"C'est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur", a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l'ordonnance de cet examen.

L'ordonnance est datée du 11 septembre et émane de la juge qui instruit l'enquête dans laquelle Mme Le Pen est inculpée pour "diffusion d'images violentes". Elle demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen "dans les délais les plus brefs".

"Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la +justice+ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu'où vont-ils aller?!", a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.

"Dans les régimes totalitaires c'est une des méthodes qui est utilisée contre les opposants. Les faire passer pour des fous", a-t-elle dénoncé.

Une des figures les plus fameuse de la droite populiste européenne, le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, a exprimé son soutien à Mme Le Pen: "Une juge d'instruction ordonne un examen psychiatrique de Marine Le Pen. Je n'ai pas de mots! Solidaire avec elle et avec les Français qui aiment la liberté!"

Depuis les États-Unis, Steve Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s'est indigné dans un communiqué contre "la psychiatrisation de l'opposition politique", selon lui "une tactique habituelle en URSS, reflétant davantage la folie du régime que celle de sa cible".

Cet examen vise, notamment, à vérifier "si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions" et si "l'infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l'intéressée".

La procédure pénale impose, pour l'infraction pour laquelle Mme Le Pen est inculpée, une expertise médicale, selon le parquet de Nanterre, près de Paris, où est instruite l'enquête.

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, la députée a affirmé qu'elle ne se rendrait pas à cette expertise. Elle a le droit de la refuser, ce qui sera constaté dans la procédure.