultats, Etat par Etat, via notre carte interactive

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Fermeture des bureaux de vote, décompte toujours en cours

Les bureaux de votes ont fermé leurs portes aux États-Unis, l'Alaska fermant la marche.

Il reste encore neuf Etat dont le résultat final n'est pas encore connu. Les décomptes sont toujours en cours et les résultats ne devraient pas être connus avant mercredi (heure locale), voire plus tard.

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par Olivia Lepropre

Donald Trump revendique la victoire et veut saisir la Cour Suprême

" Certains tentent de décrédibiliser les électeurs de notre parti. Nous n'allons pas les laisser faire ", a indiqué Donald Trump, qui a remercié sa famille, présente en nombre.

"Nous gagnons partout. Les résultats sont incroyables. Nous sommes prêts pour une grande fête ", a-t-il encore déclaré. " Nous avons remporté haut la main la Floride, le Texas aussi. Nous sommes sur le point de remporter la Géorgie. Nous avons également remporté la Caroline du Nord, même si 5% des bulletins doivent encore être dépouillés ". Il note également que la victoire de Biden en Arizona n'est pas sûre. " Nous gagnons pour l'instant en Pennsylvanie. "

Le président américain sortant Donald Trump a également annoncé qu'il saisira la Cour suprême pour arrêter tout comptage des votes, invoquant des "fraudes contre la nation."

"Ce que dit Trump n'est pas démocratique, faux et prématuré", ont réagi les observateurs sur CNN. De nombreux Etats revendiqués par Trump ne sont en effet pas dépouillés à 100% et les résultats sont trop serrés pour pouvoir avancer le nom du vainqueur.

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par Olivia Lepropre

Reportage Le Vif: en Floride, la Trumpmania n'est pas morte

L'adhésion d'une partie des Hispaniques, en particulier d'origine cubaine, au discours manichéen du président sortant, n'a pas permis à Joe Biden de renverser la tendance observée il y a quatre ans.

> Lire le reportage de notre correspondant aux Etats-Unis : la Trumpania n'est pas morte en Floride

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par Olivia Lepropre

Trump remporte le Texas, bastion républicain disputé

Le Texas est un Etat important dans le décompte final, fort de ses 38 grands électeurs.

Le républicain comptabilise, à l'heure actuelle, 212 grands électeurs, contre 223 pour Joe Biden. Pour rappel, le premier qui s'adjugera le nombre magique de 270 grands électeurs (sur 538) remportera l'élection présidentielle américaine.

> Suivez la progression des résultats, Etat par Etat, via notre carte interactive

Les résultats de neuf Etats, dont la Pennsylvanie, le Michigan, le Wisconsin et la Caroline du Nord, ne sont pas encore connus.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Donald Trump : "Ils essaient de voler l'élection"

Alors que Joe Biden vient de s'exprimer, Donald Trump a posté un tweet accusant les démocrates de voler l'élection. "On est devant et de loin, mais ils essaient de voler l'élection. Jamais nous ne les laisserons faire. Les bulletins ne peuvent pas être déposés après la fermeture du scrutin."

Twitter a mis en garde ses utilisateurs contre ce message. "Une partie ou la totalité du contenu partagé dans ce Tweet est contestée et susceptible d'être trompeuse quant au mode de participation à une élection ou à un autre processus civique", a écrit le réseau social sur le tweet du président, rapidement après sa publication.

Donald Trump prédit une "grande victoire" pour son camp et va également bientôt s'exprimer.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

"Nous sommes en bonne voie": Joe Biden s'exprime

" Nous sommes en bonne voie pour remporter ces élections ", a déclaré Joe Biden vers 6h45, dans un discours prudent. Les votes anticipés et par correspondance demandent en effet de la patience. Le décompte peut prendre du temps. " Nous sommes confiants pour l'Arizona, ce serait un tournant", a-t-il notamment indiqué.

" Il faudra du temps avant de décompter les bulletins en Pennsylvanie ", précise-t-il encore, alors que le Donald Trump est pour l'instant en tête dans cet Etat.

> En savoir plus sur l'intervention de Joe Biden sur les premiers résultats

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

La Floride, Etat crucial, remportée par Trump

L'actuel président gagne la Floride, selon CNN et Associated Press. Une victoire importante compte tenu du nombre de grands électeurs: 29.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Le Minnesota et Hawaï pour Biden

Selon Associated Press, Joe Biden remporte le Minnesota et ses 10 grands électeurs. Les démocrates gardent donc cet État gagné de justesse par Hillary Clinton il y a quatre ans.

Il remporte également l'Etat d'Hawaï.

Le candidat démocrate va par ailleurs s'exprimer sur le coup de 6h30.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Trump remporte l'Ohio, un des Etats très disputés

Le président sortant remporte l'Ohio, un des Etats très disputés et qui était susceptible de basculer dans le camp des démocrates, selon Fox et NBC.

