Au cours des dernières 24 heures, quelque 200 migrants sont ainsi entrés depuis le Bélarus en Lettonie, pays d'1,9 million d'habitants membre de l'Union européenne et de l'Otan. La Pologne, qui partage également une frontière avec le Bélarus, a aussi signalé le passage de 349 migrants depuis vendredi.

"Le régime d'urgence signifie que la frontière entre la Lettonie et le Bélarus sera pratiquement fermée à tout le monde", a déclaré le Premier ministre letton Krisjanis Karins. Il permettra au personnel letton d'utiliser la force physique si nécessaire pour renvoyer les migrants au Bélarus et les agents ne seraient pas obligés d'accepter les demandes d'asile. Les patrouilles des gardes-frontières lettons ont déjà été renforcées par des soldats, des policiers et des fonctionnaires de l'agence européenne Frontex.

La plupart des migrants arrivés en Lettonie sont des ressortissants irakiens. Selon les autorités européennes, le président contesté du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a orchestré de nouvelles arrivées de migrants en représailles aux sanctions contre son régime. La Lituanie, qui a offert un fort soutien et un refuge à l'opposition bélarusse, a lancé la semaine dernière une politique de refoulement des migrants après que plus de 4.000 migrants sont entrés dans ce pays en provenance du Bélarus depuis le début de l'année.

Alexandre Loukachenko a ouvertement menacé de mener aux portes européennes des migrants issus de pays déchirés par la guerre, comme la Syrie, l'Afghanistan ou l'Irak. L'Union européenne a déclaré mardi qu'il y avait eu une "diminution significative" des passages de migrants après que l'Irak a suspendu ses vols vers le Bélarus à la suite des demandes de l'UE et de la Lituanie. Elle envisage de durcir les sanctions à l'encontre du président bélarusse en réponse à l'instrumentalisation des personnes migrantes à des fins politiques.

À l'issue du scrutin du 9 août 2020, Alexandre Loukachenko avait été proclamé vainqueur avec plus de 80% des voix, malgré une mobilisation inattendue de nombre de Bélarusses autour d'une candidate surprise, Svetlana Tikhanovskaïa, qui avait remplacé au pied levé son mari incarcéré, puis réuni tous les courants de l'opposition derrière elle, le pouvoir ayant exclu tous les autres rivaux du président bélarusse.

Au cours des dernières 24 heures, quelque 200 migrants sont ainsi entrés depuis le Bélarus en Lettonie, pays d'1,9 million d'habitants membre de l'Union européenne et de l'Otan. La Pologne, qui partage également une frontière avec le Bélarus, a aussi signalé le passage de 349 migrants depuis vendredi."Le régime d'urgence signifie que la frontière entre la Lettonie et le Bélarus sera pratiquement fermée à tout le monde", a déclaré le Premier ministre letton Krisjanis Karins. Il permettra au personnel letton d'utiliser la force physique si nécessaire pour renvoyer les migrants au Bélarus et les agents ne seraient pas obligés d'accepter les demandes d'asile. Les patrouilles des gardes-frontières lettons ont déjà été renforcées par des soldats, des policiers et des fonctionnaires de l'agence européenne Frontex.La plupart des migrants arrivés en Lettonie sont des ressortissants irakiens. Selon les autorités européennes, le président contesté du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a orchestré de nouvelles arrivées de migrants en représailles aux sanctions contre son régime. La Lituanie, qui a offert un fort soutien et un refuge à l'opposition bélarusse, a lancé la semaine dernière une politique de refoulement des migrants après que plus de 4.000 migrants sont entrés dans ce pays en provenance du Bélarus depuis le début de l'année.Alexandre Loukachenko a ouvertement menacé de mener aux portes européennes des migrants issus de pays déchirés par la guerre, comme la Syrie, l'Afghanistan ou l'Irak. L'Union européenne a déclaré mardi qu'il y avait eu une "diminution significative" des passages de migrants après que l'Irak a suspendu ses vols vers le Bélarus à la suite des demandes de l'UE et de la Lituanie. Elle envisage de durcir les sanctions à l'encontre du président bélarusse en réponse à l'instrumentalisation des personnes migrantes à des fins politiques.À l'issue du scrutin du 9 août 2020, Alexandre Loukachenko avait été proclamé vainqueur avec plus de 80% des voix, malgré une mobilisation inattendue de nombre de Bélarusses autour d'une candidate surprise, Svetlana Tikhanovskaïa, qui avait remplacé au pied levé son mari incarcéré, puis réuni tous les courants de l'opposition derrière elle, le pouvoir ayant exclu tous les autres rivaux du président bélarusse.