"La guerre est terminée (...le chef des talibans) a pardonné tout le monde", a déclaré le porte-parole Zabihullah Mujahid. "Nous nous engageons à laisser les femmes travailler dans le respect des principes de l'islam".

Peu avant cette conférence de presse, le numéro 2 des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, est arrivé en avion à Kandahar, dans le sud du pays, en provenance de Doha.

M. Mujahid a déclaré que les talibans allaient bientôt former un gouvernement, mais il a donné peu de détails sur sa composition, se contentant de dire qu'ils allaient "établir des liens avec toutes les parties".

"Tous ceux qui sont dans le camp opposé sont pardonnés de A à Z", a-t-il assuré. "Nous ne chercherons pas à nous venger".

Interrogé sur la différence entre le mouvement qui a été chassé du pouvoir par l'intervention américaine il y a vingt ans et les talibans d'aujourd'hui, il a répondu : "Si la question est basée sur l'idéologie, et les croyances, il n'y a pas de différence... mais si c'est en fonction de l'expérience, de la maturité et de la perspicacité, sans aucun doute, il y a de nombreuses différences."

"Les étapes d'aujourd'hui seront positivement différentes des étapes passées", a-t-il assuré.

Voile obligatoire mais pas la burqa

Le port de la burqa, un voile intégral, ne sera pas obligatoire pour les femmes car "'il existe différents types de voile", a-t-il également annoncé.

Lorsque les talibans dirigeaient ce pays, entre 1996 et 2001, les écoles de filles étaient fermées, les femmes ne pouvaient ni voyager ni travailler, et étaient obligées de porter en public une burqa, un voile qui recouvre tout le corps et le visage, avec une grille en tissu au niveau des yeux.

"La burqa n'est pas le seul hijab (voile) qui peut être porté, il existe différents types de hijab qui ne se limitent pas à la burqa", a déclaré Suhail Shaheen, porte-parole du bureau politique du groupe à Doha, à la chaîne britannique Sky News.

Shaheen n'a pas précisé quels sont les autres types de hijab qui seraient jugés acceptables par les talibans.

Avec le retour au pouvoir des talibans, qui ont appliqué une version ultra-rigoriste de la loi islamique, de nombreux pays et organisations de défense des droits humains se sont dits préoccupés du sort des filles et femmes en Afghanistan.

"Elles peuvent recevoir une éducation du primaire à l'université. Nous avons annoncé cette politique lors de conférences internationales, à la conférence de Moscou et ici à la conférence de Doha (sur l'Afghanistan)", a expliqué M. Shaheen.

Des milliers d'écoles dans les zones contrôlées par les talibans sont toujours ouvertes, a-t-il précisé.

La semaine dernière, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a jugé "particulièrement horrifiant et déchirant de voir que les droits durement acquis par les filles et les femmes afghanes sont en train de leur être enlevés", dans les zones sous contrôle taliban.

Sous le précédent règne de ce mouvement radical, les femmes ne pouvaient quitter leur domicile qu'accompagnées d'un "mahram", un chaperon masculin de leur famille.

Les flagellations et les exécutions, y compris les lapidations pour adultère, étaient pratiquées sur les places des villes et dans les stades.

Les talibans ont également assuré mardi que la guerre était terminée en Afghanistan et que tous leurs adversaires seraient pardonnés, lors de leur première conférence de presse après avoir pris le pouvoir à Kaboul. "La guerre est terminée (...le leader des talibans) a pardonné tout le monde", a déclaré le porte-parole Zabihullah Mujahid. "Nous nous engageons à laisser les femmes travailler dans le respect des principes de l'islam", a-t-il notamment ajouté.

Les talibans "prêts à protéger" l'accès à l'aéroport des civils évacués par les Américains

Les talibans sont "prêts à protéger" l'accès à l'aéroport de Kaboul pour les civils évacués par les Américains, a assuré mardi le conseiller du président Joe Biden à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

Washington négocie avec les talibans le "calendrier" des évacuations américaines, a-t-il aussi indiqué lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

"La guerre est terminée (...le chef des talibans) a pardonné tout le monde", a déclaré le porte-parole Zabihullah Mujahid. "Nous nous engageons à laisser les femmes travailler dans le respect des principes de l'islam".Peu avant cette conférence de presse, le numéro 2 des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, est arrivé en avion à Kandahar, dans le sud du pays, en provenance de Doha. M. Mujahid a déclaré que les talibans allaient bientôt former un gouvernement, mais il a donné peu de détails sur sa composition, se contentant de dire qu'ils allaient "établir des liens avec toutes les parties"."Tous ceux qui sont dans le camp opposé sont pardonnés de A à Z", a-t-il assuré. "Nous ne chercherons pas à nous venger".Interrogé sur la différence entre le mouvement qui a été chassé du pouvoir par l'intervention américaine il y a vingt ans et les talibans d'aujourd'hui, il a répondu : "Si la question est basée sur l'idéologie, et les croyances, il n'y a pas de différence... mais si c'est en fonction de l'expérience, de la maturité et de la perspicacité, sans aucun doute, il y a de nombreuses différences.""Les étapes d'aujourd'hui seront positivement différentes des étapes passées", a-t-il assuré.Voile obligatoire mais pas la burqaLe port de la burqa, un voile intégral, ne sera pas obligatoire pour les femmes car "'il existe différents types de voile", a-t-il également annoncé.Lorsque les talibans dirigeaient ce pays, entre 1996 et 2001, les écoles de filles étaient fermées, les femmes ne pouvaient ni voyager ni travailler, et étaient obligées de porter en public une burqa, un voile qui recouvre tout le corps et le visage, avec une grille en tissu au niveau des yeux. "La burqa n'est pas le seul hijab (voile) qui peut être porté, il existe différents types de hijab qui ne se limitent pas à la burqa", a déclaré Suhail Shaheen, porte-parole du bureau politique du groupe à Doha, à la chaîne britannique Sky News.Shaheen n'a pas précisé quels sont les autres types de hijab qui seraient jugés acceptables par les talibans.Avec le retour au pouvoir des talibans, qui ont appliqué une version ultra-rigoriste de la loi islamique, de nombreux pays et organisations de défense des droits humains se sont dits préoccupés du sort des filles et femmes en Afghanistan."Elles peuvent recevoir une éducation du primaire à l'université. Nous avons annoncé cette politique lors de conférences internationales, à la conférence de Moscou et ici à la conférence de Doha (sur l'Afghanistan)", a expliqué M. Shaheen.Des milliers d'écoles dans les zones contrôlées par les talibans sont toujours ouvertes, a-t-il précisé. La semaine dernière, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a jugé "particulièrement horrifiant et déchirant de voir que les droits durement acquis par les filles et les femmes afghanes sont en train de leur être enlevés", dans les zones sous contrôle taliban.Sous le précédent règne de ce mouvement radical, les femmes ne pouvaient quitter leur domicile qu'accompagnées d'un "mahram", un chaperon masculin de leur famille.Les flagellations et les exécutions, y compris les lapidations pour adultère, étaient pratiquées sur les places des villes et dans les stades. Les talibans ont également assuré mardi que la guerre était terminée en Afghanistan et que tous leurs adversaires seraient pardonnés, lors de leur première conférence de presse après avoir pris le pouvoir à Kaboul. "La guerre est terminée (...le leader des talibans) a pardonné tout le monde", a déclaré le porte-parole Zabihullah Mujahid. "Nous nous engageons à laisser les femmes travailler dans le respect des principes de l'islam", a-t-il notamment ajouté.