La chaîne Fox News donne également vainqueur Trump au Texas et en Floride, deux Etats incontournables pour sa réélection.

> Suivez la progression des résultats, Etat par Etat, en direct via notre carte interactive

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

La Team Biden y croit: "Nous allons gagner"

"We're going to win", vient de tweeter Rufus Gifford, Deputy Campaign Manager de Joe Biden.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Un partout dans la bataille pour le contrôle du Sénat

Les démocrates ont pris dans le Colorado un premier siège de sénateur aux républicains, qui ont toutefois regagné peu après un autre siège dans l'Alabama, précieux dans leur bataille pour garder la majorité conservatrice au Sénat.

En parallèle, les démocrates américains ont conservé et même renforcé leur majorité à la Chambre des représentants. Les républicains contrôlent actuellement le Sénat avec 53 sièges sur 100. Trente-cinq sièges sont en jeu mardi. Le contrôle de la chambre haute du Congrès américain est l'un des enjeux cruciaux du scrutin.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

L'Arizona sur le point de basculer ?

Selon Fox News, Joe Biden remporterait l'Arizona. Cela pourrait être le premier basculement significatif de la nuit électorale.

Il représente 11 grands électeurs. Ce serait le premier état à changer de camp par rapport à l'élection de 2016.

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Pas la vague démocrate espérée par le camp Biden

Les Américains se préparent à une longue nuit, voire de longues journées, à l'issue d'une campagne particulièrement agressive. Seule certitude: la vague démocrate, espérée par certains dans le camp Biden qui se prenaient à rêver de victoires historiques en Caroline du Nord, en Géorgie ou encore au Texas, n'aura pas lieu.

A défaut de percée dans le Sud, le chemin de Joe Biden vers la Maison Blanche passe désormais par le Nord industriel du pays. L'objectif affiché est de reprendre trois Etats, arrachés sur le fil par Donald Trump en 2016: Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie.

Lire l'article: La vague démocrate n'a pas lieu

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Pas de résultats définitifs ce matin ?

L'annonce définitive des résultats devrait prendre plus longtemps que lors des précédentes élections. Le Wisconsin, le Michigan, ainsi que l'Etat crucial de la Pennsylvanie, pourraient ne pas annoncer de vainqueur tout de suite.

> Élections USA: pourquoi le résultat final ne sera peut-être pas connu directement

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Alexandria Ocasio-Cortez reconduite haut la main à New York

La démocrate new yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez a été reconduite au Congrès remportant les élections face au républicain John Cummings, selon les projections du New York Times et de CNN. Femme la plus jeune élue au congrès américain en 2018, elle est considérée comme une étoile montante dans la politique américaine.

Alexandria Ocasio-Cortez est une figure de l'aile gauche du parti démocrate et est une farouche opposante au président républicain Donald Trump. Le New York Times relève qu'elle a été réélue en dépit de la campagne des plus onéreuses au niveau de la chambre des représentants, de plus de 10 millions de dollars, menée par son opposant John Cummings.

> Le fabuleux destin de Mme Ocasio-Cortez, la plus jeune élue de l'Histoire du Congrès américain

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Sans surprise, la Californie (55 grands électeurs) pour Biden

L'ancien vice-président Joe Biden remporte la Californie, l'Oregon et l'Etat de Washington, trois bastions démocrates de l'Ouest, selon les chaînes CNN et Fox.

Ces trois victoires lui apportent 74 grands électeurs supplémentaires, ce qui lui en faisait 209 vers 5h, contre 115 au président sortant Donald Trump. Il en faut 270 pour remporter l'élection présidentielle.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Trump remporte 3 nouveaux Etats

Donald Trump remporte trois nouveaux Etats: le Missouri, Nebraska et l'Utah qui pourraient lui apporter jusqu'à 21 nouveaux grands électeurs, selon CNN, Fox News, NBC et le New York Times.

Au total, à 4h40, le républicain cumulait entre 115 et 116 grands électeurs, un des 5 grands électeurs du Nebraska pouvant être en faveur du démocrate Joe Biden, selon le comptage local. Le candidat démocrate a remporté de son côté 135 grands électeurs. Il en faut 270 pour remporter l'élection. Pour l'heure, aucun des Etats remportés en 2016 n'a basculé vers le parti adverse.

Vincent genot
par Vincent genot

Présence policière aux abords de la Trump Tower à New York

Un présence policière notable a été déployée aux abords de la Trump Tower, bâtiment iconique construit par le président américain sortant Donald Trump, mardi soir, en fin de journée de scrutin présidentiel aux USA, rapporte la chaine d'information conservatrice Fox News.

Plusieurs véhicules et bus de police étaient disposés dans les rues aux abords du bâtiment qui fait office de résidence pour Donald Trump, son épouse Melania et son fils Baron, à Manhattan.

