Les politiques punitives mises en oeuvre cette dernière décennie ont mené à de nombreuses violations des droits humains et à des menaces pour la santé et l'ordre public, juge l'IDPC dans son rapport intitulé "Bilan: 10 ans de politiques des drogues - un rapport parallèle de la société civile". Parallèlement, "la culture, la consommation et le trafic de drogues ont atteint des niveaux record" depuis les années '90, pointe Helen Clark, ex-Premier ministre néo-zélandaise et membre de la Commission globale sur les politiques des drogues. Ainsi, entre 2009 et 2018, la culture du pavot à opium a augmenté de 130% et celle de la coca de 34%, selon l'organisme, qui se base pour son rapport sur des données onusiennes, académiques et de la société civile.

Pour l'IDPC, les politiques mises en place contreviennent aux priorités plus larges des Nations Unies, que sont la protection des droits humains, la promotion de la paix, de la sécurité et du développement. Au moins 3.940 personnes ont ainsi été exécutées au cours de ses 10 dernières années pour des délits liés à la drogue, sans compter les 27.000 exécutions extrajudiciaires opérées depuis juin 2016 sous la présidence de Rodrigo Duterte. Dès son investiture, le chef d'État philippin avait déclaré qu'il serait "heureux de massacrer trois millions de drogués" dans son pays. Au Sri Lanka, la peine de mort a remplacé la prison à vie depuis juillet pour les trafiquants de drogue.

La criminalisation des consommateurs de drogues influence en outre la surpopulation carcérale. Dans le monde, 20% des détenus sont emprisonnés pour des délits liés à la drogue, dont 83% pour possession de drogues pour un usage personnel. En Belgique, près d'un tiers des prisonniers sont derrière les barreaux pour des motifs liés directement ou indirectement à des faits de drogues.

Enfin, les politiques exclusivement répressives ont exacerbé la violence, l'instabilité et la corruption, souligne le rapport. Au Mexique, la collusion entre les hauts fonctionnaires et les narco-trafiquants menace la sécurité et le développement, signalent les ONG. La guerre militarisée contre les cartels a pour sa part provoqué 150.000 décès et 32.000 disparitions. Le Consortium préconise dès lors d'abandonner les approches punitives au-delà de 2019. Elle recommande notamment de s'attaquer à la pauvreté pour favoriser des moyens de subsistance qui ne soient pas liés à la drogue.

Les politiques punitives mises en oeuvre cette dernière décennie ont mené à de nombreuses violations des droits humains et à des menaces pour la santé et l'ordre public, juge l'IDPC dans son rapport intitulé "Bilan: 10 ans de politiques des drogues - un rapport parallèle de la société civile". Parallèlement, "la culture, la consommation et le trafic de drogues ont atteint des niveaux record" depuis les années '90, pointe Helen Clark, ex-Premier ministre néo-zélandaise et membre de la Commission globale sur les politiques des drogues. Ainsi, entre 2009 et 2018, la culture du pavot à opium a augmenté de 130% et celle de la coca de 34%, selon l'organisme, qui se base pour son rapport sur des données onusiennes, académiques et de la société civile. Pour l'IDPC, les politiques mises en place contreviennent aux priorités plus larges des Nations Unies, que sont la protection des droits humains, la promotion de la paix, de la sécurité et du développement. Au moins 3.940 personnes ont ainsi été exécutées au cours de ses 10 dernières années pour des délits liés à la drogue, sans compter les 27.000 exécutions extrajudiciaires opérées depuis juin 2016 sous la présidence de Rodrigo Duterte. Dès son investiture, le chef d'État philippin avait déclaré qu'il serait "heureux de massacrer trois millions de drogués" dans son pays. Au Sri Lanka, la peine de mort a remplacé la prison à vie depuis juillet pour les trafiquants de drogue. La criminalisation des consommateurs de drogues influence en outre la surpopulation carcérale. Dans le monde, 20% des détenus sont emprisonnés pour des délits liés à la drogue, dont 83% pour possession de drogues pour un usage personnel. En Belgique, près d'un tiers des prisonniers sont derrière les barreaux pour des motifs liés directement ou indirectement à des faits de drogues. Enfin, les politiques exclusivement répressives ont exacerbé la violence, l'instabilité et la corruption, souligne le rapport. Au Mexique, la collusion entre les hauts fonctionnaires et les narco-trafiquants menace la sécurité et le développement, signalent les ONG. La guerre militarisée contre les cartels a pour sa part provoqué 150.000 décès et 32.000 disparitions. Le Consortium préconise dès lors d'abandonner les approches punitives au-delà de 2019. Elle recommande notamment de s'attaquer à la pauvreté pour favoriser des moyens de subsistance qui ne soient pas liés à la drogue.