La requête du gouvernement, déjà approuvée par le président, a été soutenue par 237 députés conservateurs et nationalistes, face à 179 voix contre et 31 abstentions, dans un vote retransmis en direct par des télévisions.

La Pologne accuse la Russie et le Bélarus d'être à l'origine de la vague actuelle d'immigration clandestine à sa frontière terrestre. L'Union européenne y voit une forme de représailles aux sanctions imposées par l'UE contre le Bélarus à la suite de la répression de l'opposition par le régime de Minsk.

Le ministre polonais de l'Intérieur, Mariusz Kaminski, a recommandé de prolonger l'état d'urgence imposé il y a 30 jours tout au long de la zone frontalière polono-bélarusse, affirmant que nombre de migrants qui la franchissaient avaient des liens avec des "groupes radicaux ou criminels". Selon le ministre, 11.500 personnes "ont tenté de prendre d'assaut" cette frontière depuis le début de l'année, dont 1.500 ont été arrêtées à l'intérieur du pays. M. Kaminski a rencontré lundi à Varsovie la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Les organisations non gouvernementales polonaises mettent en garde contre une crise humanitaire à cette frontière orientale de l'UE où six personnes sont déjà mortes de froid, de faim et d'épuisement. Les ONG, ainsi que l'opposition centriste et de gauche critiquent le gouvernement d'empêcher les organisations caritatives d'aider les migrants, en interdisant l'accès dans la zone concernée à tous les non-résidents, y compris les journalistes.

Les critiques de l'action du gouvernement l'accusent de pratiquer une politique de refoulement, empêchant les migrants de présenter des demandes d'asile et les forçant à revenir au Bélarus. Des images de femmes et d'enfants renvoyés par les agents polonais à la frontière par le temps froid et pluvieux d'automne, ont été diffusés lundi par différents médias indépendants polonais.

La plupart des migrations irrégulières vers l'Union européenne passent par la Méditerranée. Le phénomène est sans précédent pour les États orientaux de l'UE comme la Lettonie, la Lituanie et la Pologne.

La requête du gouvernement, déjà approuvée par le président, a été soutenue par 237 députés conservateurs et nationalistes, face à 179 voix contre et 31 abstentions, dans un vote retransmis en direct par des télévisions.La Pologne accuse la Russie et le Bélarus d'être à l'origine de la vague actuelle d'immigration clandestine à sa frontière terrestre. L'Union européenne y voit une forme de représailles aux sanctions imposées par l'UE contre le Bélarus à la suite de la répression de l'opposition par le régime de Minsk. Le ministre polonais de l'Intérieur, Mariusz Kaminski, a recommandé de prolonger l'état d'urgence imposé il y a 30 jours tout au long de la zone frontalière polono-bélarusse, affirmant que nombre de migrants qui la franchissaient avaient des liens avec des "groupes radicaux ou criminels". Selon le ministre, 11.500 personnes "ont tenté de prendre d'assaut" cette frontière depuis le début de l'année, dont 1.500 ont été arrêtées à l'intérieur du pays. M. Kaminski a rencontré lundi à Varsovie la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson. Les organisations non gouvernementales polonaises mettent en garde contre une crise humanitaire à cette frontière orientale de l'UE où six personnes sont déjà mortes de froid, de faim et d'épuisement. Les ONG, ainsi que l'opposition centriste et de gauche critiquent le gouvernement d'empêcher les organisations caritatives d'aider les migrants, en interdisant l'accès dans la zone concernée à tous les non-résidents, y compris les journalistes. Les critiques de l'action du gouvernement l'accusent de pratiquer une politique de refoulement, empêchant les migrants de présenter des demandes d'asile et les forçant à revenir au Bélarus. Des images de femmes et d'enfants renvoyés par les agents polonais à la frontière par le temps froid et pluvieux d'automne, ont été diffusés lundi par différents médias indépendants polonais. La plupart des migrations irrégulières vers l'Union européenne passent par la Méditerranée. Le phénomène est sans précédent pour les États orientaux de l'UE comme la Lettonie, la Lituanie et la Pologne.