Lors d'une conférence de presse mardi, le chef de la police new-yorkaise a assuré que ses agents seraient prêts à répondre à tout incident mais qu'il n'y avait pas de menace crédible.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Les démocrates gardent le contrôle de la Chambre des représentants

Les démocrates américains ont conservé et même renforcé leur majorité à la Chambre des représentants, ont annoncé les chaînes Fox News et ABC.

Les démocrates vont gagner entre quatre et cinq sièges supplémentaires, selon les deux chaînes. Ils détiennent actuellement 232 des 435 sièges. Les républicains contrôlent le Sénat.

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Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Biden remporte le New Hampshire et le Nouveau Mexique

Joe Biden a remporté l'Etat du Nouveau-Mexique, d'après le New York Times et la chaîne de télévision NBC. Cette victoire lui apporte cinq grands électeurs supplémentaires. L'ancien vice-président Joe Biden remporte également l'Etat du New Hampshire, qui avait voté pour la démocrate Hillary Clinton en 2016, selon les chaînes de télévision NBC et CBS. Cette victoire lui apporte quatre grands électeurs supplémentaires.

Aucun des deux candidats n'a pour l'heure essuyé un revers dans les Etats remportés par les républicains et les démocrates en 2016. Les résultats des Etats-clés, comme la Floride, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord ou l'Arizona, qui pourraient faire basculer l'élection, sont toujours attendus.

> Carte interactive: suivez tous les résultats en direct

Olivia Lepropre
par Olivia Lepropre

Le Texas pour Trump ?

Donald Trump reste le vainqueur le plus probable, mais de récents sondages montraient que Joe Biden étaient suffisamment proche pour potentiellement provoquer un revirement.

Selon le New York Times, c'est l'actuel président qui est en tête, avec 51%, contre 47,6 pour son rival (79% des résultats). C'est un Etat important cas il compte 38 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour être élu. Les résultats finaux ne sont pas encore connus.

Vincent genot
par Vincent genot

Aucun des deux candidats n'a pour l'heure essuyé un revers

Le président américain sortant Donald Trump a remporté sans surprise mardi soir le Kansas, soit un 14e Etat, selon Fox News et le New York Times.

Avec ce nouvel Etat, le républicain gagne 6 nouveaux grands électeurs. Et au total, il en avait engrangé 95, contre 126 pour son rival démocrate Joe Biden. Il en faut 270 pour remporter l'élection présidentielle.

Aucun des deux candidats n'a pour l'heure essuyé un revers dans les Etats remportés par les républicains et les démocrates en 2016.

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Vincent genot
par Vincent genot

La Floride penche vers Trump, le Texas est en balance

Donald Trump semblait mardi soir en mesure de remporter la Floride face à Joe Biden, un Etat-clé dans le duel qui s'annonce très serré entre deux candidats aux antipodes dans un pays traversé par des crises sanitaire, économique et sociale d'une ampleur historique.

L'équipe de campagne du président républicain a revendiqué la victoire dans le "Sunshine State", avant que les médias américains ne tranchent cette course qui tenait l'Amérique et le monde en haleine.

S'il remportait cet Etat-clé par excellence, qui avait contribué à sa victoire surprise il y a quatre ans, Donald Trump garderait intactes ses chances de décrocher un second mandat.

Mais la route resterait longue: il devra encore gagner la plupart des Etats disputés qui avaient voté pour lui de justesse en 2016 mais où il était, cette fois, en retard dans les intentions de vote derrière Joe Biden.

Selon les estimations du New York Times, le milliardaire était aussi en bonne posture pour conserver la Caroline du Nord et la Géorgie.

A défaut de percée dans le Sud, son rival démocrate, favori des sondages, doit lui miser sur une victoire dans le Nord industriel. En milieu de soirée, il pouvait toujours espérer engranger de précieux grands électeurs dans l'Ohio, en attendant les résultats de la Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin.

Sans surprise, les deux candidats septuagénaires ont engrangé une série d'Etats qui leur étaient promis. L'Indiana, le Kentucky, l'Alabama, l'Arkansas et le Tennessee, entre autres, pour Donald Trump. L'Illinois, la Virginie, New York, le Colorado, le Delaware ainsi que la capitale fédérale Washington pour Joe Biden.

Le pays, à cran sous l'effet conjugué de la pandémie et d'une campagne particulièrement agressive, se préparait à une longue nuit.

Ton mesuré de Trump

Dans un tweet envoyé en début de soirée depuis la Maison Blanche, Donald Trump a affiché sa confiance, affirmant que les choses se présentaient "très bien" pour lui à travers le pays.

Vincent genot
par Vincent genot

Une femme du Delaware deviendra la première sénatrice transgenre des États-Unis

Sarah McBride devrait, selon les projections, gagner sa course au poste de sénateur dans l'Etat du Delaware, devenant ainsi la première personne transgenre à obtenir un siège au Sénat américain.

