"Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre volonté de coopérer avec l'Otan, sur des menaces réelles comme le terrorisme international, les conflits armés locaux et le danger de la prolifération des armes de destruction massives", a déclaré le président russe, cité par les agences de presse.

Il a néanmoins dénoncé le comportement "pas correct voire grossier" de l'Otan, qui n'a pas "tenu compte des intérêts de la Russie" alors que Moscou avait "maintes fois tenté de proposer un agenda constructif" à l'Alliance atlantique.

Le Kremlin a de nombreuses fois reproché à l'Alliance atlantique d'avoir continué à s'agrandir malgré des promesses faites selon lui avant la chute de l'URSS.

"Penser en terme de stéréotypes de bloc ne peut pas être un bon instrument pour chercher et prendre des décisions efficaces dans les conditions d'un monde moderne qui change rapidement et brusquement", a poursuivi Vladimir Poutine à Sotchi (sud), où il participait à une réunion consacrée à la Marine russe.

"Aujourd'hui, nous devons obligatoirement considérer que l'agrandissement de l'Otan, le développement de ses infrastructures militaires près des frontières russes, constitue l'une des menaces potentielles pour la sécurité de notre pays", a-t-il ajouté.

Le sommet de l'Otan a lieu mardi et mercredi à Londres dans un contexte tendu pour l'Alliance, marqué par des divergences entre ses membres sur la Syrie, la Russie et le financement de l'organisation et encore renforcé récemment par les déclarations d'Emmanuel Macron selon lesquelles l'Otan est "en mort cérébrale".