Mme McBride, démocrate, a recueilli plus de 90% des voix, soit 7.902 bulletins de vote, selon le New York Times, qui prévoit sa victoire. Sarah McBride a déjà fait campagne pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels et queers (LGBTQ) dans le Delaware et a travaillé à la Maison Blanche en tant que stagiaire sous la présidence de Barack Obama.

Vincent genot
par Vincent genot

Victoire de Joe Biden à New York, Etat fort de 29 grands électeurs

Le candidat démocrate Joe Biden a remporté les Etats de New York et du Nouveau Mexique, selon des nouvelles projections des médias américains, dont Associated Press mardi soir.

En remportant l'Etat de New York (nord est), Joe Biden peut compter sur 29 grands électeurs, dont l'ancienne Secrétaire d'Etat et First Lady, Hillary Clinton. Le Nouveau Mexique (sud ouest) lui apporte cinq grands électeurs.

Vincent genot
par Vincent genot

Le point sur les Etats déjà remportés par Trump et Biden

Voici les Etats déjà remportés par les deux candidats à la présidentielle américaine, le sortant républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden, selon les projections des grands médias américains.

Entre parenthèses, figure le nombre de grands électeurs par Etat. Pour l'emporter, un candidat doit en engranger 270.

TRUMP (63)

Alabama (9)Arkansas (6)Indiana (11)Kentucky (8)Mississippi (6)Oklahoma (7)Tennessee (11)Virginie occidentale (5)

BIDEN (88)

Connecticut (7)Delaware (3)Washington D.C (3)Illinois (20)Maryland (10)Massachusetts (11)New Jersey (14)Rhode Island (4)Vermont (3)Virginie (13)

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L'équipe de campagne de Trump revendique la victoire en Floride

L'équipe de campagne du président américain sortant Donald Trump revendicte la victoire dans l'Etat-clé de Floride, capital pour sa réélection, alors que les médias américains n'ont toujours pas tranché.

Selon les estimations du New York Times à 21h00 locales (02h00 GMT mercredi) et au moment où 91% des votes ont été comptabilisés en Floride, Donald Trump est crédité de 50,6% des voix, contre 48,4 pour son adversaire démocrate Joe Biden. Le président aurait ainsi 95% de chances de l'emporter dans cet Etat.

Le milliardaire républicain ne peut pratiquement pas se permettre de perdre la Floride et ses 29 grands électeurs pour rester à la Maison Blanche.

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Le chef républicain du Sénat américain Mitch McConnell réélu

Le chef de la majorité républicaine au Sénat américain et allié de Donald Trump Mitch McConnell a été réélu mardi dans son Etat du Kentucky, selon la chaîne de télévision Fox News et le New York Times.

Ce conservateur âgé de 78 ans a battu une candidate démocrate et ex-pilote de chasse, Amy McGrath.

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Dix états-clés

Les élections américaines se jouent généralement dans dix états: Arizona, Caroline du Nord, Floride, Georgie, Michigan, Minnesota, Ohio, Pennsylvanie, Texas, Wisconsin.

The New York Times propose une série de baromètres pour suivre l'évolution des résultats dans ces états importants.

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par Vincent genot

Les premiers résultats tombent

Selon les médias américains, le président républicain sortant est donné vainqueur dans l'Indiana, le Kentucky, la Virginie occidentale, le Mississippi, l'Arkansas et l'Alabama tandis que le candidat démocrate va gagner le Vermont, la Virginie, l'Illinois, le Connecticut, le New Jersey, le Tennessee; le Massachusetts, le Maryland, le Delaware, Washington D.C. et Rhode Island.

Ces résultats ne constituent pas une surprise mais l'Amérique retient son souffle en suivant le dépouillement des premiers Etats-clés où les bureaux de vote ont fermé, Géorgie en tête, comme la Caroline du Nord et l'Ohio.

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Trump: les Américains sont "en droit de connaître le vainqueur" le jour de l'élection

Les Américains sont "en droit de connaître le vainqueur" le jour de l'élection, a lancé mardi Donald Trump, lors d'une visite dans un QG de campagne du parti républicain en banlieue de Washington.

"Nous sommes en droit de connaître le vainqueur le 3 novembre", a insisté le président républicain, qui s'exprimait à Arlington en Virginie. Le recours accru des électeurs américains au vote par correspondance pourrait retarder le dépouillement des bulletins, donc l'annonce des résultats.

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Barack Obama: "En ce jour d'élection, tout est en jeu"

Donald Trump: L'année prochaine sera la plus grande année économique de l'histoire américaine !

Le Colorado dépasse son taux de participation totale aux élections de 2016.

Au jour de l'élection, Joe Biden signe le mur de sa maison d'enfance

Joe Biden aime à rappeler qu'il a grandi dans la ville industrielle de Scranton. A l'heure du scrutin présidentiel américain mardi, le candidat démocrate est retourné dans sa maison d'enfance pour y écrire un message sur l'un de ses murs, dans l'espoir qu'il lui porte chance.

"De cette maison, à la Maison Blanche, par la grâce de Dieu", a-t-il rédigé au stylo noir sur un mur du salon, signant de son nom et ajoutant la date du jour, gravée dans la tête de tous les Américains depuis des mois.

La photographie de l'inscription a été publiée par l'un des journalistes qui le suivait mardi à travers la Pennsylvanie, l'un des Etats pivots susceptibles de faire basculer l'élection.

La scène rappelait un moment similaire en 2008: alors candidat à la présidence pour sa deuxième tentative, Joe Biden avait cette fois signé le mur d'une chambre de cette même maison. Sa campagne l'avait à l'époque mené à être choisi par Barack Obama pour devenir son vice-président, durant huit années.

Retourner à ses racines est devenu une tradition pour cet ancien sénateur de l'Etat voisin du Delaware, où il avait déménagé à l'âge de 10 ans.

"Nous allons à la maison", avait lancé Joe Biden, 77 ans, aux journalistes avant d'atterrir à Scranton, pour l'une des dernières étapes d'une campagne de 18 mois.

L'occupante de la maison, Anne Kearns, n'a pas semblé contrariée. "Je vous regarde tout le temps" à la télévision, a-t-elle dit au candidat lors d'un bref échange, avant de l'inviter à entrer. "Je suis si fière de vous."

Après des mois de campagne en sourdine à cause de la pandémie de coronavirus, qui a privé les candidats des habituelles poignées de mains et séances de selfies, Joe Biden a pu goûter à un moment d'exhalation.

Plus de 100 personnes, partisans et spectateurs, presque tous portant des masques, s'étaient rassemblés près de cette maison aux volets noirs.

"Il est là! Oh mon dieu!", s'est exclamé Mardan Daurilas, 19 ans. "C'est mon futur président!"

Joe Biden, qui a fait quelques autres arrêts dans la ville, dont chez la mère de l'actuel sénateur de l'Etat et au bureau d'un syndicat local, est ensuite parti pour la grande ville de Philadelphie.

Kamala Harris: "Un jour, nos enfants et petits-enfants vont nous regarder dans les yeux et nous demander ce que nous avons fait à ce moment-là"

Elizabeth Warren: "c'est un impératif moral de voter pour Joe Biden et Kamala Harris"

"Le décompte des voix n'est jamais terminé le jour du scrutin"

"Le décompte des voix n'est jamais terminé le jour du scrutin et si nous arrêtons de compter les bulletins le jour du scrutin, nous priverons de leur droit de vote tous les hommes et les femmes qui servent notre pays, tous les électeurs militaires et civils à l'étranger", tweete Kyle Griffin, le Secrétaire d'état de Pennsylvanie.

Le ministre de la Sécurité intérieure appelle à la patience

Le ministre américain à la Sécurité intérieure a appelé mardi les électeurs à attendre patiemment le résultat des élections, face à un dépouillement qui pourrait être plus long qu'à l'accoutumée et aux spéculations sur une annonce de victoire anticipée de Donald Trump.

"Il faudra que les électeurs soient patients en attendant les résultats des élections cette année", a déclaré Chad Wolf au cours d'une conférence de presse. "Il est important de reconnaître que ce processus pourra prendre du temps".

Donald Trump a semblé mardi vouloir tempérer les inquiétudes selon lesquelles il pourrait revendiquer la victoire avant l'annonce de résultats officiels dans les Etats.

Interrogé par la chaîne Fox News sur le moment où il se déclarerait gagnant, il a répondu: "seulement lorsque nous aurons une victoire. Il n'y a aucune raison de tirer des plans sur la comète".

Plusieurs Etats américains ont déjà fait savoir que dépouiller le volume massif des bulletins par correspondance reçus cette année pourrait prendre un ou plusieurs jours de plus qu'en temps normal.

Les Américains ont eu un recours accru au vote par courrier ou par anticipation cette année afin d'éviter les risques liés à la pandémie de Covid-19. Plus de 100 millions d'entre eux avaient voté avant mardi, jour de l'élection, selon un comptage de l'Université de Floride.

M. Wolf a par ailleurs assuré que le système électoral américain était "résistant" malgré les tentatives de cyberattaques menées par plusieurs pays comme l'Iran et la Russie.

"Nous n'avons aucune indication qu'un acteur étranger ait réussi à compromettre ou affecter les votes de ce scrutin", a-t-il déclaré. "Mais nous restons en alerte".

De son côté, le responsable de la cybersécurité des élections, Chris Krebs, a assuré que les résultats du scrutin, qui ne commenceront à être connus qu'à partir de mardi soir, seront fiables.

Mais il a prévenu que certains pourraient encore tenter de perturber le déroulement du scrutin ou de mener des attaques informatiques contre les machines électroniques utilisées pour voter, les bases de données ou les systèmes de transmission des résultats.

"Il pourrait y avoir d'autres évènements, d'autres activités ou d'autres efforts pour interférer dans les élections et saper la confiance dans les élections", a indiqué M. Krebs. "J'appelle donc tous les Américains à faire preuve de patience et à prendre toutes les affirmations sensationnelles et non confirmées avec scepticisme". (AFP)

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Joe Biden retourne sur les lieux de son enfance en compagnie de deux de ses petites-filles

Melania Trump vote sans masque en Floride

Melania Trump a voté mardi dans un bureau de vote de Palm Beach en Floride. La First Lady, 50 ans, ne portait toutefois pas de masque en dépit de l'épidémie de coronavirus. Son époux, le président Donald Trump, avait déjà fait de même voici une semaine et demie. Melania Trump avait alors expliqué qu'elle souhaitait voter le jour des élections. La résidence officielle des époux Trump se trouve dans leur complexe hôtelier de luxe de Mar-a-Lago à Palm Beach. (Belga)

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Bill et Hillary Clinton ont voté

Melania Trump, à Palm Beach

Alors que son mari, Donald Trump, a déjà voté, Melania Trump est sortie du bureau de vote à Palm Beach (Floride) en disant : "C'est le jour des élections, donc je voulais venir ici pour voter aujourd'hui pour l'élection". Elle a dit qu'elle se sentait "bien".

Biden devant sa maison d'enfance

Joe Biden s'est rendu devant sa maison d'enfance ce mardi à Scranton, Pennsylvanie. La où tout a commencé il y aura bientôt 78 ans.

"Le gosse de Scranton" est l'un des slogans utilisés par l'équipe de campagne de Joe Biden. Le candidat démocrate a quitté la ville industrielle et minière de Pennsylvanie, son lieu de naissance, à l'âge de 10 ans, mais il s'est toujours servi de ce lieu comme d'un argument électoral. Les arrière-grands-parents de Joseph Robinette Biden Jr., dit "Joe", se sont installés à Scranton vers 1850, après la grande famine de la pomme de terre en Irlande. L'ex-vice-président américain met volontiers cet héritage en avant.

> Elections USA: les neufs vies de Joe Biden

A Saint-Louis, dans le Missouri, ceux qui sont positifs au covid ont pu voter en bordure de trottoir, la veille des élections.

Trump dit qu'il déclarera la victoire, "quand il y aura victoire"

Lors d'un entretien accordé à la chaîne Fox le jour même de l'élection, Donald Trump a balayé les inquiétudes selon lesquelles il pourrait déclarer victoire avant l'annonce de résultats officiels dans les Etats.

Interrogé sur le moment où il se déclarerait gagnant, il a répondu: "Seulement lorsque nous aurons une victoire. Il n'y a aucune raison de tirer des plans sur la comète".

Floride: près de 9.1 millions de votes

Près de 9.1 millions d'habitants de Floride -- 9,069,761 pour être précis -- ont déjà voté lors du vote anticipé. C'est ce que montrent les chiffres de l'Etat, mis à jour ce mardi matin et rapportés par CNN.

Cela représente près de 95% des 9.6 millions de bulletins de vote remplis lors des élections de 2016.

Les démocrates enregistrés sont en tête d'environ 115 000 voix. Cela représente une augmentation d'environ 7 000 voix depuis lundi. Selon CNN, près de 2 millions de personnes sans affiliation politique ont également voté.

> Élections USA: pourquoi le résultat final ne sera peut-être pas connu directement

Michelle Obama appelle à porter le masque

Michelle Obama demande aux gens de porter leurs masques pour aller voter.

Trump sur Fox News

Donald Trump a commencé sa journée par une interview par téléphone sur la matinale de Fox News. L'actuel président a assuré avoir "une très solide chance de gagner" la présidentielle. Sans surprise, le républicain a vanté son bilan économique et promis des vaccins qui seront " distribués très rapidement " contre la " peste chinoise". Selon lui, il gagnera "au moins 306 votes" de grands électeurs, plus qu'en 2006 et plus que les 270 nécessaires pour garder la Maison Blanche.

"Créer la surprise"

Il a estimé que "les foules incroyables" présentes à ses meetings allaient "se traduire" par des votes en sa faveur et créer la surprise comme en 2016.

"On va gagner très largement au Texas, en Floride, en Arizona. Je pense que les résultats seront très bons pour nous en Caroline du Nord", a-t-il encore prédit, en référence à plusieurs Etats où les résultats pourraient être serrés. Les résultats "seront bons en Pennsylvanie", a-t-il ajouté, un peu plus prudent.

Joe Biden sur la tombe de son fils

Alors que les Américains ont commencé à voter ce mardi, Joe Biden s'est rendu dans l'église de Greenville dans le Delaware. Après avoir assisté à la messe, il s'est recueilli sur la tombe de son fils, Beau Biden.

Beau Biden aura été un fantôme omniprésent pendant la campagne pour l'élection présidentielle du 3 novembre. En janvier, lors d'un talk-show, son père a lâché, en retenant ses larmes: "Beau devrait être celui qui se présente à la présidence, pas moi. Tous les matins, je me lève et je me demande: ''Est-il fier de moi?''".

A lire sur le sujet > Tragédies familiales et échecs politiques: la saga Joe Biden

Le candidat démocrate se rendra ensuite à Scranton, sa ville natale et à Philadelphie en Pennsylvanie.

Obama à Miami

Barack Obama était à Miami ce lundi soir. Son but: augmenter le taux de participation des électeurs démocrates, en ciblant son message sur ceux qui avaient voté en 2008 et 2012, mais étaient restés chez eux lorsque Donald Trump avait remporté l'État de Floride quatre ans plus tard.

"Vote"

"La raison pour laquelle je suis de retour ici, en Floride du Sud, est que certains d'entre vous n'ont pas encore voté", a déclaré M. Obama. "Ce n'est pas parce que vous pensez que le gars en place fait du bon travail que votre vote fera une différence, mais parce que vous êtes sceptiques." Barack Obama a mis en garde les électeurs du comté de Miami-Dade, l'endroit de l'État le plus touché par le Covid-19, à propos d'un autre mandat de Donald Trump pendant la pandémie. "L'Amérique vient de connaître sa pire semaine en terme de nouveaux cas. Leur conclusion concernant le Covid est que vous n'avez encore rien vu."

Premiers électeurs aux bureaux de vote

Dans différents Etats les électeurs ont commencé à voter

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La participation s'annonce élevée

La participation s'annonce historiquement élevée. Plus de 97 millions d'électeurs ont déjà voté par anticipation avant mardi -- par courrier ou en personne --, soit plus de 70% du nombre d'électeurs total de 2016.

Retarder l'annonce?

L'accumulation record de votes par courrier, qui dans certains Etats pourront affluer jusqu'à plusieurs jours après mardi, risque aussi de compliquer le dépouillement, voire retarder l'annonce d'un vainqueur si le résultat est serré. "Dès que l'élection sera terminée, nos avocats seront prêts", a prévenu Donald Trump, qui, fait inédit pour un président sortant, a obstinément refusé de s'engager à accepter l'issue du vote.

Pour l'emporter, un candidat n'a pas besoin d'être majoritaire en voix au niveau national: il doit gagner la majorité d'au moins 270 des 538 grands électeurs attribués au niveau des Etats.

> Comprendre le système des grands électeurs dans notre dictionnaire des élections

Le Vif en première ligne

On y est. Ce mardi, les Américains votent pour élire leur futur président. Suivez les élections américaines depuis le premier rang: voici ce que Le Vif vous propose aujourd'hui, cette nuit et demain pour suivre les élections au mieux.

> Comment suivre les résultats des élections américaines sur Le Vif

Les premiers bureau de vote ouvrent

Les bureaux de vote ont ouvert mardi à New York à 06h, midi heure belge, pour le scrutin présidentiel américain. Certains bureaux de vote ont également ouvert leurs portes en Caroline du Nord, dans le New Jersey, le Connecticut, le Maine et la Virginie. En Pennsylvanie, ils ont ouvert une heure plus tard.

Six fuseaux horaires

Les bureaux de vote ouvriront dans les prochaines heures dans tout le pays, dans les six fuseaux horaires. Les premiers bureaux de vote fermeront sur la côte est à partir de 19 heures, il sera 1 heure du matin mercredi chez nous.

Avant même le jour du scrutin, près de 100 millions d'électeurs avaient déjà voté par anticipation, un record, soit en personne soit par correspondance.

Plusieurs villes se barricadent par crainte d'émeutes

Image de la crainte palpable des commerces sur des possibles dérapages après le scrutin: les cafés Starbucks, les sandwicheries Subway ou encore les drugstores CVS de la capitale Washington se sont calfeutrés derrière des planches de contreplaqué comme pour se protéger d'un ouragan. Les devantures du quartier commercial de San Francisco sont placardées elles aussi à 75%, selon le journal local San Francisco Chronicle.

A lire aussi > Et si Trump refusait de démissionner ?

Contreplaqué en devanture

Même chose à New York, où les panneaux de contreplaqué protègent les enseignes de luxe comme Fendi, Montblanc, Céline, Hermes, Chanel ou encore Saks. "Même si on a l'intention de rester ouvert quand cela est possible, par mesure de précaution, les vitrines de certains magasins seront placardées en prévision de potentielles agitations liées aux élections", a indiqué un porte-parole du célèbre joailler de luxe Tiffany.

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Trump au Michigan, comme il y a quatre ans

Grand Rapids, ville industrielle du Michigan. C'est l'endroit qu'a choisi Donald Trump pour son dernier meeting de campagne. L'endroit où il avait terminé sa campagne il y a quatre ans. Le 17e meeting des quatre derniers jours.

"Nous allons gagner quatre ans de plus dans cette très belle, belle, belle Maison Blanche. Nous avons écrit une page d'histoire il y a quatre ans, et demain nous allons une nouvelle fois écrire une page d'histoire", a lancé le 45e président américain, devant une marée de casquettes rouges.

Pour mieux comprendre > Elections USA: le trumpisme existe et perdurera

Pour le dernier show Trump, le président n'avait pas prévu de discours spécial. Les grands classiques étaient là: son bilan sur l'économie, sur le pétrole, l'armée, même contre la pandémie.Il a rappelé qu'il y a un mois il était malade du Covid-19, balayant la mésaventure d'un: "Je suis là, non?"

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Les yeux rivés vers la Pennsylavie et la Floride

Les derniers sondages placent Joe Biden confortablement en tête dans plusieurs Etats décisifs remportés par le républicain en 2016, comme le Wisconsin et le Michigan, mais sa marge est un peu plus étroite en Pennsylvanie et les deux candidats sont au coude-à-coude en Floride. Deux Etats à suivre de près lors du scrutin.

Les observateurs répètent leurs appels à la prudence, pointant le scrutin de 2016, lors duquel Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine en battant Hillary Clinton.

Biden en Pennsylvanie pour finir la campagne

Pour son dernier grand meeting de campagne, ce lundi soir, à la vieille des élections, Joe Biden s'est rendu à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Un Etat qu'il n'a pas choisi par hasard. C'est en effet l'un des Etats qui pourrait faire pencher la balance en faveur de Donald Trump.

> Lire le reportage de notre envoyé spécial: la Pennsylvanie, l'Etat qui pourrait faire gagner Trump?

Lors de son meeting, le candidat démocrate a appelé les électeurs à "reprendre" le contrôle de la démocratie. "Il est temps de se relever et de reprendre notre démocratie", a-t-il lancé aux militants rassemblés en mode drive-in, dans leurs voitures, pour cause de pandémie. "Nous menons par le pouvoir de l'exemple, pas seulement par l'exemple du pouvoir", a assuré M. Biden, accusant Donald Trump d'avoir "monté les Américains les uns contre les autres".

Lady Gaga pour le soutenir

Le candidat démocrate a reçu le soutien de la star américaine de la pop Lady Gaga qui a chanté plusieurs de ses tubes. "J'enlève mes gants parce que c'est un combat, un combat pour ce en quoi vous croyez", a-t-elle dit en s'installant, dans un froid glacial.

"Peu importe qui gagne demain, nous devrons faire cela ensemble, demain sera pacifique", a affirmé la chanteuse.

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Une campagne atypique

Quatre ans de plus ou la fin du show Trump à la Maison-Blanche? La campagne présidentielle de 2020 restera dans l'histoire des Etats-Unis comme une des plus atypiques. Pourtant, elle se résumera, malgré l'irruption de la Covid-19 qui a changé tout, à la question que les électeurs se posaient déjà à son entame, soit avant la crise sanitaire mondiale: Donald Trump mérite-t-il de rester président des Etats-Unis?

> Réponse dans notre analyse: Elections USA: Trump, stop ou encore?

> Donald Trump a tenu (presque) toutes ses promesses

Les premiers résultats sont tombés

Les premiers résultats sont tombés ce matin tôt à Dixville Notch, dans l'État du New Hampshire. Les habitants de ce village situé dans les forêts du New Hampshire, près de la frontière avec le Canada votent traditionnement en premier le jour des élections, à minuit donc. Sur les 12 habitants du village, 5 sont allés voter, et Joe Biden a obtenu 100 % de ces votes.

Le village conserve une tradition qui existe depuis 1960 et qui a valu à Dixville Notch le titre de "First in the Nation" (premier du pays).

Ouverture des bureaux de la côte est

Hormis le village de Millsfield, qui a également voté la nuit, la plupart des bureaux de vote de la côte est des États-Unis ouvrent à 6 heures du matin, heure locale (12 heures, heure belge). Un troisième village qui suit la même tradition a annulé le vote nocturne en raison de la pandémie de coronavirus.

Tout le suivi des élections américaines

Bonjour et bienvenue dans ce live consacré au suivi des élections américaines. Le Vif vous accompagnera en journée ainsi que durant toute la nuit pour vous tenir informé. Notre envoyé spécial, Maxence Dozin, vous donnera également un ressenti de terrain en direct depuis la Floride, l'un des Etats où l'élection pourrait basculer en faveur de l'un ou l'autre candidat.